UN CONDUCTEUR DE TAXI-MOTO FROIDEMENT ABATTU

Jeudi 07 Déc. 2017 : 09H34

QUARTIER GALABADJIA : UN CONDUCTEUR DE TAXI-MOTO FROIDEMENT ABATTU PAR 02 BRAQUEURS

Quand cesserons-nous de parler des braquages des conducteurs de taxis-motos ? Chaque jour qui passe amène son lot de malheurs. Si les conducteurs de ces engins à deux (2) roues ne sont pas poignardés, ils sont abattus au bout des kalachnikovs. Et cette scène horrible, odieuse, inhumaine, bestiale, se reproduit de jour comme de nuit. Ô jeunes centrafricains, quels démons vous hantent pour mettre un terme à la vie de vos compatriotes à cause d’une moto ? N’est-ce pas inhumain d’agir de la sorte ? Quelle richesse tirez-vous dans ces actes barbares, indignes, d’autant plus qu’il est dit, « un bien mal acquis ne profite jamais » ?

En effet, dans la nuit du mardi 05 décembre 2017 aux environs de 20 heures, au quartier Galabadjia, un conducteur de taxi-moto a été froidement abattu par deux (2) braqueurs et sa moto emportée. D’après une habitante dudit quartier, « les deux (2) braqueurs ont pris le conducteur de la moto en course, au niveau de la rue Chicago, non loin de l’ex-Ucatex. Ils lui ont demandé de les amener au quartier Galabadjia, ce qui fut fait. Arrivés près de l’église catholique Saint-Jean de Galabadjia, ils ont demandé au conducteur de s’arrêter et ils sont descendus.

Ensuite, ils lui ont intimé l’ordre de leur remettre la clé de la moto. Il a refusé. L’autre braqueur a voulu l’arracher de force, il s’y est opposé. Une bagarre aurait été déclenchée entre le conducteur et les deux (2) braqueurs.

Quelques minutes après, des détonations d’armes de guerre, de marque kalachnikov ont été entendues. Le conducteur de la moto est tombé et les deux (2) braqueurs ont pris la fuite avec l’engin en direction du quartier Damala dans la commune de Bégoua. Pris de peur après ce coup de feu, les gens n’ont pas pu sortir de leurs maisons pour poursuivre ces malfrats ».

Cette habitante n’a pas donné plus de détails. Le conducteur a-t-il rendu l’âme sur le champ ? A-t-il succombé à l’hôpital suite à ces blessures ? Difficile de le dire.

Voilà comment les Centrafricains agissent à l’égard de leurs semblables. Le Centrafricain est devenu un loup, un lion pour ses concitoyens. Avec la prolifération des armes de tout calibre à Bangui et dans l’arrière-pays, les braquages des motos sont devenus diluviens. Le ministre de l’Intérieur chargé de la Sécurité Publique et le ministre des Transports ont intérêt à prendre un arrêté interministériel interdisant aux conducteurs des taxis-motos de rouler à partir de 18 heures. Si tel n’est pas le cas, on enregistrera des morts au sein de ces conducteurs.

A bon entendeur , salut !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

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