RJDH : 04.12.2017

Lundi 04 décembre 2017 : 10H40

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

DES HOMMES ARMES AU NORD DU PAYS VOLONTAIRES AU DESARMEMENT MALGRE LA PRISE DE POSITION DU FPRC

Au total 204 éléments dissidents du FPRC de Nourredine Adam dans la Vakaga ont fait allégeance au pouvoir de Bangui et annoncent leur intention de déposer les armes. Position exprimée au RJDH dans un entretien téléphonique ce jour 29 novembre.

Cette faction placée sous la coupe du Mouvement de la Paix et la Réconciliation d’un Centrafrique Nouveau est dirigée par Abdel Kane. Ce revirement des groupes armés intervient moins d’un mois après le passage de Faustin Archange Touadera dans la région. Il marque un déphasage avec la politique prônée par Nourredine Adam qui exige à ses représentants de quitter le gouvernement et le comité consultatif du DDRR.

 « La situation que continue de vivre la République centrafricaine ne nous arrange plus ; nous sommes devenus l’ami de la mort, de la pauvreté et on en a assez avec l’histoire de guerre. On ne veut plus vivre dans la même situation. Nous sommes tous au nombre de 204 à nous retirer et nous voulons aller au désarmement, c’est difficile pour nous de circuler, du côté des musulmans, on nous prend comme des Anti Balaka, et du coté chrétiens, nous sommes considérés des Séléka » a ajouté Abdel Kane.

Animé par une crise interne, le FPRC de Nourredine Adam qui refuse l’autorité du pouvoir central risque de participer au processus DDRR au rang dispersé, avec l’aile Abdoulaye Hissene difficilement maitrisable, Azor Khalid et maintenant Abdel Kane.

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LES DEPUTES DIVISES SUR LA LIGNE BUDGETAIRE DU GOUVERNEMENT POUR L’EXERCICE 2018

Les députés ont émis des avis divergents sur le projet de loi de finance 2018 soumis au débat en plénière ce 29 novembre. La majorité présidentielle et la commission finance et plan ont appelé au vote du budget alors que l’URCA, parti politique d’opposition appelle à voter non parce que les questions sécuritaires sont sous évaluées.

161,7 milliard de ressources propres réparties par régies, ces ressources que le gouvernement compte mobiliser interviennent dans un contexte de croissance en Afrique et dans les pays émergents. L’adoption de la loi de finance intervient au moment où la commission Finance et plan de l’Assemblée nationale n’a pas encore le projet de loi de règlement de l’exercice 2017 pour mesurer la pertinence du budget.

André Nalké Dorogo, premier vice-président de l’URCA et député de Berberati appelle à la désapprobation de la loi « nos compatriotes à l’intérieur du pays sont des déplacés internes, ils sont dans la brousse et tous les jours les groupes armés massacrent et entant que digne représentant de la population nous ne pouvons pas faire fi de tout cela. Nous ne votons pas parce qu’elle ne répond pas aux attentes de la population », a justifié l’honorable Nalké qui ne comprend pas pourquoi le budget de la présidence et de la primature excède celui de la défense et de la sécurité.

L’adoption du budget ne fait l’ombre d’aucun doute, mais la position de l’URCA marque une avancée dans les débats contradictoires et constructives à l’hémicycle de l’Assemblée nationale.

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PLUS DE 60,40% D’ARRIERES DE COTON APURE SELON LA CELLULE COTON

Dans le cadre de la relance de l’agriculture après la crise, le gouvernement confirme le payement des arriérés des cotonculteurs à hauteur de 60,40% soit 870 781 373Fcfa sur 1 441 420 281F que l’Etat leur doit. Ces chiffres sont avancés par Ibrahim Amiodou, directeur de la cellule coton dans une interview accordée au RJDH ce 27 novembre à Bangui.

Le payement des arriérés de coton post-conflit a été lancé par Faustin Archange Touadéra à Bossangoa en 2016. Ces payements selon les structures gouvernementales permettent la relance du secteur primaire et secondaire de l’économie. Cette annonce est faite alors que le gouvernement table sur les retombés du RCPCA pour booster l’économie agricole, secteur prometteur d’emploi.

