UNE JEUNE DAME, DEPOUILLEE DE SES 50.000F CFA ET SON TELEPHONE

Mardi 27/12/2016 : 11H16

LES ENFANTS DE LA RUE, UN REEL DANGER : UNE JEUNE DAME, DEPOUILLEE DE SES 50.000F CFA ET SON TELEPHONE PORTABLE, CE DIMANCHE 25 DECEMBRE 2016

 

Les enfants de la rue envahissent le centre-ville de Bangui et développent au quotidien des actes barbares de tout genre : vol, consommation des chanvres indiens, des « tramadoles » et autres produits nocifs. Il ne se passe pas un seul jour sans que le Centrafricain lambda qui part faire ses achats, tombe dans le piège de ces fauteurs de troubles, implantés en plein centre-ville de Bangui. C’est le cas d’une dame, âgée d’une trentaine d’années, victime d’un cas de vol de la part des enfants de la rue, ce dimanche 25 décembre 2016 aux environs de 16 heures.

En effet, la jeune dame habitant le quartier Ouango était venue acheter de médicaments à la pharmacie Sambo pour son mari qui était gravement malade. Arrivée au centre-ville et précisément au niveau de la Banque BSIC où le mouvement des passants était dense, quatre (4) enfants de la rue étaient venus la bousculer. Dans ce petit geste, ils ont réussi à arracher la somme de cinquante (50.000) F CFA plus le téléphone portable dans le sac à main de cette jeune dame. Ce n’est que lorsqu’elle se trouvait dans la pharmacie pour se procurer des médicaments qu’elle s’est finalement rendue compte qu’elle est victime de vol. Le temps pour elle de revenir sur le lieu du forfait, les malfrats se sont déjà fondus dans la nature. La jeune dame pleurait à chaude larme du fait que c’est tout ce qui leur reste comme argent de nourriture. C’est la véritable traite négrière, une exploitation de l’homme par l’homme que les enfants de la rue développent incessamment au centre-ville de Bangui. Et ce, en présence des autorités en charge de l’administration du territoire et de la sécurité publique ainsi que de la municipalité de la ville de Bangui. Incroyable, mais pourtant bien vrai.

De tous les temps, nous nous sommes posé la question de savoir si le ministre de la Sécurité Publique de l’Administration du Territoire et le maire de la ville de Bangui sont-ils au courant des actes que ces enfants de la rue posent au quotidien sur les paisibles citoyens centrafricains ? Si oui, quelles ont été les dispositions prises ? Pourtant, la Rédaction de Centrafric Matin ne cesse d’interpeller le ministre de la Sécurité publique et le maire de la ville de Bangui sur ce sujet. Mais nous nous rendons finalement compte que rien ne semble les émouvoir. De tels actes nécessitent des mesures fortes et rigoureuses pour réduire la délinquance juvénile.

A ce titre, il faut la présence des Forces de Défense et de Sécurité et notamment la police et la gendarmerie qui doivent constamment patrouiller au Centre-ville le jour comme  la nuit. Et si de tels actes se produisent, ils doivent être prêts à intervenir pour traquer, arrêter les auteurs et les mettre à la disposition de la justice. Car, « Aux grands maux, les plus grands remèdes », dit-on. Un voleur est un hors la loi. Il est toujours prêt à agir comme bon lui semble. C’est pourquoi, il est nécessaire qu’on puisse trouver des solutions fortes vis-à-vis des actes qu’ils posent, causant la désolation au sein de la population civile. L’Office Centrafricain de Répression du Banditisme (OCRB) a-t-elle démissionné de ses fonctions ? Comment expliquer l’attitude de l’OCRB vis-à-vis du grand banditisme qui se développe dans la capitale centrafricaine ? Nous continuons de regretter l’ex directeur de l’OCRB, Mazangué. A son époque, les cas des braquages à main armée, des vols étaient réduits grâce à l’intervention musclée des éléments de l’OCRB. A un moment donné, Bangui la capitale était dans la paix et la sécurité. La population banguisoise pouvait se promener même jusqu’aux environs de 24 heures sans être agressée.

Certes, l’Etat n’a pas encore ses moyens de politique et particulièrement son armée nationale pour intervenir en temps réel. Mais avec le peu que nous avons, c'est-à-dire les éléments de la police et de la gendarmerie, il faut une lutte  acharnée contre les mauvaises pratiques, les vielles habitudes qui ont plongé le pays au fin fond de l’abîme. C’est aussi le sens de la rupture prônée par les nouvelles autorités du pays. La crise qui a frappé la RCA n’a épargné personne, des biens des particuliers ont été pillés, saccagés. Les conséquences demeurent la souffrance, la misère, la pauvreté et les maladies que la population continue de subir tous les jours. Or aujourd’hui, tout le monde cherche à se rattraper pour atteindre au moins le minimum d’une vie descente. Mais les actes que posent les enfants de la rue risquent un jour de mettre à rudes épreuves tous les efforts consentis dans le sens de la sécurité, de la paix et du développement. Des garçons bien valides qui se laissent emporter par l’oisiveté et préfèrent dépouiller, voler, braquer, constituent un facteur de sous développement pour le pays. Il faut chercher à les intégrer dans les Travaux à Haute Intensité de Main d’Œuvre (THIMO) pour réduire le chômage, la délinquance et la criminalité.

Bénistant MBALLA

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