TRUMP : LEçON DE PATRIOTISME

Ven. 22 Sept. 2017 : 09H50

L’Editorial de Julien BELA

TRUMP : LEçON DE PATRIOTISME

 

« L’Amérique d’abord, les américains avant tout. Chaque président ici à New-York, aux Nations Unies, défend les intérêts de son pays ... », a déclaré Donald Trump, le Chef de l’Exécutif américain. En Chine, l’amour de la Patrie est un véritable culte, cultivé, arrosé, entretenu par le Parti Communiste Chinois. En France, Emmanuel Macron rehausse l’image de son pays dans le monde. Chaque pays mobilise sa population autour de l’Amour de la Patrie ou le patriotisme. Qu’en est-il de la République Centrafricaine, un pays qui a perdu tous les repaires moraux, civiques et marche la tête en bas, les pieds en l’air ?

La haine et le culte de la destruction sont érigés en mode de vie. La population est laissée pour compte, noyée dans l’obscurantisme compact, alors qu’elle comprend et parle bien la langue nationale sango aux quatre coins du pays. Un peuple éduqué est un peuple fort, éclairé, averti, capable de prendre des risques. La jeunesse centrafricaine est brute et une bonne partie est noyée dans la drogue, les stupéfiants de tout genre. Comment un gouvernement peut-il se complaire dans ce magma d’ignorance ? Qui va faire fonctionner le logiciel de la rupture ? Qui va inculquer à la population l’Amour de la patrie, la culture civique ? L’ouverture des esprits au courant du développement, du progrès, des innovations, des technologies, de l’entreprenariat ?

Le Chef de l’Etat est totalement aspiré par le dossier de la restauration de la paix, de la sécurité et de la réconciliation nationale. Le nouveau gouvernement est celui de l’ouverture, de la recherche de la paix. Il n’y a pas beaucoup de commentaires à faire sur cette équipe. Il faut faire avec. La difficulté se trouve au niveau du chef du gouvernement qui n’a ni coloration, marque, ni immatriculation. Il est incapable de donner un contenu au logiciel de la rupture, de le faire fonctionner. C’est pourquoi, personne n’a digéré son maintien à la tête du gouvernement. Dans un contexte de crise qui a ébranlé les fondements de l’Etat, comment un chef de gouvernement peut choisir le mutisme absolu ? Sommes-nous dans un Etat ordinaire normal ? A quoi servent les médias d’Etat ? A quoi sert la société civile ?

Autant de leviers à manœuvrer pour recadrer les mentalités, développer la culture civique qui fait cruellement défaut. Combattre avec toute l’énergie nécessaire, l’esprit de destruction, remplacer le vieux logiciel autodestructeur par un logiciel New Look, sur fond de culture de la citoyenneté, de l’Amour de la patrie. Chaque centrafricain doit défendre sa patrie jusqu’à la mort où qu’il se trouve, comme font les Chinois, les Américains, les Français. C’est triste, le décor en RCA, après des élections démocratiques et des autorités légitimes. Touadéra doit tout faire, être au four et au moulin, que fait le Premier ministre ? Sarandji doit purement et simplement partir, car il ne rend pas service à son pays et au peuple centrafricain, une population qui a placé tout son espoir dans l’élection de Touadéra à la magistrature Suprême. Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, la population ne digère pas la reconduction de Simplice Mathieu Sarandji et lui seul. Touadéra continuera-t-il à naviguer à contre courant des vœux de la population ? Les groupes armés, l’armée, la population, la presse, la jeunesse, ne réclament que son départ et le plus vite sera le mieux, car le temps passe et presse. Quant à la Communauté internationale, n’en parlons pas. Dommage !                                Julien BELA

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