QUID DU PARCOURS POLITIQUE DU FEU PRESIDENT BARTHELEMY B.

Mercredi 25.01.2017 :14H39

QUID DU PARCOURS POLITIQUE DU FEU PRESIDENT BARTHELEMY BOGANDA DE 1946 AU 29 MARS 1959

Né le 10 avril 1910 (même avant cette date pour absence d’Etat– civil) au village Bobangui dans la Lobaye, fils d’un père paysan, feu président Barthélemy Boganda est très vite devenu orphelin de père et de mère dès son bas âge. Il était ordonné premier prêtre oubanguien par Monseigneur Grandin, le 27 mars 1938.

Après l’éclatement de la vie politique en Oubangui – Chari, après la promesse du général Degaulle, Grandin choisit Barthélemy Boganda pour se présenter aux élections législatives de 1946. Arrivé en France, il se rend compte que c’est le multipartisme qui prévaut, il va s’adhérer au Mouvement de Révolution Populaire (MPR). Là, il va dénoncer les abus de l’église catholique et les traitements inhumains qu’infligent les prêtres sur les populations. Sa première carrière politique avait débuté en 1946, quand il est élu le premier député de l’Oubangui – Chari. D’où la création de son propre parti politique, le Mouvement de l’Evolution Sociale de l’Afrique Noire (MESAN), en 1949, pour lui permettre de bien mener son combat politique de libéralisation de l’Afrique noire du joug de la colonisation occidentale.

Mais très vite, Barthélemy Boganda avait été condamné à deux (2) mois de prison ferme, ainsi que son épouse à quinze (15) jours, pour cause de leur inculpation dans le mouvement de la marche pacifique à Mbaïki.

Il devient le premier maire de la ville de Bangui, le 24 décembre 1956. Elu président du Grand Conseil de l’Afrique Equatoriale Française (AEF) en 1957, il va former son premier gouvernement avec Goumba, Dacko, Guériot… et va demander l’autonomie de l’Oubangui – Chari.

En 1958, Barthélemy Boganda va amener tous les Présidents Directeurs Généraux (PDG) concessionnaires à serrer les mains aux africains au cinéma le « REX » à Bangui.

Après la rencontre de Brazzaville avec Degaulle, pour le référendum en 1958, il a demandé l’unification de l’AEF par la formation de la grande RCA, qui ne devait pas s’étendre seulement sur l’Afrique Centrale. Mais il a eu discorde entre les dirigeants de l’époque et chacun doit retrouver son pays et proclamé sa propre indépendance, sa propre République. Trois (3) jours après, Barthélemy Boganda va proclamer la RCA, le 1er décembre 1958.

Le 29 mars 1959, il s’est rendu à Berbérati pour planter le mat du drapeau de la RCA et le présenter officiellement à ses compatriotes, mais c’est à son retour qu’il trouvera la mort dans un crash d’avion, qui le transportait avec quelques membres de son gouvernement. Et le flou demeure aujourd’hui sur les causes de ce crash d’avion, non loin de la sous-préfecture de Boda, dans le village Boganda, ainsi que les circonstances de sa disparition tragique.

Barthélemy Boganda de son vivant et à son époque, militait toujours pour l’intégration des pays africains, à travers leur unification dans de grandes communautés régionales et sous régionales. Politiques, économiques et monétaires. Et ceci pour faire leur force et leur donner du poids face aux comportements rétrogrades et ignobles des puissances colonisatrices. C’est pourquoi  il disait, « l’union fait la force », et « malheur à l’homme seul ». Mais hélas, il n’a pas été compris par ses contemporains et a été combattu. Car l’intérêt nationale a prévalu sur l’intérêt supranational de l’Afrique. C’est bien triste comme réalité. A plus de cinquante sept (57) ans après la disparition tragique du père de la nation centrafricaine, quelle est la situation politico-sécuritaire, humain, sociale, économique, monétaire… de l’Afrique en général, et de la RCA en particulier ? Méditons-en ensemble, car « l’Afrique est mal partie » depuis les indépendances jusqu’à nos jours.

Le Petit YEKOA

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