RJDH : 12.10.2017

Jeudi 12 Oct. 2017 : 08H06

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 LES DEPUTES DE LA HAUTE KOTTO ACCUSENT LE GOUVERNEMENT DE FAIRE LE FAUX DANS LE RECRUTEMENT DES POLICIERS ET GENDARMES

Les députés de la Haute-Kotto ont critiqué le gouvernement et la Minusca de faire le faux et exige du gouvernement l’organisation du concours de la police et de la gendarmerie dans cette localité. Position exprimée par Arsène Kongbo, député de Bria lors d’une interview accordée au RJDH.

L’accusation des députés du centre du pays fait suite au fait que leur zone était sous occupation et n’avait pas composé le concours d’entrée au sein de la police et de la gendarmerie. Selon ces élus, grande est leur surprise de constater un admis au nom de leur préfecture et ils rendent responsable le gouvernement et la Minusca.

Arsène Kongbo, député de Bria estime que cette pratique ne participe pas à la rupture           « la ville de Bria et de Bangassou sont sous tension sécuritaires au moment où il y avait le concours des policiers et gendarmes. Alors que nous attendons l’organisation du concours dans ces localités, grande a été notre surprise de voir le nom d’une personne représentant notre préfecture. Nous accusons le gouvernement et la Minusca qui ont organisé ce recrutement car nos populations tiennent à la transparence et ces genres de pratiques relèvent du passé » a-t-il déploré.

Ces députés poursuivent en demandant au gouvernement de faire de la transparence « nous demandons au gouvernement de réorganiser le concours, mais si le gouvernement dit qu’à partir de ce moment il a déjà ces 500 policiers et gendarmes, à partir de ce moment on avisera. Mais je crois que c’est un processus et ce n’est que justice s’il faut réorganiser ce concours dans ces deux localités », a-t-il ajouté.

La réaction des élus de Bria fait suite quatre jours après la publication des résultats du concours d’entrée dans la police et la gendarmerie que le gouvernement a qualifié de succès.

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LES ELEMENTS DE 3R CHASSES DE BOCARANGA SE CONCENTRENT A KOUI

Chassés de Bocaranga par la Minusca le samedi, les éléments de 3R de Sidiki se regroupent à Koui, une localité proche de la ville de Bocaranga à l’ouest du pays. Information confirmée au RJDH ce 10 octobre par Eusèbe Ngaïssé, député de cette circonscription.

Les éléments de 3R ont occupé la ville de Bocaranga le 23 septembre de ce mois. Délogés par la Minusca après une opération militaire, ils se concentrent à Koui, ville proche de Bocaranga. C’est dans ce contexte que plusieurs députés ont affirmé au RJDH que la mission onusienne a délocalisé le problème et qualifient l’opération militaire de la Minusca du « cinéma ».

Les élus de la nation ont des avis divergents sur l’opération de la Minusca dans le nord-ouest du pays « il m’est difficile pour l’instant de commenter ce que la Minusca a fait dans le nord-ouest de notre pays le samedi dernier. Il faut rester prudent car les informations sécuritaires en notre possession font état d’un travail sérieux que la Minusca est en train de faire à Ngaoundaye et surement à Koui donc, je ne préfère pas parler pour l’instant pour donner la chance à l’action envisagée par la Minusca », a expliqué hors micro au RJDH un député du nord.

D’autres se disent sceptiques et critiquent l’action en ces termes « vous voyez, la Minusca a seulement déplacé le problème, ce n’est pas normal, quel genre d’opération il n’y a pas assez de perte en vies humaines. C’est du Cinéma, ceux qui sont chassés de Bocaranga sont aujourd’hui à Koui et sèment la désolation, ce n’est pas normal » a insisté un autre élu sous couvert de l’anonymat.

Plusieurs déplacés de Bocaranga ont commencé à regagner leur domicile après l’expédition de la Minusca contre les éléments des 3R le samedi dernier.

