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Mercredi 29 novembre 2017 : 09H23

QUE VEULENT REELLEMENT LES EX-COMBATTANTS SELEKA DE LA RCA, DE SON PEUPLE ET DE SES AUTORITES ?

Malgré le retour du pays à l’ordre constitutionnel depuis le 30 mars 2016, malgré la bonne volonté politique affichée par le régime démocratique et légitime en place envers tous les groupes armés qui ont adhéré volontairement au processus DDRR, tendant à sécuriser et à pacifier l’ensemble du territoire national, les ex-combattants de la nébuleuse ex-coalition Séléka continuent à faire massacrer les civils, à incendier les maisons et villages entiers, à piller les richesses du sous-sol et à défier les autorités du pays ainsi que la Communauté internationale (Minusca) dans l’arrière-pays. C’est le triste et malheureux cas que nous observons avec les mille et une (1.001) factions de la Séléka (FPRC, MPC, UPC…) aussi bien à Bangui, la capitale que dans bon nombre de régions de la RCA.

Les représailles des civils non musulmans dus au récent malheureux évènement survenu au bar Château Bleu (Carrefour de la Paix)  situé dans le 5ème  arrondissement de la ville de Bangui, la menace proférée par les ex-combattants Séléka du camp Béal de perturber la fête du 1er  décembre 2017 ainsi que celle émanant de ceux occupant illégalement le camp du Régiment de Défense Opérationnelle du Territoire (RDOT) de ne pas le quitter sans qu’ils ne soient pris en charge dans le processus DDRR, sont autant de menaces pour la sécurité.  « Car, sous la transition de Catherine Samba-Panza en 2014, l’Organisation Internationale de Migration (OIM), avait déporté certains combattants avec armes dans quelques préfectures du pays, et leur a remis une enveloppe de dix mille (10.000) FCFA. La triste suite est qu’aujourd’hui, ils ont soit regagné d’autres groupes armés, soit devenus des bandits de grand chemin. D’où ils tuent, incendient des maisons et villages entiers et rançonnent les civils dans l’arrière-pays. Donc, nous ne voulons pas aussi subir ce même triste sort sans avoir la certitude de nos autorités sur notre intégration réelle dans le processus DDRR en vue », a déclaré leur Comzone au micro de nos confrères de la Radio Ndèkè-Luka, ce lundi 27 novembre 2017.

Que dire aussi de l’opposition faite par certaines factions de la Séléka (FPRC et MPC) à l’installation des nouveaux préfets de la Nana-Gribizi (Kaga-Bandoro) et de la Haute-Kotto (Bria) ? C’est dire qu’ « il n’y a pas de fumée sans feu », et ces agissements des factions Séléka le prouvent à suffisance.

Finalement, que veulent réellement les ex-combattants Séléka de la RCA, de son peuple et de ses autorités ? La guerre ou la paix ?

 

Le Petit YEKOA

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