RJDH du 07.12.2017

Jeudi 07 Déc. 2017 : 09H21

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

04 ELEMENTS ANTI-BALAKA ARRETES A BABOUA ET TRANSFERES A BANGUI

 

Quatre Anti-Balakas ont été arrêtés le week-end dernier à 45km de Baboua par les éléments de la gendarmerie de Ngalo. Ces derniers ont été transférés à Bangui, selon des sources proches de la gendarmerie de Baboua.

Les éléments Anti-Balaka arrêtés, portaient des armes de guerre sur deux motos. De sources concordantes, ces miliciens revenaient d’un braquage, «  ils ont braqué trois commerçants et emporté d’importantes sommes, d’après les informations que nous avions eues des victimes », explique une source à la gendarmerie de Baboua, qui se fonde sur le témoignage d’un des commerçants braqués, « ces bandits ont aussi racketté les habitants de Besson. Leur passage dans la nuit de jeudi à vendredi a semé la terreur et une partie de la ville de Baboua a dû fuir », précise la même source.

Les éléments Anti-Balaka arrêtés, seraient ceux qui ont attaqué au mois de novembre la brigade de Baboua. Leurs arrestations se sont faites après des échanges de tirs avec les éléments de la gendarmerie.


************

 VERS L’ELABORATION DE LA STRATEGIE NATIONALE DE BONNE GOUVERNANCE

 

Les Hauts commissaires à la bonne gouvernance réfléchissent sur la stratégie nationale de bonne gouvernance. Cette réflexion a connu la participation du consultant international Vincent Kavegue dans un atelier à Bangui. Une initiative soutenue par HD center.

Huit (8) mois après la mise en place de la haute autorité à la bonne gouvernance, le chantier de cette institution est si vaste. Pour y arriver, cette institution projette se doter d’une stratégie nationale de gouvernance qui se veut inclusive et participative. L’élaboration dont les premiers pas sont lancés aujourd’hui intervient dans un contexte où tout le monde s’accorde de ce que la mauvaise gouvernance est à l’origine des multiples crises militaro politique du pays.

Peter Nsengkeng représentant du HD center a soutenu que la bonne gouvernance est un moyen de confiance des citoyens à travers leur administration « à travers la bonne gouvernance, les ressources du pays seront certes partagées de manière équitable et l’inclusion de toutes les couches de la population dans les politiques publiques sera réalisée. La bonne gouvernance est un indicateur qui renforce la confiance entre les citoyens et les administrations, mais aussi  important, elle crée des espèces de dialogue où les citoyens et leurs dirigeants peuvent résoudre leurs différends dans le calme et le respect mutuel » a soutenu le représentant pays du HD.

Cette rencontre est l’occasion d’appropriation des grands principes de bonne gouvernance « durant quatre jours les hauts commissaires seront outillés sur la méthodologie d’identification et de la coordination des indicateurs de bonne gouvernance objectivement vérifiable à travers les sous thèmes qui constituent le socle de l’atelier » a expliqué Eugène Démba, président de la Haute Autorité à la bonne gouvernance.

Plusieurs secteurs sont concernés par la bonne gouvernance entre autres les mines, les forets etc. cette session qui s’ouvre est d’une importance capitale pour l’histoire de cette institution et a connu la participation de la ministre chargé du secrétariat général du gouvernement en charge des Institutions.

**************

LE PREFET DE L’OUHAM PENDE MET EN GARDE LES COMMERÇANTS CONTRE LE REFUS DES PIECES DE MONNAIE BEAC

 

Le préfet de l’Ouham-Péndé Dieudonné Youngaïna a mis en garde les opérateurs économique et commerçants dans la zone de sa juridiction contre le refus des jetons de francs Cfa. Mise en garde exprimée lors de son allocution du 1er décembre à Bozoum au nord du pays.

Les menaces de l’autorité administrative de l’Ouham-Péndé interviennent dans un contexte où les pièces de monnaies CEMAC en vigueur dans le pays ne sont pas bien prisées dans plusieurs localités à l’intérieur. Dieudonné Youngaïna monte au créneau alors que la nouvelle gamme de billet de la banque centrale n’est pas facilement acceptée dans le circuit économique.

Face à des multiples plaintes des usagers, le nouveau préfet hausse le ton en ces termes.  « Pourquoi refusez ces pièces de monnaies ? Avez-vous des machines de fabrications des pièces de monnaies dans votre localité ? Avec cette pratique vous bloqué le circuit économique du pays et empêche l’essor de la région » C’est en ces termes que le nouveau préfet a mis en garde ces derniers.

