QUI VEUT DEFIER L’ETAT CENTRAFRICAIN ?

Vendredi 17 Novembre 2017 : 08H47

QUI VEUT DEFIER L’ETAT CENTRAFRICAIN ?

 

La faiblesse de la Minusca se dessine clairement par les récentes tueries qui ont été perpétrées  au Km5  et dans les quartiers environnants.  Au total,  plus d’une dizaine de personnes ont perdu la vie dans cette nouvelle vague de violence. Pendant que le sang jonchait le sol du Km5 et ses alentours, rien n’a pu être fait par la Minusca pour stopper ces violences. Après un long moment d’accalmie, le Km5 qui tentait de retrouver avec plus ou moins de bonheur sa quiétude, replonge dans le bain de sang. Ces dernières violences témoignent que plusieurs efforts restent à déployer afin de sécuriser toute la République Centrafricaine.  Comment un groupuscule d’assassins ose défier la Minusca avec toute son armada de guerre en pleine capitale de surcroit ? Et ce, pendant deux jours ?

Ces dernières violences révèlent clairement les intentions latentes de certains ennemis de la paix qui ont soif de détruire tous les efforts du gouvernement Centrafricain. Lesquels efforts sont orientés vers un retour définitif à la paix. Alors que  tous aspirent à la paix et à la cohésion sociale, certains se bornent à fomenter des troubles afin de réduire à néant le développement de la République Centrafricaine. Ces événements tristes ont révélé l’importance de l’armée pour un Etat. Les victimes ont été sans défenses durant deux jours. La police et la gendarmerie nationale toujours mal équipées n’ont rien pu faire pour boucler le secteur et restaurer l’ordre.

 Alors dans cette situation, allons-nous toujours attendre vainement le DDRR et la réhabilitation des FACA qui ne se réalisent pas jusqu’à lors ?  « La patience est la mère de toutes vertus », comme le souligne un adage mais le contre pied de ce même adage dit, « ne remets pas à demain ce que tu peux faire aujourd’hui, car qui remet à demain trouvera malheur en chemin ». Comme preuve, plus le temps passe, plus l’on ne concrétise pas les discours, plus les violences s’accentuent. En pleine capitale, une réaction devait être automatique. Si non la souveraineté interne qui suppose que rien, ni personne n’est au dessus de l’Etat, sera bafouée par les ennemis de la nation.

En tant que bons citoyens, comment peut-on prétendre défier son Etat ? Et pourquoi  donner du fil à retordre aux efforts consentis par certains pour pallier aux maux qui gangrènent la société ? Depuis quelques années, le poumon économique de Bangui a perdu sa cote de popularité. Le marché de Km5 n’est plus saturé de monde comme jadis. Restaurer la sécurité dans cette partie de la capitale est d’une importance majeure. Le Centrafricain ne doit plus vivre avec la terreur au ventre. Si la libre circulation des biens et des personnes est garantie par les Droits de l’Homme, alors le Centrafricain doit également en bénéficier.

Félicien NZ. MAMADOU

 

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