QUAND UN INSTITUTEUR ABANDONNE SA FEMME LEGITIME AU PROFIT...

Vendredi 07/04/2017 : 09H42

QUAND UN INSTITUTEUR ABANDONNE SA FEMME LEGITIME AU PROFIT DE SA COLLEGUE

Depuis quelques années, rien ne va plus dans certains foyers conjugaux. Tout se passe comme si la crise centrafricaine, enclenchée par l’ex-nébuleuse coalition Séléka, a fait tomber des démons sur la tête des Centrafricains. Tantôt une femme quitte son époux pour se retrouver dans les bras d’un autre sans qu’un problème ne surgit entre eux. Tantôt c’est aussi le mari qui abandonne son épouse et les enfants à leur triste sort pour regagner une autre femme qui, semblerait-il, lui donne de quoi à manger à gogo ou à satiété. Le plus souvent, on accuse les femmes d’avoir abandonné leurs maris tout juste parce que ces derniers n’ont rien à leur donner. Parfois cette accusation est fondée. Mais dans un autre cas, elle est dénuée de tout fondement.

Le fait qui s’est produit dans une école primaire dans le 6ème arrondissement de la ville de Bangui que nous vous contons, est celui d’un enseignant qui a abandonné son épouse au profit d’une institutrice. En effet, ces deux (2) instituteurs enseignent dans le même établissement. D’après les témoignages de certains élèves, ces deux amoureux se retrouvent souvent ensemble pendant la récréation et s’entretiennent. A la fin de l’heure, l’instituteur accompagne sa collègue jusqu’à chez elle. Il peut rester là-bas pendant des heures et ne rentre que tardivement à la maison. Et les élèves soupçonnent ce monsieur d’être le copain de cette madame, comme ils ont l’habitude d’appeler leurs éducateurs.

Un jour, ce monsieur a décidé personnellement de regagner cette institutrice, sans préalablement avoir des problèmes avec sa femme. Pour votre gouverne, cet instituteur et sa femme légitime ont fait des enfants. Malheureusement pour cette femme, son mari, l’enseignant, en regagnant sa nouvelle femme qui se trouve être l’institutrice, sa collaboratrice, l’a abandonnée avec les enfants dans la maison. Et chaque matin, les enfants viennent le retrouver à l’école et il leur paie le petit déjeuner. Or, il se trouve que la femme a un bébé et ce dernier ne peut suivre ses aînés pour bénéficier de la manne (petit déjeuner) que leur père leur offre. Chaque matin, c’est toujours le même scénario. Mais le soir, leur maman est obligée de faire de son mieux pour trouver de quoi à manger à ses enfants.

Dépassée par les évènements, elle a décidé de se rendre dans cet établissement pour demander à son mari de lui donner de l’argent afin qu’elle amène le bébé à l’hôpital car il était malade. A la vue de cette femme, cet instituteur s’est énervé. Il est sortie de sa classe et a commencé à vociférer de la sorte : « qui t’a demandé de venir me déranger au lieu de mon travail ? Suis-je une banque ? Désormais, ne viens plus ici pour m’embrouiller ». Et la femme de lui répondre calmement, « je suis ici parce que ton enfant est malade. Je demande seulement de l’argent pour l’emmener à l’hôpital. Depuis que tu m’as quittée, m’as-tu vue ici ? Ta collaboratrice, l’institutrice que tu l’as regagnée, souffrira un jour comme moi. A chacun son tour chez le coiffeur ».

Après que cette femme a dit que sa rivale souffrira aussi comme elle, l’instituteur s’est mis à la tabasser. Les élèves qui étaient dans la cours de l’école se sont mis à accourir de partout pour suivre l’évènement. Ses collaborateurs et collaboratrices sont sortis eux aussi pour s’enquérir de la situation. Ils se sont rendus compte que c’est l’un de leurs collaborateurs qui donnait des coups à une femme. Ils se sont interposés et ont séparé les deux bagarreurs. Honteux et confus, cet instituteur a regagné sa classe sous la huée des élèves.

Alors, dans ce cas de piètre figure, qu’est-ce que cet instituteur peut enseigner à ses élèves dans la mesure où il se comporte de cette manière ? Un instituteur qui a abandonné sa femme et ses enfants au profit sa collègue, est-il un bon enseignant ? Tabasser une femme, sa propre femme devant ses élèves, est-il une bonne éducation ? Les enfants (élèves) ne peuvent-ils pas copier l’exemple de cet instituteur quand ils deviendront des adultes ? Porter main sur une femme ou son épouse publiquement n’est-il pas une violence basée sur le genre ? Autant de questions qui nécessitent des réponses de la part des enseignants.

Nous avons pensé pour notre part qu’un instituteur est un éducateur. Et de ce fait, il doit donner de bons exemples à ses élèves. Tel ne semble pas être le cas aujourd’hui. La raison est simple : ce métier n’est plus une vocation mais une nécessité, un moyen d’être intégré dans la Fonction Publique. Et les résultats sont ce que nous vivons aujourd’hui. De grâce, nous demandons aux enseignants qui abandonnent leurs femmes pour leurs collaboratrices de renoncer à ces pratiques. Une femme est une femme. S’ils ont une femme, qu’ils restent avec cette dernière, au lieu de courir de jupon en jupon parce que celle-là travaille de l’argent. Et le fait que ces deux (2) enseignants sont dans un même établissement, ils ne peuvent dispenser les leçons aux élèves comme il se doit. La femme se rendra constamment dans la classe de l’homme, et vice versa.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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