QUAND UN CONDUCTEUR DE TAXI-MOTO TRANSPORTE UN FANTOME ET ...

Lundi 23 Jan. 2017 : 10H28

QUAND UN CONDUCTEUR DE TAXI-MOTO TRANSPORTE UN FANTOME ET LE DEPOSE AU CIMETIERE GBABIRI...

L’apparition des fantômes dans les lieux publics à Bangui prend de l’ampleur aujourd’hui. Dans les bars dancings, les boîtes de nuit très fréquentés, ils apparaissent régulièrement. Parfois, les noctambules les croisent sur leurs chemins, quand ils reviennent tardivement à la maison. Mais il n’y a pas que dans les bars dancing, les boîtes de nuit, sur les marchés que, les gens les croisent. Les conducteurs de taxis et taxis-motos les transportent aussi dans leurs voitures ou sur leurs motos.

En effet, Gilbert, un jeune conducteur de taxi-moto qui habite le quartier Gbatouri, dans le 6ème arrondissement de la ville de Bangui, en a fait les frais. D’après les témoignages de ce dernier, « je suis le conducteur de taxi-moto. J’exerce ce métier depuis bientôt quatre ans. Ma famille et moi, ne vivons que du fruit de ce travail. Je n’ai jamais eu un incident grave. Mais ce qui m’est arrivé au mois de décembre dernier, dépasse mon entendement. Aux environs de 18 heures, alors que je m’apprêtais à garer mon taxi-moto, deux (2) femmes m’ont demandé d’aller les déposer au quartier Plateau, sis dans la Commune de Bimbo. Je les ai remorquées sur ma moto. Arrivés au niveau de l’OCRB (Office Centrafricain pour la Répression du Banditisme) du quartier Plateau, l’une des deux est descendue. L’autre m’a prié de rentrer en profondeur dudit quartier car sa maison s’y trouve. Je n’ai pas refusé. J’ai continué le chemin. Mais à un moment donné, je ne me sentais pas à l’aise. Et je lui ai dit que je ne pouvais plus continuer. Mais elle m’a répondu en ces termes, « ma maison n’est qu’à deux cents mètres (200) mètres d’ici ». J’ai accepté de faire les quelques mètres qui nous restaient. Chose promise, chose due. Arrivés à un endroit, elle m’a demandé de m’arrêter. Je suis descendu tout comme elle. J’ai fait descendre ses bagages qui contenaient des ustensiles de cuisine et des bois de feu. Je les ai mis sur sa tête, et elle est partie.

Quelques secondes après, j’ai démarré ma moto mais les phares ne s’allumaient pas. Au bout de quelques minutes, ils ont fonctionné normalement. C’est à ce moment-là que j’ai pu constater que je me trouvais dans un cimetière. Entre temps, cette femme qui était avec moi, a disparu. Subitement, je me trouve dans un cimetière. J’ai appuyé sur l’accélérateur de ma moto et j’ai commencé à circuler entre les tombes. Finalement, je suis sorti et tombé sur deux hommes qui prenaient le vin de palme. Je leur ai raconté ce qui m’est arrivé. C’est à cet instant qu’ils m’ont fait savoir que j’ai transporté un fantôme au cimetière Gbabiri. Et ce sont ces deux (2) hommes qui m’ont indiqué le chemin du retour car je les ai remorqués sur la moto. Ce fantôme ne m’a fait aucun mal. Il m’avait remis un billet de cinq cents francs (500 F) CFA, en guise de frais de transport », a-t-il conclu.

Suite à ce qui est arrivé à ce jeune homme, nous demandons aux conducteurs de taxis et taxis-motos de redoubler de vigilance la nuit quand ils transportent les usagers. Il en est de même pour les amoureux et amoureuses qui vont dans les bars dancing et les boîtes de nuit pour chercher des copains et copines. Car au moment où nous mettons cet article sous presse, on nous a fait savoir qu’une jeune femme fantôme est apparue au bar dancing dénommé « T–H », au quartier Fatima. Nul n’ignore aujourd’hui que les lieux publics sont plus fréquentés par ces fantômes. A bon entendeur, salut ! « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende », disait Jésus-Christ à son auditoire.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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