UNE FETE DE NOEL CELEBREE SANS DETONATIONS D’ARMES

Mardi 27 Déc 2017 : 10H39

UNE FETE DE NOEL CELEBREE SANS DETONATIONS D’ARMES : QU’EN SERA-T-IL DU NOUVEL AN 2017 ?

Enfin, les enfants centrafricains, du moins ceux de la capitale Bangui et de quelques préfectures du pays, ont célébré dans l’allégresse et l’enthousiasme, la fête de la nativité de Jésus-Christ, le Fils de l’Homme. C’était une grande joie pour les enfants et leurs parents après trois (3) ans de crise et de détonations d’armes de tout calibre qui raisonnaient la veille et le jour de Noël. Dans toutes les églises de Bangui, les  messes ou les célébrations eucharistiques qui se font à minuit, ont repris. Parents  et enfants se sont déplacés massivement dans les églises pour commémorer la venue du Christ.

Dans la journée du dimanche 25 décembre 2016, nous avons assisté à des scènes de joie, du jamais vu en Centrafrique. Les bars dancing, les buvettes étaient pleins à craquer. Vêtus des vêtements neufs, flamboyants et avec leurs jouets en main, les enfants accompagnés de leur père et mère, ont envahi ces lieux qui étaient pourtant réservés aux adultes. Les jus de fruit étaient à perte de vue sur les tables qui se trouvaient dans ces bars et buvettes. Certains parents ont préféré prendre de la bière pour accompagner leurs enfants dans cette fête de Noël, considérée comme la fête des enfants.

Sur les pistes, on ne voyait que des enfants qui dansaient au rythme des chants de Noël émis depuis la discothèque du bar ou de la buvette. D’autres parents qui ne sont pas sortis à temps avec leurs enfants, n’ont pu trouver de place, ni de jus pour leur offrir. L’unique société Castel qui produit du jus de fruits et de la bière en Centrafrique, n’avait-elle pas pris la peine d’en fabriquer plus ? Nous osons espérer que très prochainement, elle produira davantage du jus pour satisfaire les besoins des enfants. Il convient tout de même de signaler que la fête de Noël 2016 s’est déroulée sans incident.

Si la fête de Noël a drainé tant de monde dans les bars et les buvettes, qu’en sera-t-il de la fête du nouvel an 2017 ? A notre humble connaissance, ce sera une grande réjouissance populaire que les Centrafricains n’y ont  jamais vécu depuis que l’Oubangui-Chari est devenu République centrafricaine. Et pour que cette fête de nouvel an soit effective, se déroule comme l’ont souhaitée les Centrafricains, il faut que les armes se taisent. Car, depuis plusieurs années, les coups de feu sont entendus dans toute la ville de Bangui et ses environs. Des blessés par balle, ne se comptent plus. On enregistrait même des pertes en vies humaines. Tous ces désordres doivent disparaître à jamais et laisser la place au peuple centrafricain de manifester leur joie dans l’unité et la dignité. La balle est désormais dans le camp des groupes armés. Nous avons toujours dit et redit qu’il y a un temps pour faire la guerre et un autre pour la paix. Le temps de la paix est arrivé.

Comme pour la fête de Noël, nous espérons que pour celle du nouvel an 2017, il n’y aura, ni détonations d’armes lourdes et légères, ni exactions sur les populations civiles. Le peuple centrafricain a trop souffert. Aux groupes armés, nous leur demandons de laisser une chance aux Centrafricains afin qu’ils célèbrent les fêtes de fin d’année dans l’allégresse, l’enthousiasme et la réjouissance populaire. Pardonnons-nous les uns les autres. Oublions le mal que les autres nous ont fait. Tournons le dos à la haine, aux rancœurs, aux vengeances et enterrons définitivement la hache de guerre car la violence ne résout jamais un différend.

Bonne fête de fin d’année à tous les Centrafricains, d’où ils se trouvent ! Bonne année ! Bonne année ! Bonne année 2017 !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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