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Mardi 17.10.2017 : 10H36

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

JEAN SERGE BOKASSA TROUVE LEGITIME LA CONTESTATION POST NOMINATION DES PREFETS ET SOUS-PREFETS

Un mois après sa nomination le 12 septembre 2017 à l’Administration du territoire, Jean Serge Bokassa sort de son silence et s’adresse à la presse ce 13 octobre à Bangui. Quelques faits majeurs sont à noter : son soutien à la contestation post-nomination des préfets et sous-préfets, sa méfiance dans ce gouvernement face à son avenir politique et sa vision de la rupture prônée par Faustin Archange Touadera.

Jean Serge Bokassa prend sort de son silence alors que les cadres de son département observent une grève pour désapprouver le choix de Touadera de nommer des personnalités étrangères au département à des postes de préfet et sous-préfet. Contestation que Jean Serge Bokassa juge de légitime et compréhensif. « C’est un mouvement de corps et je sais qu’il y a une part de légitimité mais je les écouterai avant de tirer une conclusion » a-t-il précisé.

De la Sécurité publique à l’Administration du territoire, Jean Serge Bokassa veut une garantie politique dans une cogestion qui se veut gagnant-gagnant. « Etre ministre, c’est d’abord une fonction consacrée par la constitution, et lorsque les hommes sont appelés à cheminer ensemble et dans un contexte qui est le nôtre, quelle que soit l’image de la perfection que vous avez, cet idéal prend forme après moult réflexions. Je suis partisan d’un partenariat franc » a-t-il justifié.

Dans sa démarche de partenariat franc, Jean Serge Bokassa attaque ses adversaires et lance un appel à la vraie rupture « ce régime dont je soutiens de par ma position auprès du chef de l’Etat a pour slogan la rupture. Je pense qu’il faut lui donner ses lettres de noblesse et nous devons lutter que certains pour mille et une raison par leur comportement puissent le vider de sa substance » a-t-il ajouté.

Entre la prudence et son avenir politique d’ici à 2021, le plus jeune des candidats à la présidentielle de 2015-2016 veut desserrer l’étau autour de sa marge de manœuvre. Sa position indique qu’il est prêt à tout mais surtout pas à n’importe quel prix. C’est encore une partie visible de l’iceberg qui indique les frustrations découlant du gouvernement Sarandji 2.

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LE PROVISEUR DU LYCEE DE MBAÏKI SE PLAINT DE L’INSUFFISANCE DES TABLES BANCS

Les activités scolaires 2017-2018 ont repris dans les établissements primaires et secondaires de la ville de Mbaïki. Cependant au lycée de Mbaïki, les élèves éprouvent beaucoup de difficultés concernant l’insuffisance des salles de classes et des tables bancs.

La rentrée scolaire 2017-2018 a été lancée le 18 septembre par le gouvernement. Cette reprise intervient dans un contexte où plusieurs établissements scolaires manquent de tables bancs alors que le pays est exportateur des bois.

Le proviseur du lycée de Mbaïki, Robert Sou déplore cette situation « présentement nous avons les salles qui n’ont pas de tables bancs. Nous n’avons que 158 tables bancs pour plus de 2.000 élèves. C’est vraiment insignifiant. Nous avons un bâtiment qui demeure sans toiture depuis plus de 5 ans. Ce bâtiment contient trois salles. Nous avons vraiment des difficultés parce que les élèves prennent cours à même le sol et c’est désagréable », a-t-il déploré.

Malgré les négociations engagées avec les autorités de la place, rien ne s’améliore, alors que les ressortissants de ce lycée ont mené plusieurs fois les missions d’évaluation pour la réhabilitation des bâtiments dudit lycée.

Le proviseur lance un appel de soutien à ce lycée public, « je sollicite les hommes de bonne volonté et je demande plus précisément au département de penser à nous, de voler à notre secours. Aux députés de la place de nous prêter main forte et surtout aux lobayens qui se trouvent partout de penser au lycée de Mbaïki qui est un lycée à caractère économique, littéraire et scientifique ».

Le lycée de Mbaïki a été créé en 1961 avec 4 bâtiments. Un de ces bâtiments est inopérationnel à cause de la toiture emportée par le vent.

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