QUI DETIENT UN BATON MAGIQUE COMME MOÏSE ...

Lundi 14 Novembre 2016 : 10h07

QUI DETIENT UN BATON MAGIQUE COMME MOÏSE POUR RETOURNER LA SITUATION DE LA RCA ?

 

Après les violences de ces derniers temps à Ndomété, Kaga-Bandoro, Kouango, Koui, Ngakobo et nous en passons, les Centrafricains ne savent plus ce qu’ils disent. Ils ne contrôlent plus leur langage. Or, nous savons tous qu’un rebelle est un rebelle. Il n’hésite pas à tuer, même pour rien au monde. Et pire encore, quand il se sent en danger de mort, il devient un taureau blessé. L’être humain, devant lui, est semblable à un animal.

Pour ces races de vipères, de rapaces, il faut adopter une diplomatie convaincante pour les ramener à la raison. Les faire changer d’avis en un  laps de temps, n’est pas chose aisée. Et ça, les Centrafricains doivent le comprendre une fois pour toute. Les vrais ennemis du peuple et de la République ne sont autres que les groupes armés réfractaires au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Ce sont ceux-là qui donnent du fil à retordre à leurs compatriotes.

Mais qui peut lever le petit doigt pour nous dire qu’il a un bâton magique et qu’il peut retourner la situation sécuritaire de la RCA en un temps record ? Aucun individu, même s’il est un extraterrestre. Le président démissionnaire, Michel Djotodia qui avait accédé à la magistrature suprême grâce à l’appui de la coalition Séléka, n’a pu faire grand-chose pour arrêter les exactions de ces barbares. Et pourtant, il était avec eux dans le maquis jusqu’à la prise de pouvoir le 24 mars 2013. Aucun des chefs rebelles de la Séléka n’a obéi à ses ordres, excepté ceux qui sont dans son propre groupe armé. Les autres agissaient comme bon leur semble. Après dix (10) mois passés à la tête de la RCA, Djotodia, chef charismatique de la Séléka n’avait rien fait pour mettre un terme aux violences aveugles, inouïes de ses hommes de troupe.

Catherine Samba-Panza a succédé à Djotodia. En tant que maman de tous les Centrafricains, Samba-Panza a tenté en vain de réconcilier les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Sous son règne, les morts ne se comptaient plus. Les attaques de la paroisse Notre Dame de Fatima à Bangui, de l’évêché de Bambari, du site des déplacés de Batangafo et tant d’autres encore, sont présentes à l’esprit. Nous citons aussi les évènements douloureux et très meurtriers du 26 septembre 2015 dans les 3e et 5e arrondissements, ainsi que du 29 octobre 2015 dans les 3e et 6e arrondissements de la ville de Bangui. Les dégâts matériels et les pertes en vies humaines, causés par les drogués du Km5, étaient incommensurables.

Enfin, Faustin-Archange Touadéra a été élu démocratiquement et a été investi le 30 mars 2016 comme président de la République. Malgré qu’il a battu vingt-neuf (29) candidats à la présidentielle, élu à une majorité écrasante tant par les civils que les hommes en armes, la situation sécuritaire est toujours alarmante. Des gens sont tués et continuent d’être massacrés par ces hommes qui n’ont ni foi, ni âme. Ce ne sont pas les populations de Kaga-Bandoro, Kouango, Bangui, pour ne citer que celles-ci qui nous démentiront.

Face à la réticence de ces groupes armés à déposer les armes, il serait judicieux de former une « Union Sacrée », prônée par le président de la République, professeur Faustin-Archange Touadéra. Car, sans nous voiler la face, un individu, qu’il soit des partis politiques, de la société civile ou d’outres associations et organisations, ne peut à lui seul ramener la paix et la sécurité en RCA. Les Casques Bleus de la Minusca qui sont déployés pour protéger les populations civiles et maintenir la paix en Centrafrique, ne sont pas parvenus. L’Eufor-RCA a tenté en vain, il est parti. L’Opération militaire française dénommée Sangaris, après presque trois (3) ans d’exercice en RCA, est rentrée en France sans pour autant satisfaire les attentes du peuple centrafricain. Une telle puissance militaire comme la France, si elle n’est pas arrivée à mettre hors d’état de nuire ces criminels, c’est pour dire aux Centrafricains que personne ne détient un bâton magique comme Moïse pour mettre un terme aux agissements des groupes armés. Seules notre bonne volonté et notre détermination 0nous libéreront des griffes de ces criminels.

Que personne ne nous induise en erreur. Même si c’est X ou Y qui était élu président de la République, face à la complexité de la crise centrafricaine, il ne ferait rien, absolument rien. Ne portons pas de jugement sans fondement sur nos compatriotes. Unissons-nous seulement pour vaincre les forces du mal au lieu de dire des racontars qui n’aboutissent à rien et ne grandissent personne.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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