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TROIS PRESUMES AUTEURS DE VOL A L’HOTEL DU CENTRE MALTRAITE PAR LA POLICE

Trois personnes soupçonnées de vol d’un portable et d’une somme de trente mille ont été arrêtées et privées de visite de leurs avocats à l’office Centrafricain de répression du Banditisme (OCRB) à Bangui.

Il s’agit de deux gardiens et un stagiaire de l’hôtel du Centre arrêtés à la demande du directeur de l’hôtel du Centre après le constat de disparition des biens appartenant à un client. Selon le constat du RJDH le droit fondamental de ces personnes n’est pas respecté.

Noël Maraba-Sana proche parent du stagiaire, a signalé des cas de maltraitance, « l’état de santé de notre frère est déplorable de suite du traitement inhumain et dégradant que la police lui a infligé et il est traumatisé. Ce matin, les policiers ont refusé la visite de son médecin. Nous déplorons ce traitement cruel infligé à notre frère. Malgré tout, il bénéficie de la présomption d’innocence, donc il faut respecter», a réagi le frère ainé du stagiaire.

Le directeur de l’hôtel n’a pas souhaité répondre aux questions mais en off décrit les faits de la sorte, « le vendredi soir, un personnel de la CEMAC en sortant a remis la clé de sa chambre à la réception. Au retour aux environs de 22 heures, il constate la disparition de son téléphone portable et une somme de trente mille francs » fait-il savoir avant de confirmer que c’est lui qui a appelé la police pour nécessité d’enquête.

Devant les accusations de mauvais traitement de la police et de violation de droit des usagers, le directeur de l’OCRB n’a pas été joignable pour répondre aux sollicitations du RJDH.

Selon l’article 5 de la déclaration Universelle des droits de l’homme, « nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels inhumains ou dégradants ». La police à l’obligation de protéger, promouvoir et d‘appliquer les Droits de l’Homme.

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LE PRESIDENT DE LA COLONIE CONGOLAISE SOUHAITE UNE SOLUTION BILATERALE SUR LE CAS DES RESSORTISSANTS EN SITUATION IRREGULIERE

Le président de la colonie RD Congolaise vivant en RCA a appelé à une solution bilatérale et l’action humanitaire en faveur des personnes arrêtées. Appel lancé ce 09 octobre, après trois (3) jours de l’opération des forces de l’ordre contre les sans-papiers congolais dans le pays.

Plusieurs sujets RD Congolais en séjour irrégulier dans le pays  ont fait l’objet d’arrestation par la gendarmerie du Port Amont à Bangui. Cette opération déclenchée le vendredi dernier par les autorités se poursuivent encore. « La majorité des gens arrêtés vivent dans des conditions irrégulières et cela ne date pas d’aujourd’hui et ce qui se justifie par l’étendue de la frontière fluviale qui sépare les deux pays, qu’il ne faut pas ignorer » a justifié Bangoma Aboubakre Bakres, président de la communauté RD Congolaise à Bangui.

Le président de la colonie appelle les deux Etats à prendre leur responsabilité « les autorités congolaises doivent mettre des mécanismes de sécurisation de frontière afin qu’on ne se retrouve pas dans ces situations. Nous appelons les autorités centrafricaines qui ont procédé à l’arrestation au respect de la présomption d’innocence et au traitement humain de nos concitoyens et je souhaite qu’on mette en place une action humanitaire en faveur des personnes arrêtées », a-t-il souhaité.

Il appelle les centrafricains et les congolais au calme et plaide à ce que ces genres d’opérations soient faites selon les règles de l’art et exhorte les deux communautés à ne pas faire de la confusion entre les congolais en séjour régulier et les sans-papiers. L’ambassadeur RD Congolais n’a pas souhaité réagir à ce sujet.

Selon les informations du RJDH, plus de 150 arrestations ont été faites.

 

*** RJDH ***

 

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