RADIO COMMUNAUTAIRES

Mardi 31 Oct. 2017 : 10H42

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

GUINEE EQUATORIALE : EXEMPTION DE VISA AUX RESSORTISSANTS DE LA CEMAC

 

Après une longue hésitation pour raison d’insécurité, Malabo a enfin acté les dispositions de l’Acte additionnel n° 08/05 – CEMAC – CCE du 25 juin 2013 relatif à la libre circulation dans la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC).

Pour faciliter la libre-échange dans la CEMAC, ses pays membres avaient pris l’engagement en 2013 de supprimer les visas d’entrée à leur frontière. Cinq (05) ans après, cette décision se concrétise après sa mise en application par la Guinée Equatoriale qui a emboité le pas à ses pairs.

D’après la circulaire conjointement signée par le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Clemente Engonga Onguene, et le ministre d’Etat, ministre de la Sécurité nationale, Nicolas Obama Nchama, « tout ressortissant des pays de la CEMAC (Cameroun, Centrafrique, Congo Brazzaville, Guinée équatoriale, Tchad) peut désormais entrer sans visa en Guinée équatoriale, mais doit être détenteur d’un passeport biométrique ». Le texte officiel précise que « le séjour ne doit pas dépasser trois mois ».

Par cette décision, Malabo rejoint ainsi le Tchad, la Centrafrique, le Congo Brazzaville et le Gabon qui avaient entériné les dispositions de l’Acte additionnel n° 08/05 – CEMAC–CCE du 25 juin 2013 relatif à la libre circulation dans la CEMAC.

 

Et le Cameroun ?

 

Sur les six (06) pays de la CEMAC, seul le Cameroun – poids lourd économique de la région- n’a pas encore officiellement entériné l’Acte additionnel n° 08/05 – CEMAC – CCE du 25 juin 2013.

Son sous-directeur Afrique centrale au Ministère des Relations Extérieures, Mr Olivier Kenhago Tazo, a déclaré que le Cameroun est depuis longtemps dans la logique de la libre circulation.

Mr Olivier Kenhago Tazo a indiqué que « le Cameroun est le premier à avoir entériné la libre circulation dans la sous-région. Mais sa décision avait été prise sous réserve de réciprocité. Donc, aujourd’hui que les autres pays sont ouverts à la libre circulation, c’est automatique pour le Cameroun ».

Espace économique, la libre circulation dans la CEMAC est un grand pas vers la création du marché commun de l’Union Economique de l’Afrique Centrale.

Peut – on rêver du passeport CEMAC et de la Compagnie Air CEMAC ?

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HRW DOCUMENTE PLUS DE 200 MEURTRES DES CIVILS EN CINQ MOIS

 

Human Rights Watch (HRW) a documenté les meurtres d’au moins 249 civils perpétrés depuis mai par des groupes armés, pour la plupart dans les régions du centre-sud et sud-est du pays. C’est ce qui ressort d’un rapport publié le 27 octobre dernier.  

Le rapport de HRW est rendu public alors que les régions Est et sud-Est connaissent encore des violences et représailles des groupes rivaux qui s’affrontent depuis plus d’un an. HWR a révélé que ce chiffre ne représente toutefois pas le nombre total de civils tués dans tout le pays, ni les nombreux meurtres commis dans des zones reculées et difficiles d’accès.

Selon HRW, de mai à octobre, plus de 249 cas de meurtre des civils ont été documenté, 25 cas de viols commis durant la même période par des membres de groupes armés dans la province de Basse-Kotto et plus de 450 maisons incendiées. Les groupes armés UPC de Ali Darass, MPC de Alkhatim et des miliciens Anti-Balaka sont ciblés par des violations des droits de l’homme.

Les villes Alindao, Kembe, Gambo, Bangassou, Zemio et Batangafo ainsi plusieurs villages sont fortement touchés par les violations documentées par HRW en cinq mois. HRW note dans d’autres cas, l’absence des troupes de l’ONU dans ces zones a laissé les civils sans protection. Dix militaires de maintien de la paix ont été aussi tués en 2017 dans des attaques commises à travers le pays par des groupes armés.

« La fréquence des meurtres de civils en République centrafricaine en 2017 est alarmante et dans de nombreuses régions du pays, les civils ont désespérément besoin de protection », a déclaré Lewis Mudge, chercheur senior auprès de la division Afrique à Human Rights Watch.

Les affrontements actuellement en cours ont dans le pays, forcé des dizaines de milliers de personnes à fuir leurs domiciles depuis mai, portant le nombre total des personnes déplacées à l’intérieur des frontières à 600.300, selon des chiffres de l’ONU, et le nombre total des réfugiés à 518. 200, soit le niveau le plus haut depuis mi 2014.

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LES DEPLACES DU MBOMOU SOUTENUS PAR LE PAM ET LA CARITAS

 

Plusieurs Les déplacés de Bakouma, Gambo et Nzako ont bénéficié des vivres et non vivres après la crise sécuritaire. Une initiative du PAM et de la Caritas dans la zone.

Ils sont environ un millier à recevoir ces dons après la tension sécuritaire dans le sud du pays. Ces personnes sont assistées alors que plusieurs des déplacés externes attendent rentrer au pays. Ces déplacés ont eu les kits après une campagne de sensibilisation organisée par les deux structures humanitaires.

La semaine passée et cette semaine, le PAM, après la Caritas ont organisé une campagne de distribution à ces déplacés. Les produits tels que le riz, le haricot ou le petit pois ont été distribués à ces personnes vulnérables. Une action saluée par les bénéficiaires qui remercient le PAM et la Caritas « le geste de ces humanitaires est de grande importance pour nous qui avons tout perdu et qui sommes dans des conditions difficiles », a témoigné au RJDH un bénéficiaire.

La distribution des vivres et non vivres aux déplacés du Mbomou intervient plusieurs mois après les violences armés ayant fait plusieurs morts et déplacés internes et externes dans cette région.

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L’ECOLE A MARKOUNDA FRAGILISEE PAR LE NOMBRE INSIGNIFIANT DU PERSONNEL ENSEIGNANT

 

Sur 43 écoles que compte la sous-préfecture de Markounda, un seul instituteur fait office de directeur et professeur du lycée. Une situation décriée par Béatrice Emilie Epaye l’élue de cette circonscription dans une interview accordée au RJDH ce 27 octobre à Bangui.

Plusieurs régions du pays manquent du personnel enseignant. Cette situation laisse la voie libre à l’emploi des maitres parents ou à l’abandon des enfants à eux-mêmes. Le cri de cœur d’Emilie Beatrice Epaye intervient alors que le ministre de l’Education Nationale Moukandas Nour, menace des enfants ayant refusé de prendre leur fonction de suspension de solde.

Le député de Markounda Béatrice Emilie Epaye a regretté la carence d’enseignants qualifiés dans la sous-préfecture de Markounda, « ma circonscription compte au total 43 établissements scolaires publics. Les fonctionnaires et agents de l’Etat affectés dans cette région ont refusé de prendre fonction suite aux violences armées. On note trois groupes armés qui sévissent dans cette localité et qui violent les droits à l’éducation des enfants » a-t-elle déploré.

Les bouleversements dans le plan de l’éducation trouvent leur explication par l’accumulation de rôles à défaut de l’autorité de l’Etat dans la région, « le seul directeur d’école s’est substitué en inspecteur d’enseignements. Il assure l’intérim du sous-préfet pendant deux ans. Le nouveau sous-préfet a été nommé, la population attend son  arrivée », a décrit Béatrice Emilie Epaye, avant d’annoncer que la population de Markounda.

Les plaintes des élèves et de l’élue de Markounda arrivent un mois après l’ouverture des classes lancée par le gouvernement.

 

***** RJDH *****

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