QUARTIER DAMALA : UNE JEUNE FEMME POIGNARDEE,..

Mardi 23.05.2017 : 10H38

QUARTIER DAMALA : UNE JEUNE FEMME POIGNARDEE,RETROUVEE NUE ET MORTE

 

CadavreLe quartier Damala, situé dans la commune de Bégoua, était en ébullition ce lundi 22 mai aux environs de 03 heures du matin. Et pour cause, le corps d’une jeune femme, âgée d’une trentaine d’année, a été découvert sur une petite ruelle dans ledit quartier. Ce corps inerte baignait dans le sang. Selon le constat fait par les auxiliaires de la police, basés à l’OCRB de Damala, le chef du quartier et  toute la population qui étaient venus voir ce corps,  révélait que cette jeune fille a été poignardée avant de trouver la mort. L’événement s’est déroulé sous la pluie qui s’est abattue dans la nuit du dimanche au lundi 22 mai 2017.

Difficile de savoir qui sont les auteurs d’un tel acte criminel, horrible et odieux. Mais d’après le témoignage d’un jeune homme qui habite proche du lieu du drame, « j’ai entendu une voix qui appelait au secours. Mais j’ai eu peur de sortir afin de pas être agressé parce qu’il faisait déjà tard. En plus, il pleuvait. S’il ne pleuvait pas, les gens allaient entendre le bruit et sortir ». Comme le corps de cette jeune fille a été découvert nu, cela a amené tout le monde à poser la question suivante : n’y a-t-il pas eu tentative de viol ? Il ne fait aucun doute. C’est peut être le refus de cette fille de céder son corps à ces malfrats qui a occasionné sa mort. Un tel acte criminel ne peut demeurer impuni. L’Office Central de Répression du Banditisme (OCRB) de Damala a l’obligation d’ouvrir une enquête pour identifier, traquer et traduire en justice les auteurs de cet acte barbare.

Depuis le 10 décembre 2012, date d’entrer en irruption de la nébuleuse coalition Séléka, l’être humain, pourtant « sacré » aux yeux de Dieu, est considéré comme un objet sans valeur. La RCA de feu Barthélémy Boganda s’apparente à une jungle. C’est la loi du plus fort qui prime sur toute l’étendue du territoire. En l’absence de l’autorité de l’Etat, les gens se croient être au dessus de la loi, et agissent comme bon leur semble. Les groupes armés tuent, violent, pillent, incendient des villages et maisons, parce qu’ils sont lourdement armés. La prolifération des armes permet également à la population civile de faire sa propre loi. Ce même genre d’acte vient de se produire la semaine dernière dans la ville de Sibut.

Un véhicule a quitté la ville de Bambari à destination de Bangui. Arrivé au niveau de la barrière de Sibut, un gendarme qui exerçait le contrôle de routine a demandé à un peulh de lui présenter sa carte d’identité. Le peulh a automatiquement fait sortir un couteau et voulait poignarder le gendarme. Ce dernier qui se sentait en situation de faiblesse car, n’ayant pas son arme sur lui, a pris ses jambes au coup. Un individu qui a vécu l’évènement, voulait intervenir pour calmer la situation. Il fut grièvement blessé par ce peulh au niveau du ventre. Mais il s’est valablement défendu avec un bâton en renversant à terre le peulh qui fut abattu sur le champ. Cet individu était transporté à Bangui, et se retrouve pour le moment à l’Hôpital Communautaire pour des soins intensifs.

Au regard de tous ces actes barbares, criminels, indignes et inhumaine qui se développent de jour en jour à Bangui et à l’intérieur du pays, la RCA est-elle réellement un Etat de droit ? La réponse à cette question doit donner matière à réflexion à toute la population et notamment aux autorités du pays. A l’allure où vont les choses, la RCA risquerait de se vider de sa population, un de ces quatre (04) petits matins. Car les groupes armés d’un côté, les malfrats et bandits de grand chemin de l’autre font leur loi. Pauvre population civile, sans protection et sans défense qui n’a que les yeux pour pleurer.

Bénistant MBALLA

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire