RJDH du 05.10.2017

Jeudi 05.10.2017 : 10H39

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

LE VOTE DU BUDGET 2018 A L’ASSEMBLEE NATIONALE, CONDITIONNE PAR LA PRESENTATION DE LA LOI DE REGLEMENT 2017

 L’autorisation de l’Assemblée au gouvernement de lever l’impôt, mobiliser les ressources au titre de l’année 2018, est conditionnée par la présentation de la loi de règlement de l’exercice 2017. Position exprimée par le président de l’Assemblée nationale Abdou Karim Méckassoua à l’ouverture de la session budgétaire à Bangui.

L’exigence de l’Assemblée nationale intervient dans un contexte où l’Assemblée est appelée lors ladite session à se pencher sur le budget de l’exercice 2018. La loi de règlement est une exigence de la Constitution qui permet aux élus de la nation de faire la balance et comprendre les dépenses autorisées. Cette loi de règlement participe à la politique de traçabilité et de  la bonne gouvernance exigée par les institutions de Breton woods.

L’Assemblée nationale rappelle le gouvernement sur la nécessité de déposer sur sa table la loi de règlement. « Je voudrais vous faire observer qu’à l’heure actuelle, le projet de loi de règlement et le projet du budget ne sont pas encore parvenus. Le président de la Commission Finance et c’est son rôle fort opportunément. La non production de loi de règlement pendant la première session ordinaire annuelle du parlement ne permet pas de vérifier à postériori la pertinence de la loi budgétaire », a insisté Abdou Karim Méckassoua

Au niveau de la Cour des Comptes, rien ne semble être prêt pour rendre disponible cette loi. « Nous avons été reçu par le ministre des Finances ce matin au sujet de la loi de règlement, il y a aussi la pression des partenaires du pays, notamment le FMI. Nous allons nous pencher dessus et il faut savoir que c’est la Cour qui travaille avec son rythme », a concédé au RJDH un sage de la Cour des Comptes.

L’Assemblée nationale somme le gouvernement à présenter la loi de règlement alors que le chef du gouvernement Sarandji 2 est attendu pour la présentation de son discours programme lors de cette session.

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LE FMI NOTE DES AVANCEES DANS LE PROGRAMME CONCLU AVEC LE PAYS

 

La RCA a rempli les critères fixés par le Fond Monétaire International (FMI) dans le cadre du programme conclu avec ladite institution financière. Un constat fait à Bangui par Samyr Jahja, chef de mission du FMI après un séjour de travail dans le pays.

Le FMI s’est félicité des avancées constatées dans la mise en œuvre  de facilité élargie de crédit conclu                avec la RCA. Cette note permettra au pays de gagner 9 milliards octroyé par le FMI pour la relance économique du pays après la crise.

Le chef de mission Samir Jahja estime la stabilisation de la croissance à 4% contrairement à la prévision budgétaire. « A l’issue de cette mission, on peut dire que les performances économiques de la République Centrafricaine restent bonnes, en dépit de la détérioration de l’environnement sécuritaire dans le pays. La croissance économique doit s’établir à 4% en 2017 soutenue par les bonnes performances de certains secteurs comme les forêts, les mines ainsi que l’agriculture. La mise en œuvre économique du programme  économique et l’avancement des reformes de la sécurité seront forcément et mutuellement créés un environnement propice à l’investissement à la croissance et l’emploi » a-t-il noté.

Pour parvenir à une reprise économique de la RCA, le FMI insiste sur la question de la restauration de la paix, « la restauration de la paix, le redéploiement de l’Etat, la mise en œuvre des reformes de la réconciliation nationale constitueront l’ensemble des axes essentiels pour parvenir à une reprise économique plus forte sur les moyens termes », insiste le chef de mission.

La note de la mission rassure le ministre des Finances de la conclusion favorable de troisième revue,  chiffré à un financement d’un montant de 9 milliard de francs CFA en décembre prochain. « Ce fonds sera injecté dans la relance économique de la République Centrafricaine frappée par la crise », a annoncé le ministre.

Ces progrès sont enregistrés en Centrafrique suite aux exigences du FMI à la RCA après la crise sécuritaire dans le pays.

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LA GENDARMERIE DE BABOUA ATTAQUEE PAR DES HOMMES ARMES NON IDENTIFIES

 

La gendarmerie de Baboua a été la cible d’une attaque ce 02 octobre par des hommes armés non-identifiés. Des armes ont été emportées par les ravisseurs selon des sources concordantes.

Tout à commencer selon des sources locales de Baboua hier aux environs de 22 heures où deux hommes armés à bord d’une moto se sont infiltrées dans les locaux de la gendarmerie. Ces faits se sont produits dans un contexte où  les villes environnantes de Baboua sont touchées par la tension sécuritaire suite à l’accident mortel d’un élément du FDPC bloquant ainsi la circulation sur le corridor Bangui, Garoua-Boulaï.

Les autorités locales condamnent l’acte et parlent de sabotage « la ville de Baboua est depuis deux jours troublée suite au braquage à main armée enregistré des bandits non identifiés. Ils ont réussi à emporter des armes après avoir tiré des balles réelles », a dit l’autorité municipale de Baboua.

Selon le témoignage d’une source proche de l’événement, « des gendarmes présents au lieu n’ont pas résisté un seul instant devant ces assaillants et ils ont pris fuite après le forfait, enlevé une passagère au village Diba à 15 km de Bouar dont sa trace est depuis restée inconnue », a présenté cette source.

Des sources proches de la commune indiquent l’ouverture d’enquête en vue de faire la lumière sur ce fait.

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LA JPN PROJETTE L’INSERTION DES JEUNES A TRAVERS LE SPORT

 Devant la faiblesse du marché de l’emploi et la concurrence, la Jeunesse Pionnière Nationale (JPN) voit en sport un débauché et projette conclure une convention avec le CNOSCA. Vision exprimée par Cyriaque Souké Haut-commissaire à la Jeunesse Pionnière Nationale (JPN) lors d’une interview accordée au RJDH à Bangui.

RJDH : Cyriaque Souké bonjour !

Cyriaque Souké : bonjour !

Vous êtes Haut-commissaire chargé de la Jeunesse Pionnière Nationale. Plusieurs jeunes sont sensibilisés par votre service à opter pour des formations offertes par votre structure, lesquelles des formations vous accordez aux jeunes et quelle catégorie des jeunes sont concernés pour cette formation.

SK : Le public cible par notre institution c’est essentiellement les jeunes désœuvrés et déscolarisés dans la tranche d’âge de 14 à 25 ans. Mais avec la crise, nous sommes obligés d’élargir jusqu’ à 30 ans. Nous dispensons des formations d’abord civiques, techniques dont nous avons la mécanique, la menuiserie, la maçonnerie, la plomberie, l’hôtellerie, la soudure. Naturellement l’élevage et l’agriculture. Nous sommes en train de voir comment insérer la formation en tôlerie et au lavage textile industriel.

Cela fait plusieurs années que vous formez des jeunes, quel est le mécanisme de suivi que vous mettez en place pour encadrer l’intégration et l’encadrement face à la concurrence sur le marché de l’emploi.

SK : Aujourd’hui au niveau de la Jeunesse Pionnière Nationale,  il existe une direction générale qui a un service de suivi et d’insertion et c’est à travers ce service que nous essayons de faire le suivi des jeunes après leur formation en essayant de leur trouver des emplois ou les aider à s’auto-employer.  Et le service de suivi est là pour suivre ces jeunes sur une période de trois ans afin d’évaluer l’impact réel de la formation sur eux et leur capacité à s’adapter par rapport à la concurrence. Mais eu égard à la concurrence et par rapport au marché, nous avons développé une stratégie qui consiste à introduire dans toutes nos filières la formation en entreprenariat et aussi nous avons essayé de développer un aspect qui consiste le leadership managérial. De ce fait, nous pensons que face à la concurrence nous n’avons pas spécialement beaucoup de problème car nous veillons à ce que nos formations puissent se raffiner le jour au jour.

Vous avez déjà formé combien de promotion et selon vos données statistiques vous avez combien de pourcent de succès ?

SK : Depuis la réhabilitation de la Jeunesse Pionnière Nationale en 2006, nous sommes à la quatorzième promotion de formation. Et en termes de statistique, compte tenu de la faiblesse du marché d’emploi  en RCA, on peut estimer le taux de réussite à 53%. Mais ceci n’est pas la faute de la qualité de nos offres de formation mais c’est dû aussi à la faiblesse des débouchées sur le plan national. Tout ceci naturellement est la conséquence de la crise sociale que nous traversons depuis des décennies.

RJDH : Est-ce que vous avez pensé à d’autres politiques pour pouvoir occuper ces jeunes ?

SK : Nous sommes en train de réfléchir avec le Comité Olympique National Centrafricain (CNOSCA) pour voir dans quelle mesure ces jeunes puissent être insérés à travers le sport car aujourd’hui, le sport est devenu une véritable industrie à l’échelle mondiale. Nous avons pensé aussi qu’il faut aussi développer le partenariat extérieur et faire en sorte que ces jeunes-là se confrontent avec d’autres jeunes et d’autres expériences à la limite stimuler leur dynamisme. Grace à l’appui du président de la République et du chef du gouvernement nous allons créer mettre en place un programme du développement de la jeunesse rurale  et plaider pour que ce programme soit  doté d’un fond spécial afin que ces jeunes puissent accéder au crédit. Ce sont les quelques axes stratégiques que nous sommes en train de développer pour ces jeunes.

RJDH : quels sont aujourd’hui vos atouts contrairement aux centres de formation professionnelle privé qui montent en puissance à Bangui.

SK : La différence fondamentale entre la JPN et d’autres structures est que nous donnons des formations civiques de base et en plus de cela nous avons des formateurs qui nous sont prêtés par l’armée donc y’a la discipline et la rigueur et contrairement aux centres privés. Nous ne cherchons pas à faire de bénéfice, nous sommes un service public de qualité et nous avons l’obligation d’atteindre l’excellence.

RJDH : Quelle est votre approche par rapport au DDRR en ce qui concerne la formation. Est- ce que les conditions sont réunies par votre institution pour relever ce défi ?

SK : Aujourd’hui avec la Minusca nous sommes déjà en train de travailler sur le DDRR ; nous formons les combattants reconvertis depuis plus de huit mois. Nous restons aujourd’hui un organe d’exécution dans la mesure où nous avons des infrastructures qu’il faut. A Bangui, un immeuble qui peut contenir cinq cent éléments. A Nzila nous avons aussi des édifices avec des dortoirs qui peuvent prendre quatre cent éléments, les  autres à Bogoura, à Ndélé, à Bouar et Berberati. Ce qui fait dire que nous avons des atouts pour accompagner valablement le DDRR.

RJDH : monsieur le Haut-commissaire je vous remercie !

Cyriaque Souké c’est moi qui vous remercie !

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LA MINUSCA ANNONCE LA DOCUMENTATION DES CAS D’ABUS ET DES VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME

 Environs 102 incidents d’abus et violations des droits de l’Homme ont été documentés par la mission onusienne dans le pays. Ce chiffre a connu une hausse contrairement à la semaine passée. Propos de la porte-parole par intérim de la Minusca lors d’une conférence de presse à Bangui.

Les cas de violations des Droits de l’Homme sont enregistrés dans le pays dans un contexte de tension sécuritaire alimentée par les 3R de Sidiki et les Anti-Balaka à Bocaranga, localité située au nord-ouest du pays. Ces cas d’abus sont enregistrés alors que les centrafricains attendent la conclusion dans  plusieurs cas d’abus et de violences présumés dont les casques bleus font l’objet dans leur mission dans le pays.

Ikavi Gbetanou de la Minusca souligne que ces cas d’abus ont impacté sur la vie des civiles dont les femmes et les hommes, « au cours de la semaine, la Minusca a pu vérifier et documenter sur toute l’étendue du territoire national, 102 incidents d’abus et de violations des Droits de l’Homme. Ces cas ont affectés plus d’une centaine de victimes dont des hommes, des femmes et des enfants » a indiqué la porte-parole par intérim de la Minusca Ikavi Gbetanou.

Aucune information judiciaire n’est encore ouverte pour faire la lumière sur ces cas d’abus et de violence. Ces violences et abus sexuels sont documentés après la publication par les nations unies du rapport Mapping.

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MEDECIN SANS FRONTIERE QUITTE LA PREFECTURE DE LA MAMBERE-KADEI

 L’ONG Médecin Sans Frontière (MSF) a mis fin aux activités sanitaires qu’elle tient depuis 2014 dans la Mambéré-Kadei. L’information a été rendue publique dans un communiqué le 28 septembre dernier.

Dans son communiqué, MSF justifie ce retrait par la baisse du niveau d’urgence qui l’avait amené à s’installer dans la région, « la situation d’urgence qui nous avait poussés à intervenir à Berberati est désormais passée », explique Dago Inagbe, chef de mission pour MSF en RCA. La même source annonce le transfert au gouvernement de toutes les responsabilités qu’avait l’ONG dans la région, « après quatre ans de travail à Berberati, dans la préfecture de la Mambéré-Kadei, l’organisation médicale internationale Médecins Sans Frontière vient de remettre la responsabilité de ses activités au ministère de la santé et au comité de gestion de l’hôpital régional », lit-on dans le communiqué.

Un cadre du ministère de la santé contacté par le RJDH, a sous couvert de l’anonymat confirmé la fin des activités de MSF à Berberati, « nous sommes informés de la fin des activités de MSF dans cette région. Je dois vous dire que l’ONG apportait un appui au gouvernement qui, dans ce cas, reprend automatiquement la mission qui est la sienne au niveau de l’hôpital et je puis vous dire que toutes les mesures sont prises », confie cette source.

L’intervention de MSF à Berberati s’était faite au moment où la région était confrontée à des questions de sécurité ayant occasionné plusieurs morts et blessés en 2014. Cette situation a très vite évolué et la localité a connu un début de stabilité en fin 2014 ce qui a permis à l’ONG de concentrer son intervention sur la santé des femmes enceintes et des enfants de moins de 15 ans, relate le document.

Selon les données de MSF, durant les quatre ans, 4750 enfants de moins de 5 ans souffrant de malnutrition, ont été pris en charge, 77200 consultations ont été faites et environs 5500 accouchements ont été facilités. L’organisation annonce aussi avoir vacciné 95 400 enfants contre huit maladies infantiles et plus de 22400 femmes en âge de procréer contre le tétanos en 2017.


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