« QUI PAIE SES IMPOTS, BATIT SON PAYS »,

Mardi 11/04/2017 : 09H41

« QUI PAIE SES IMPOTS, BATIT SON PAYS », PEUT-ON LIRE A LA DIRECTION GENERALE DES IMPOTS

Dans la leçon d’Education civique, il est mentionné nous citons, « un bon citoyen est celui qui paie ses impôts ». Et en payant régulièrement ses impôts, construit ou bâtit par la suite son pays. Est-ce le cas aujourd’hui après la crise qui a frappé et continue de frapper notre cher et beau pays, la RCA. Et la rédaction de Centrafric Matin s’interroge en ces termes : combien de Centrafricains, des responsables d’entreprises, de sociétés et consorts, paient régulièrement leurs impôts pour bâtir leur pays ? Cette question aurait dû être posée à la direction générale des impôts puisque c’est elle qui dispose des statistiques. Nous pouvons affirmer d’ores et déjà, et sans nous tromper que peu d’individus sont en règle avec la direction des impôts.

Aujourd’hui, dans certaines villes du pays, la paix et la sécurité semblent revenir petit à petit. Pour illustrer nos propos, nous prenons pour exemple la ville de Bangui et précisément le marché du Centre-ville. A l’arrivée des agents des impôts, nous assistons à un spectacle à nous couper le souffle. Avant même que les fonctionnaires et agents de l’Etat descendent sur le terrain pour faire des recouvrements, tous ceux qui n’ont pas payé leurs impôts, sont déjà au courant de leur descente. En une fraction de seconde, tous les kiosques, les boutiques et autres sont fermés. Les propriétaires disparaissent comme une trainée de poudre. Arrivés sur le lieu du contrôle, c’est-à-dire dans le marché, ces agents ne font que constater la fermeture des boutiques et kiosques. Tout se passe comme si les commerçants ont leurs antennes, leurs agents secrets à la direction des impôts qui, par conséquent leur communiquent sur tout ce qui s’y passe. Est-ce de cette façon que nous allons reconstruire ou bâtir notre pays qui est tombé plus bas que terre ? C’est vraiment impensable. Et cette situation de non-paiement des impôts par les Centrafricains nécessite une sensibilisation accrue du côté des services des impôts. Car en RCA, on ignore tout, même la loi que les gens disent, « nul n’est censé ignorer la loi ».

Et les Centrafricains doivent comprendre que, ce sont les impôts que nous payons, qui contribuent à l’édification du pays. Pour votre gouverne, 45% des recettes fiscales perçues par les agents des impôts dans une région donnée, vont directement dans la caisse de la municipalité de cette ville. Et c’est avec cet argent que la mairie se développe en entretenant des pistes rurales, des écoles, des hôpitaux et autres. Mais si les impôts ne sont pas payés par les contribuables, comment peut-on entreprendre de tels travaux ? Et nous savons tous que sans argent, rien ne peut se faire. L’Etat de son côté ne peut aussi rien faire pour satisfaire les besoins de son peuple.

Par conséquent, nous devons payer nos impôts pour bâtir notre pays. Aujourd’hui, les gens se plaignent du manque des hôpitaux, des écoles, des routes, et nous en passons. Mais pour réaliser ces grands travaux d’utilité publique, chacun doit payer ses impôts pour que l’Etat puisse faire face aux demandes, aux attentes de la population. Au cas où il n’y a pas un rond dans la caisse de l’Etat, que peut-il faire ? Quel miracle peut-il opérer ? Et nous sommes les premiers à dire, « nos routes sont en mauvais état », « il n’y a pas de centre de santé dans notre région », « nos enfants ne vont pas à l’école parce que les bâtiments scolaires n’existent pas ». Payons d’abord nos impôts, et en retour, exigeons du gouvernement de nous faire telle ou telle chose. Il le fera car l’argent des impôts est là. Mais si à la vue des fonctionnaires et agents des impôts, nous fermons nos boutiques, nos kiosques, nos entreprises pour échapper au contrôle, pouvons-nous bâtir notre pays ? Où est le sérieux ?

C’est pourquoi nous exhortons les Centrafricains à se rapprocher des services des impôts pour s’acquitter de ce qu’ils doivent à l’Etat. C’est seulement de cette façon qu’on peut bâtir son pays, et par la suite devenir un bon citoyen. Un bon citoyen est celui qui paie ses impôts et non celui qui détale comme un lapin ou qui ferme son commerce à la vue des agents des impôts. Cette pratique doit cesser. Une mesure corrective doit être prise par le gouvernement pour réprimer ce genre d’individus. Car si nos mémoires sont bonnes, les recettes fiscales viennent après les recettes douanières. La perception des impôts ne doit pas être négligée car il y va du devenir de la RCA.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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