Réveil Centrafricain, un imperatif pour un veritable ...

Jeudi 15.06.2017 : 09H50

Réveil Centrafricain, un imperatif pour un veritable developpement

 

Comprendre le sens des mots,« Le Réveil, la Résistance », c’est la prise de conscience des filles et fils de la Centrafrique, en ce temps dur, ce temps de résistance, de reconquête de nos valeurs et identités pour nous-mêmes afin de regagner le concert des nations en tant qu’Etat souverain, un peuple fier et uni. C’est la seule voie qui conduit inexorablement au développement de notre pays.

Une résistance en faveur d’une révolution par excellence, celle de l’esprit issue de la conviction qu’il est indispensable de changer nos attitudes mentales et nos valeurs intrinsèques qui façonnent le cours du développement de notre cher et beau pays, la République Centrafricaine. Résonner d’un grand coup de pied dans la fourmilière mentale: une mise à plat de toutes nos névroses nationales (clanisme, tribalisme, clientélisme et l’intérêt personnel au lieu d’une vision globale).

En effet, il est clair que pour comprendre la politique extérieure d’un Etat, son attitude sur la scène diplomatique, il faut à la fois faire la part de sa géographie, c’est-à-dire savoir qui est là comme voisin et qui ne l’est pas. C’est pour cela que la politique extérieure ne peut se comprendre que par rapport à la politique intérieure. On ne peut pas déconnecter les deux, c’est très capital. Car ce sont les conditions géographiques et historiques qui, souvent commandent les politiques extérieures spécifiques.

Dénigrée par ses voisins, la République Centrafricaine est victime de son hospitalité. Toutefois, le geste de l’hospitalité n’est ni aisé ni spontané et requiert un effort, car il recèle un danger et une menace; c’est pourquoi, une certaine mesure de sécurité devrait être maintenue avec l’étranger pour préserver l’altérité.

Les Centrafricains, se rappelleront en 2003, l’arrivée en grande pompe du soldat général François Bozizé avec sa horde de mercenaire ouvrant ainsi grandement la bergerie aux loups assoiffés de sang. Beaucoup de centrafricains vivaient déjà une grande frustration, un sentiment d’exaspération suite aux rôles qu’ont joués ces milices comme gardes rapprochés du Chef rebelle autoproclamé président. Ils ont profité de leurs positions pour mettre en place un réseau de mercenaires sans foi ni loi dans les régions du nord-est et du Centre (Birao, Koui, Bambari, Berberati etc.) sans que les centrafricains ne soupçonnent quoi que ce soit.

En 2001, déjà la RCA était envahie par les miliciens Banyamuléngués de Jean Pierre Bemba-Gombo, qui avait répondu présent à l’appel au secours du régime balbutiant de son ami fantoche Ange-Félix Patassé, suite au coup d’Etat manqué du 28 Mai 2001. Ainsi le territoire Centrafricain devient le théâtre de violences inouïes : des viols massifs, des massacres de populations civiles, des tortures systématiques, des exécutions sommaires... Voilà ce que les filles et fils de ce pays ont enduré par la cupidité, la soif de pouvoir de leurs gouvernants qui vendent leurs âmes au diable condamnant toute une nation au désastre.

De ce fait, depuis toujours, le peuple Centrafricains voyait son pays avec les yeux de la victime. Il ne voyait nullement le rêve Centrafricain. L’attente de ce qui viendra, n’était plus espérance mais angoisse. Rongé par le pessimisme comme la gale, le peuple Centrafricain ne croyait plus à son destin et qu’il a consenti à se laisser s’autodétruire dans les affres de la haine et d’autres élucubrations.

Mais, il est cependant depuis quelques temps, un mot magique, qui circule dans les esprits du peuple marginalisé, ce mot contient en lui tous les avenirs imaginables, et n’est jamais si riche d’espoir que dans les situations désespérées de « Koui, Alindao, Bambari, Bangassou, Obo ...». C’est le mot Résistance centrafricaine.

Une résistance qui s’imprègne de l’idéologie d’une révolution d’esprit de feu président fondateur Barthélemy Boganda, car une prise de conscience est capitale pour le destin de notre pays.

Aujourd’hui, le réveil centrafricain est inéluctable pour un meilleur avenir. Seul le courage, la bravoure de « Nous », Peuple Centrafricain pourraient mettre fin à ce chaos sécuritaire, économique qui est le véritable ennemi de notre développement. Le gouvernement en place se démêle tant bien que mal pour hisser ce pays dans le concert des Nations.

Car, il est inconcevable pour un Etat souverain qui se respecte, de laisser des groupuscules rebelles, terroristes venir semer le chaos sur son territoire sans se donner les moyens de les combattre et éviter la balkanisation de son territoire.

En conséquence, peut-on dire, aujourd’hui, que l’ordre sécuritaire, ainsi que l’attitude du peuple Centrafricain vis-à-vis de ces groupes rebelles aussi agressifs que barbares, soient-ils, seraient désormais organisés autour de la fameuse maxime du philosophe, politologue, historien Raymond Aron qui dit « Paix impossible, guerre improbable ». Seul l’avenir nous le dira.

En tout état de cause, il faut que tout change pour que rien ne change en RCA

 

Sinclair ARIES

 

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