UN MYTHE : AVOIR UNE VOITURE

Vendredi 29 Déc. 2017 : 10H06

L’Editorial de Julien BELA

UN MYTHE : AVOIR UNE VOITURE

 

Le fait de marcher à pied est-il un crime ? Qui rentre dans sa chambre, dans sa douche, dans son salon avec une voiture ? Personne. Pour un journaliste, il est conseillé de marcher à pied, c’est un atout, soit en taxis, c’est utile.

Depuis un certain temps, tout le monde se préoccupe du sort de Julien BELA. Il n’a pas de voiture. Il marche à pied. Les pieds sont faits comme moyens de déplacement. Est-ce qu’il y a en Centrafrique une entreprise qui distribue gracieusement des voitures ? Nous pensons que non. Cela s’achète. Dans la vie, les hommes responsables vivent sur des principes, des valeurs, des vertus. Il y a des gens plus importants que BELA qui marchent à pied. Ils vont au travail et reviennent à la maison. Ils ne perdent rien. Ils sont toujours eux-mêmes. S’il y a des gens qui font de la possession d’une voiture une obsession, ce n’est pas le cas pour tout le monde.

En payant les impôts, BELA contribue à l’achat des véhicules que l’Etat affecte à certaines personnalités du pays. Ce n’est pas un véhicule personnel. Pourquoi en vouloir à BELA parce qu’il n’a pas de voiture ? BELA est un journaliste haut de gamme avec une formation pastorale. Il est sobre. Il ne peut pas voler l’argent pour s’acheter une voiture. Il ne peut s’inscrire dans une chapelle de culte de personnalité pour avoir des avantages. Il ne vend pas son âme au diable pour de l’argent ou des biens. BELA est libre, indépendant, émetteur-récepteur, jaloux de sa personnalité. Il préfère son indépendance, sa liberté de conscience, que de vendre son âme au diable pour une voiture, une moto ou de l’argent. C’est une question de principe, même si la presse ne fait pas encore vivre les journalistes. S’il faut s’intéresser aux origines des voitures que certaines personnes possèdent, il y a de quoi tomber en syncopes. Les gens sont endettés jusqu’au cou. Certains sont des acrobates hors hiérarchie, allant en sautant d’un arbre à un autre pour absolument maintenir leur niveau de vie et la voiture, hypothéquant leur personnalité. D’autres jouent les « grands chambellans » de X et Y pour être visibles et avoir une voiture. D’autres rendent un culte, ne parlant, ne respirant et ne jurant que par telle ou telle personnalité. BELA ne fera jamais cela pour avoir une voiture ou de l’argent.

Le journaliste BELA se contente de ce qu’il a, malheureusement, il ne peut se procurer une voiture, ni une moto. Le journal Centrafric Matin n’a pas encore de siège propre. Faut-il avoir la préférence pour une voiture ? Les entreprises ont été détruites, il n’y a pas de voiture, mais le nom BELA vaut de l’or dans la sphère nationale et internationale, c’est pourquoi il a parcouru le monde entier. Grâce aux missions d’Etat, beaucoup ont mis pied dans un avion. Alors, de grâce, sans voiture, BELA ne s’en plaint pas.

Julien BELA

 

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