Tous les infos du Mercredi 31 Janvier 2018

LA VIE REPREND TIMIDEMENT SON COURS A BOZOUM ET SES ENVIRONS MAIS LES ACTIVITES SCOLAIRE ET AGRICOLE TARDENT A SE CONCRETISER

Depuis la fin décembre 2017 jusqu’à la mi-janvier 2018, les environs immédiats de la ville de Bozoum étaient secoués par des affrontements opposant les combattants rebelles de la coalition Séléka dirigés par Mahamat Bahr du MNLC aux Anti-Balaka de la Révolution-Justice (R-J). Beaucoup de choses se sont passées au cours de ces affrontements intergroupes armés. Nous n’avons pas besoin d’y revenir puisque les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest sont bel et bien au courant de ce qui s’est passé.

Dans un premier temps, les gendarmes et les policiers ont été déployés dans la ville de Bozoum pour sécuriser et protéger les déplacés qui affluaient de toutes parts vers cette localité. Ensuite, une cinquantaine d’éléments des Forces Armées Centrafricaines en provenance de Bangui avaient eux aussi rejoints les Casques Bleus de la Minusca présents à Bozoum. Nous ne savons pas exactement la mission qui leur est confiée. Mais à l’heure actuelle, ils seraient aux côtés des soldats onusiens pour traquer ces fauteurs de troubles, pour ne pas dire les bouter hors du territoire national.

Après l’opération militaire conjointe menée par la Minusca et les FACA dans les parages de Bozoum, la vie tente de reprendre son cours dans cette ville. Les déplacés et les autochtones de ladite localité se sentent aujourd’hui en sécurité. Les activités commerciales ont démarré. L’administration publique a ouvert ses portes. Les gens vaquent normalement à leurs occupations quotidiennes dans la ville.

Malheureusement, les activités scolaire et agricole ne sont pas encore opérationnelles. S’agissant de la reprise des activités pédagogiques, celle-ci risque de prendre un peu de temps car bon nombre d’enseignants ont déjà regagné Bangui lors des affrontements de ces derniers temps. Et tant que la sécurité ne sera pas revenue totalement dans les environs de Bozoum et que les salles des classes occupées par les déplacés ne seront pas libérées, il leur serait difficile de reprendre leurs activités pédagogiques. En ce qui concerne les activités champêtres, les populations rurales réclament plus de garantie sécuritaire. D’autres sont même prêtes à regagner leurs domiciles respectifs pour vaquer à leurs occupations de tous les jours mais à la seule condition que la sécurité soit totalement rétablie et dans un grand périmètre.

Nous osons espérer que le gouvernement a pris à bras le corps les doléances, les préoccupations des habitants de Bozoum. Dans les jours à venir, des dispositions sécuritaires maximum seront prises pour que ces déplacés regagnent leurs villages en toute quiétude. Mais le gouvernement ne doit pas s’arrêter seulement à la ville de Bozoum. Les efforts gouvernementaux doivent s’étendre à d’autres villes de la RCA encore sous les bottes des groupes armés. Les Centrafricains d’une manière générale ont besoin de la sécurité pour que leurs enfants aillent à l’école.

C’est dans ce contexte que nous demandons au gouvernement et à la Minusca de tout mettre en œuvre pour que la paix et la sécurité reviennent sur toute l’étendue du territoire national pour permettre aux et aux autres de circuler librement et de vaquer en toute quiétude et liberté à leurs travaux journaliers. Nous soutenons les actions du gouvernement et de la Minusca à Bozoum. « Qu’en sera-t-il des autres villes de la RCA ? », s’interrogent les Centrafricains encore sous la prédominance ou l’hégémonie des groupes armés.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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