SITUATION CRITIQUE DES ELEVES A KAGA-BANDORO :

Vendredi 20 Janvier 2017 : 10H01

SITUATION CRITIQUE DES ELEVES A KAGA-BANDORO : LE GOUVERNEMENT ET LA MINUSCA DOIVENT AGIR

 

Selon les témoignages de certains habitants de la Nana-Gribizi, les conditions d’études des élèves dans cette région du pays sont très déplorables. Et ce, après les douloureux  événements survenus, il y a de cela quelques mois. Toutes les portes des établissements primaires et secondaires demeurent hermétiquement fermées. Certains élèves et leurs parents se sont réfugiés sur le site des déplacés pour se mettre à l’abri des exactions et violences commises par les éléments du tristement et sanguinaire Mahamat Alkhatim. Quelques ONG internationales seulement volent au secours de ces enfants en dressant des huttes qui leur permettent d’étudier. Mais les conditions d’études des enfants ne sont pas réunies puisqu’ils sont parfois assis à même le sol pour suivre les cours. Qu’à cela ne tienne, ce sont seulement certains élèves des établissements primaires qui bénéficient de ce soutien qu’offrent ces ONG internationales. C’est vraiment triste ce qui se passe en ce moment dans la préfecture de la Nana-Gribizi.

La RCA ne se limite pas seulement à Bangui. C’est l’ensemble des régions qui constituent et fondent la République. Or, depuis que la capitale centrafricaine Bangui connaît un calme précaire, certaines régions du pays semblent être abandonnées à la merci des seigneurs de guerre sans âme, ni conscience qui déciment les populations civiles comme bon leur semble. C’est le cas des régions de la Nana-Gribizi, des villes comme Bria, Bambari, Ngakobo, Koui, où les groupes armés réfractaires au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), défient l’autorité de l’Etat et rendent la vie difficile à la population qui ne peut  vaquer librement à ses occupations quotidiennes. Aujourd’hui dans ces régions que nous avons citées ci-haut, le droit des enfants à l’éducation sont bafoués par les hommes armés. A La moindre chose, ces seigneurs de guerre pillent, violent, tuent, incendient non seulement des villages et maisons, mais aussi les bâtiments scolaires, obligeant les enfants à abandonner les études et à se réfugier avec leurs parents dans les sites des déplacés ou dans d’autres localités du pays.

Est-ce dire que ces élèves vont finalement terminer l’année scolaire 2016-2017 à queue de poisson ? Une interrogation qui dépasse tout entendement humain. Mais à l’allure où vont actuellement les choses, nous osons croire que l’avenir des élèves dans ces localités du pays sous contrôle des bandes armées, est en danger. D’où l’obligation pour le gouvernement centrafricain et la Minusca d’agir si vite afin de remédier à ce problème. Les élections se sont déroulées sur l’ensemble du territoire. Cela signifie que c’est toute la population centrafricaine qui n’aspire qu’à la paix, rien que la paix. Et les élèves sont les futurs cadres de demain. A ce titre, ils doivent aller à l’école et bénéficier d’une éducation meilleure. Cela fait aujourd’hui quatre(04) ans que les élèves et étudiants centrafricains sont confrontés à un réel problème d’éducation suite à la crise militaro-politique qui a secoué et continue de secouer le pays.

Les hommes du MPC viennent de poser un acte patriotique en chassant les semeurs de troubles, Idriss Al-Bachar et Mahamat Alkhatim. Nous les encourageons à continuer dans ce sens. Les ex-combattants ont aussi des enfants qui ont besoin d’aller à l’école, d’étudier comme les autres enfants. Il faut définitivement mettre un terme à la destruction des tissus socio-économiques du pays. Ces mercenaires étrangers qui continuent de mettre le pays à feu et à sang ne sont pas des Centrafricains. Ils vont peut être retournés demain sur leur territoire. Qui sera finalement le perdant ? Nous appelons les ex-combattants des mouvements FPRC, MPC, UPC, RPRC, 3R et les Anti-Balaka de Mokom de sauver leur patrie en danger. Après avoir fait tant de mal au pays, l’heure est à la réconciliation, à la cohésion sociale, au vivre ensemble et au développement. Les détonations d’armes doivent cesser sur l’ensemble du territoire pour permettre non seulement aux enfants d’aller étudier, mais aussi à la population de vaquer à ses occupations quotidiennes pour apporter sa modeste contribution au relèvement du pays.

 

Bénistant MBALLA

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