TAXIS-MOTOS : PERMIS DE CONDUIRE, CARTE GRISE, ASSURANCE,...

Jeudi 02.03.2017 : 10H14

TAXIS-MOTOS : PERMIS DE CONDUIRE, CARTE GRISE, ASSURANCE,

CASQUE, NEANT : UN VRAI DANGER PUBLIC

 

Depuis plus de six (6) mois, les taxis-motos ont participé à des réunions d’informations, de sensibilisation, d’éducation pour un minimum de conformité à la légalité. Les taxis-motos font partie des transports publics. Leur contribution est certes importante, mais, une société organisée a des règles qui doivent s’imposer. La ville de Bangui ressemble à une jungle depuis que le phénomène taxi-moto a pris une ampleur inquiétante. Chaque jour qui passe, les accidents par taxis-motos ne se comptent plus : des bras ou des jambes cassés, des crânes fendillés, des blessures graves, les traumatismes, les séquelles demeurent à vie pour certaines victimes , les amputations des membres. La situation est grave.

Depuis ce matin, 1er mars 2017, la Douane Centrafricaine a pris en main la direction des opérations. Mettre la main sur toutes les motos, celles des taxis-motos comme celles des particuliers. Il faut justifier de tous les papiers : permis de conduire, carte grise, assurance, casque. Les taxis-motos, dans la presque totalité, ignorent royalement toutes notions de code de la Route. Ils roulent tombeau ouvert sans casque avec des passagers à bord. Aucun papier ne permet l’identification de la moto, la carte grise. La question la plus énigmatique concerne les assureurs. Au regard de la fréquence des accidents, presque quotidiennes, les assureurs seront-ils en mesure de s’embourber dans une telle aventure?

Nous estimons que les assureurs trouveront une formule qui sied aux taxis-motos. Les motos appartenant à des particuliers ne posent aucun problème. Les taxis-motos constituent un véritable casse-tête chinions. Et pourtant, c’est du commerce juteux. Beaucoup de personnalités ont leurs taxis-motos. A chaque contrôle de police ou de gendarmerie, c’est un appel au propriétaire influent qui intervient pour libérer la moto. Les gendarmes, les policiers, les policiers municipaux en savent quelque chose. L’opération lancée par la Douane Centrafricaine a une telle envergure que personne n’échappera. Il faut tout simplement se soumettre à la réglementation en vigueur. Pour être libre, il faut connaître ses droits et ses devoirs envers la société dans laquelle on vit.

Entre le marché Pétévo et la  recette principale des douanes, les motos ne passent pas. Les douaniers récoltent toutes les motos, et les propriétaires ou conducteurs suivent pour aller se mettre en conformité avec les lois de la République. L’Etat doit garantir la sécurité des personnes et des biens, bref, des usagers de tous les moyens de transports publics. C’est en plus une concurrence déloyale vis-à-vis des taxis et bus qui paient les impôts, leurs cartes grises, leur assurance, et les chauffeurs ont tous un permis de conduire. C’est une injustice que de laisser faire les taxis-motos qui se font du beurre sur le dos des taxis et bus.

Après six (6) mois de période de grâce, avec des réunions en chaines, il n’y a plus d’excuse. Les mauvais élèves ou les hors-la-loi l’apprendront par la manière forte, à obéir à la loi dans leur pays. Le droit étant un facteur très important de régulation sociale, il faut s’y conformer, car nul n’est censé ignorer la loi et personne n’est au-dessus de la loi. Le permis de conduire implique la connaissance du Code de la Route. La circulation est codée, il y a des Panneaux de signalisation, il faut les connaître pour bien circuler sur les grandes artères. La circulation à certaines heures, à certains endroits est dense. Les ambulances, les véhicules des forces de défense et de sécurité, les sapeurs pompiers, ont la priorité des priorités dans les cas d’extrême urgence. Sans permis de conduire, tout usager de la route est un danger public. C’est pourquoi, dit-on, l’ignorance est pire que la mort.

Julien BELA

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