Le responsable de la cellule coton présente le tableau de bord globale de la manière suivante. « Les arriérés des cotonculteurs de 2011 à 2013, ont été payés en partie pour les uns et l’apurement a été total pour les autres. L’apurement des cinq régions de la cellule coton en 2017 s’est effectué pour la préfecture de l’Ouham-Péndé. Les 115 132 129 ont été versés, les arriérés de la préfecture de l’Ouham s’élèvent à 1 071 344 835. La Nana-Gribizi comptait environ 142 449 523 FCFA, tous ont été apurés. Le gouvernement a pu payer la totalité des arriérés de la préfecture de la Kémo qui s’élevait à 98 449 523 FCFA. Les cotonculteurs de la préfecture de la Ouaka ont perçu tous les arriérés dont le montant a été fixé à 14 008 738 FCFA », a décrit.

Selon le directeur de la cellule coton, Ibrahim Amidou, ces arriérés ont été apurés sur les fonds propres de l’Etat, « après l’audite de la banque mondiale, il était convenu que c’est cette structure monétaire qui a la charge d’apurer les arriérés aux cotonculteurs. Le système est complexe, le gouvernement a été obligé de payer ces arriérés sur les fonds du trésor public en attendant», a expliqué le directeur de la cellule coton.

Il a confirmé qu’en 2017,  la production du coton graine a été de 1.700 tonnes. La coton fibre s’élève à 677 tonnes exportés vers la Chine, un partenaire et un marché préférentiel pour la Centrafrique.

Selon les prévisions de la cellule, le gouvernement projette accroitre le tonnage d’ici 2018.

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CENTRAFRIQUE : L’INSPECTEUR ACADEMIQUE DE BANGUI PROJETTE LA REGLEMENTATION DE VENTE DES ARTICLES DIVERS DANS LES ECOLES

Plusieurs établissements scolaires de Bangui sont érigés en semi marché où sont vendus des articles divers. Cette situation est catastrophique du fait que certaines classes sont envahies de fumée des gargotières. Face à cette situation Dieudonné Gazalogo, inspecteur académique opte pour la réglementation. Il l’a dit dans une interview avec le RJDH.

Dieudonné Gazalogo menace de poursuivre les réfractaires en ces termes. « Tous les établissements publiques disposent d’un règlement intérieur qui interdit la vente des produits tels que la cigarette, la boisson aux alentours de salle de classe, des denrées alimentaires dans la cour de l’école. Ces dispositions ne sont pas respectées et j’appelle au respect de ces dispositions car le non-respect entraine à des poursuites judiciaires » a insisté l’inspecteur académique.

La projection de l’inspection académique de Bangui intervient dans un contexte de non maitrise des aliments vendus aux enfants en violation de l’arrêté ministériel ayant prévu des dispositions pratiques sur les permis et les interdits. La projection de l’académie est faite alors que l’Unicef dans son rapport du mois de juin dernier s’alarme sur la situation globale d’éducation dans le pays.

Un tour dans les établissements publics et privés de Bangui permet au RJDH de constater que certains établissements sont inondés de stand parfois proche de salle de classe, à l’exemple de l’école des 36 villas où les enseignants se plaignent de la fumée qui envahit les élèves pendant les heures de cour. Un élève dudit établissement raconte « c’est bien pour nous d’avoir de quoi acheter pendant la récréation, mais parfois la présence de ces femmes qui vendent ici fait que nous sommes envahis de fumé et cela ne fait pas du bien » a-t-il dit.

Le directeur de l’école 36 villas A Aubin Boygoto souhaite le respect des normes. « Nous aspirons la fumée a des heures de cours ce n’est pas normal. C’est vrai ce qu’elles font c’est pour aider les élèves à avoir de sous-bassement. Cependant nous déplorons les conditions dans lesquelles les choses sont préparées et nous avons tenu des réunions avec ses femmes pour leur faire comprendre que le règlement intérieur de l’école interdit l’étalage de ce qui est mangé dans la cour. Malheureusement, nous avons prêché dans le désert » a-t-il regretté.

Lucie Béatrice Yamati vendeuse à l’école des  36 Villas dit le contraire des élèves « nous apportons des soutiens a ses élèves qui en sont dans le besoin de trouver de quoi mangé pendant la récréation, je ne pense pas que ce que nous faisons  amène du désordre. C’est vrai certaines d’entre nous ne prennent pas soin de ce qu’elles vendent » a-t-elle déclaré.

C’est une première réaction des autorités enregistrée dans un contexte de nuisance sonore à proximité des écoles et la vente des produits non contrôlés aux élèves.

*** RJDH ***

 

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