VANDALISME, ESCROCQUERIE, BRAQUAGES, VIOLS, ...

Jeudi 23.03.2017 : 10H28

VANDALISME, ESCROCQUERIE, BRAQUAGES, VIOLS, JUSTICE POPULAIRE : JEUX PREFERES DES JEUNES

 

Quand la jeunesse centrafricaine prendra-t-elle conscience de son avenir ? Sous d’autres cieux, ce sont les jeunes qui développent leur pays, qui innovent, qui créent des entreprises, bref, qui font tout pour hisser leur nation au top niveau. En République centrafricaine, c’est un autre son de cloche. Les jeunes, toute catégorie confondue, sont experts en vandalisme, escroquerie, braquage, viol, justice populaire, et nous en passons.

Vandalisme

D’après le dictionnaire de français, Le Robert, le vandalisme, est une destruction ou détérioration des œuvres d’art, des équipements publics. Détruire, détruire, c’est ce que les jeunes centrafricains préfèrent. Depuis la chute du feu empereur Bokassa 1er jusqu’à ce jour, la jeunesse s’est lancée dans cette pratique qui n’honore personne. Regardez les bâtiments administratifs, ils ont été tous vandalisés par les jeunes. Même les bâtiments scolaires et sanitaires ne sont pas épargnés. Pour les entreprises privées et les sociétés d’Etat et paraétatiques, n’en parlons pas. Chaque fois qu’un évènement malheureux survient en RCA, ce sont les équipements de ces sociétés et entreprises qui sont visités par ces seigneurs (jeunes) de vandalisme.

Aujourd’hui encore, après cette accalmie, les équipements de l’ENERCA, de la SODECA, de la SOCATEL, ne cessent d’être vandalisés par ces jeunes. Ce qui survient automatiquement après ces actes barbares, c’est le chômage. Posez-nous la question suivante : qui paient le plus lourd tribut de ces actes irréfléchis ? Ce sont les jeunes eux-mêmes. Et ils sont les premiers à se lamenter quand la misère, la pauvreté absolue, le chômage endémique s’emparent d’eux. A qui la faute ?

Escroquerie

Le mot escroquerie vient du verbe escroquer. Et escroquer signifie obtenir quelque chose de quelqu’un en le trompant. Cette pratique est devenue monnaie courante au sein de la jeunesse centrafricaine. Les vieux papas, les vieilles mamans sont dépouillés de leurs biens par ces jeunes. Certains jeunes se font appeler aujourd’hui des « Kitanders ». Ceux-là sont très dangereux. En leur sein, on y trouve des faux abbés, des faux magistrats. Ils sont capables d’escroquer quelqu’un ou quelqu’une en lui emportant de grosses sommes d’argent. Ce ne sont pas les banguissoises et banguissois qui nous démentiront.

Au quartier Gobongo, un jeune appartenant à un groupe des « kitanders », a trahi sa mère et ses acolytes sont entrés en possession de l’argent que cette dernière avait perçu après la mort de son mari. Est-ce normal ? Un enfant peut-il agir ainsi à l’égard de sa pauvre maman ? C’est bien possible et c’est ce qui est arrivé. Les jeunes d’aujourd’hui qui sont avides de l’argent le font à leurs parents. Partout ailleurs, l’escroquerie bat son plein. Et ce sont les jeunes qui sont pleins dedans. C’est vraiment dommage.

Nous demandons aux Centrafricains d’être vigilants et de faire très attention aux appels téléphoniques qu’ils reçoivent. Ce sont les moyens utilisés fréquemment par ces jeunes pour escroquer leurs victimes.

Braquage

Aujourd’hui, les armes de tout calibre circulent dans la ville de Bangui et dans nos villes de province. Les jeunes centrafricains qui sont en possession de ces armes à feu, les utilisent à d’autres fins : le braquage. De nuit comme de jour, les paisibles citoyens sont braqués. Et les objets visés sont pour la plupart du temps des motos. Des jeunes braquent d’autres jeunes et emportent leurs motos et de l’argent. Parfois les propriétaires des motos sont abattus. Ce phénomène avait pris une ampleur inquiétante au Km5, dernière enclave musulmane de la capitale Bangui. Dans d’autres quartiers de Bangui et dans l’arrière pays, le braquage des motos a connu une montée fulgurante. Et les pratiquants de cet acte barbare, indigne, ne sont autres que les jeunes. Quelle bavure.

Viol

Le viol est un acte par lequel une personne en force une autre à avoir des relations sexuelles avec elle, par violence. Pour votre gouverne, le viol est considéré comme un crime. Ces derniers temps, profitant de la crise qui perdure et de l’inefficacité de la justice centrafricaine, les jeunes se sont donnés cœur joie à cette pratique. Deux (2), trois (3), quatre (4), voire cinq (5) jeunes garçons, peuvent abuser sexuellement d’une jeune fille sans s’inquiéter. Au jour d’aujourd’hui, le viol continue d’être pratiqué sur bon nombre de jeunes filles et des adolescentes. Ces jeunes qui se sont lancés dans cette pratique déambulent dans les rues de Bangui, pendant que les victimes souffrent atrocement dans leur chair et leur âme. D’autres filles sont doigtées ou même stigmatisées. C’est dommage et c’est grave pour ces jeunes.

Justice populaire

Quand à la justice populaire, n’en parlons pas. Elle est pratiquée sur toute l’étendue du territoire national. Ceux qui paient le pot cassé, ce sont les personnes du 3ème âge. Ces vieillards (hommes et femmes) sont considérés par les jeunes comme des sorciers et sorcières. A la moindre incartade, les jeunes s’abattent sur eux comme des abeilles. Certains sont tabassés jusqu’à ce que mort s’en suive. D’autres sont enterrés vivants sans aucune forme de procès.

Les préfectures où la justice populaire est très pratiquée, sont la Lobaye, l’Ombella-M’Poko, la Nana-Mambéré… Il ne se passe pas un jour sans qu’un cas de justice populaire ne soit signalé. Et ce, au vu et au su de tout le monde.

Alors, les jeunes centrafricains ont-ils perdu leur latin ? La crise enclenchée par la Séléka a-t-il fait tomber sur la tête des jeunes des démons qui les poussent à faire n’importe quoi ?

De grâce, nous exhortons les jeunes centrafricains à tourner le dos à ces pratiques honteuses qui ne les honorent ou ne les grandissent pas. La RCA a une superficie de 623.000 Km2. Son  sol est riche en toutes cultures. Nous avons beaucoup d’opportunités mais nous ne savons pas les exploiter. C’est pourquoi, nous demandons aux jeunes de s’orienter dans l’agriculture, l’artisanat, les petits commerces, la pêche, les cultures maraîchères pour espérer un jour être au même diapason que les autres. Le vandalisme, l’escroquerie, le viol, le braquage, la justice populaire sont des actes punis par la loi. S’ils veulent vraiment avoir un avenir radieux, qu’ils renoncent à ces pratiques. La RCA a besoin de ces jeunes pour se développer.

A bon entendeur, salut !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

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