Cette prise de position est appréciée par la population « vraiment c’est avec un ouf de soulagement que nous saluons le discours du préfet. Plusieurs fois nous sommes victimes de cette pratique pourtant à Bangui, on utilise sans difficulté ces pièces. Mais ici c’est tout un problème, il est vraiment temps d’arrêter avec cette pratique » a souhaité cet habitant sous couvert de l’anonymat.

Le refus de monnaie en pièce par la population de Bozoum fait suite à celle de Obo à l’est du pays.

***********

 LA POPULATION DE SAM-OUANDJA CELEBRE EN DIFFERE LA FETE DU 1ER DECEMBRE

 

 La population de Sam-Ouandja au nord-est dans la Haute-Kotto a célébré ce 5 décembre la fête du 1er décembre, relative à la proclamation de la République Centrafricaine.

La République Centrafricaine autrefois Oubangui Chari a été proclamée le 1er décembre 1958 par le président Fondateur Barthélémy Boganda. Elle fête la 59e année. C’est dans ce contexte que la population de Sam-Ouandja a commémoré en différé cette fête.

Cette célébration a été présidée par le responsable de ce Poste de Contrôle Administratif en l’absence du sous-préfet et du député dans la ville.

Selon le Maire Ramadan Koudjou, contacté au téléphone par le RJDH, la population de Sam-Ouandja s’est mobilisée pour montrer l’unité du peuple Centrafricain, à travers la commémoration de la proclamation de la République Centrafricaine, « Après ma prise de fonction, j’ai sensibilisé la population à commémorer cette fête que beaucoup n’ont pas célébré ces dernières années à cause de la crise dans le pays. J’invite la population à fêter dans la dignité, dans l’esprit de paix et de la cohésion sociale car, la Centrafrique est Une et indivisible », a-t-il lancé.

Les informations RJDH indiquent que les ex-Séléka ont aussi défilé à l’absence des forces de défense et de sécurité dans la région. Plusieurs élèves, différents groupements, associations et confessions religieuses ont aussi pris part à ce défilé.

Plusieurs villes de province ont programmé célébrer cette fête en différé en présence des autorités administratives et locales à partir du 5 décembre.

**************

LA TENSION RESTE VIVE A BRIA SUITE A LA TUERIE D’UN CASQUE BLEU MAURITANIEN

 

Un casque bleu de nationalité mauritanienne a été tué ce lundi 4 décembre à Bria au centre-est du pays. L’attaque s’est produite au poste de contrôle de la Police de la Minusca, à l’entrée du site des déplacés de PK3, selon un communiqué de la mission onusienne.

Les villages environnants de Bria connaissent ces derniers jours des violences entre les Anti-Balaka et les Séléka faisant fuir plusieurs déplacés vers la ville. La distribution des vivres par un acteur humanitaire a été perturbée la semaine dernière par des miliciens Anti-Balaka qui réclamaient aussi leur part avant de mettre la main sur certains déplacés. C’est dans ce contexte que cette attaque a eu lieu proche du site des déplacés.

La mission onusienne a expliqué les circonstances de cette attaque en ces termes : « L’attaque est survenue deux heures après une intervention de la Force de la MINUSCA dans le quartier d’Amameu, dans la ville de Bria, au cours de laquelle deux déplacés internes retenus en otage par les Anti-Balakas ont été libérés et un Anti-Balaka interpelé».

Selon le communiqué de Presse de la Minusca, trois autres casques bleus dont deux mauritaniens et un zambien, ont été légèrement blessés lors de l’attaque lancée par un nombre indéterminé d’Anti-Balaka armés de fusils AK47 et de fusils artisanaux.

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, a condamné fermement cette attaque et souligné que « la MINUSCA fera tout pour que les auteurs soient arrêtés afin d’être traduits en justice ».

Selon les informations du RJDH, ce mardi matin, la tension était encore vive suite à la mobilisation des miliciens Anti-Balaka. « La tension est vive, les Anti-Balaka se mobilisent mais les humanitaires circulent sans problème dans la ville », a témoigné un acteur humanitaire à Bria.

Pour le moment, il n’est pas encore possible de connaitre les victimes de l’autre camp des Anti-Balaka ni leur version des faits.

Depuis le début de l’année, 14 casques bleus de la MINUSCA sont tués lors d’attaques attribuées à des groupes armés en RCA.

***********

 LA LOI DES FINANCES 2018 EST ADOPTEE SANS TOUCHER AUX QUESTIONS DE FOND ET DE FORME, SELON THIERRY VACKAT

 

Thierry Vackat député de Mongoumba a quitté l’hémicycle de l’Assemblée lors du vote du budget pour l’exercice 2018. Selon lui, l’absence de la loi de règlement pour justifier les dépenses ne passe pas. Président de la commission défense à l’Assemblée Nationale, il clame son désaccord à la ligne de crédit accordée à la défense par le budget 2017 et qui est viré par le décret 17.308 du chef de l’Etat. Il soutient sa position par l’institutionnalisation des structures militaires cas de garde rapproché qui selon lui est en violation de l’article 27 de la constitution du 30 mars 2016.  

RJDH : Monsieur Thierry Vackat bonjour !

TV : Bonjour !

RJDH : Lors du vote de projet d’exploitation de loi des finances soumis au parlement, vous avez refusé de voter  et vous avez claqué la porte pour sortir. Qu’est-ce qui justifie votre attitude ?

TV : Vous savez, le député est libre. Il peut assister à un débat tout comme il peut sortir. Il y’a des choses qui frustrent et parfois, on se demande quel est notre rôle de député. Par rapport à cette loi de finances, d’une manière fondamentale et qu’on ne s’est pas penché dessus, en votant comme si c’était de la lettre à la poste, sans vérifier. C’est quand même l’argent du contribuable centrafricain. Donc de ce fait, je ne peux pas m’associer à cette parodie.

RJDH : Vous qualifiez de parodie le vote de ce projet de loi alors que plusieurs députés dont votre groupe parlementaire qui ont approuvé la loi que vous qualifiez de vote « comme lettre à la poste ». Quels sont les points fondamentaux pour lesquels vous n’en êtes pas d’accord ?

TV: La forme et le fond de ce projet de loi posent problème. En la forme, c’est que le gouvernement doit faire parvenir au bureau de l’Assemblée Nationale, un projet de loi de règlement pour que le bureau donne son quitus. C’est cette loi de règlement qui montre quels sont les différents taux d’exécutions de l’exercice antérieur. Ce qui n’est pas le cas !

Le président de la République a pris un décret portant virement d’un crédit à des départements. Mais la loi en la matière et la constitution disent qu’il faut passer par l’Assemblée Nationale, cela n’a pas été respecté et même ces 10 milliards qui sont sortis du Trésor public je vais dire, octroyés à certains départements dont la défense n’ont pas été mentionnés dans l’exposé de motifs du projet de loi des finances. Donc sur la forme et sur le fond, il y a des doublants, des lignes fictives qui existent. Mais on n’a pas pu aller au fond pour voir ces anomalies et on a préféré réajuster pour faire passer cette loi, parce qu’on aime la faire passer. C’est pour cela que je qualifie de parodie, tout ce qui a été fait de mise en scène qui n’honore pas notre pays.

RJDH : Donc selon vous, ce vote est une mise en scène ?

T V : C’est une mise en scène.

RJDH : Après votre intervention, le président de l’Assemblée Nationale Abdou Karim Méckassoua a regretté le fait que le débat n’était pas à la hauteur et des rumeurs de soupçons de corruption ont circulé. Dans les coulisses de l’Assemblée pouvez-vous nous confirmer qu’il y a eu pots de vin lors de ce vote ?

TV : Vous venez de me tirer le verre du nez. Mais si le président même a dit que nous n’avons pas abordé du fond ce problème, c’est que nous disons la même chose, le président et moi. On me l’a confirmé que certains groupes des parlementaires ont reçu 3 millions chacun, venant du ministère des finances.

RJDH : Le problème d’avoir de quitus de député par le truchement d’argent devient de plus en plus récurent.  Comment expliquez-vous cela ?

TV : Cela  donne de la nausée, mais moi je prône l’éthique de ce métier noble que nous exerçons. Parce que c’est le peuple qui nous a choisis. Et je me suis rendu compte que parfois, ce qui se passe dans ce pays, nous sommes victimes de notre propre turpitude, de nos propres bêtises. Donc à ce niveau, vous allez voir que certains députés sont mieux traités que les autres et on peut passer par là pour faire des bêtises.

RJDH : Alors vous êtes membre du groupe parlementaire (chemin de l’espérance), lors de la mise en place du vote de président et du bureau de l’Assemblée Nationale en 2016, cette question a été soulevée.  Ne pensez-vous pas que la corruption est déjà  érigée en mode de gouvernance en cette 6e législature ?

T V : Non ! Il ne faut pas faire de l’amalgame pour la mise en place du bureau de l’Assemblée Nationale. Il y a des gens qui se retrouvent entre eux, il y a des stratégies si vous regardez bien, parmi tous les candidats  qui étaient au perchoir dont moi y compris, je peux vous rassurer que plusieurs candidats ont donné de l’argent aux députés que ce que les gens prétendent que Méckassoua ait fait. Je puis vous le confirmer.

 

RJDH : Honorable, je vous remercie !

T V : Je vous remercie monsieur le journaliste.

****RJDH****

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire