POURQUOI LE MINISTRE DE LA COMMUNICATION S’ARROGE LES...

Vendredi 03 mars 2017 : 10H28

 

POURQUOI LE MINISTRE DE LA COMMUNICATION S’ARROGE LES

 PREROGATIVES DES ELECTIONS AU HCC ? ET POURTANT ...

 

En vertu de quel droit le ministre de la Communication s’arroge les prérogatives dans l’organisation des élections des membres du Haut Conseil de la Communication (HCC), au point de définir lui-même le corps électoral des médias d’Etat. Est-il le directeur de campagne d’un candidat ? Dans une correspondance datée du 02 février 2017, le ministre, Secrétaire Général du gouvernement, a tenu à attirer l’attention du ministre de la Communication et de l’Information : « En réponse à votre correspondance susvisée, j’ai l’honneur de vous informer que le département de tutelle n’a pas le droit de participer activement dans l’organisation de l’Assemblée Générale élective des entités. Agir comme vous le souhaitez, risque d’être interprété comme une immixtion du gouvernement dans le choix des membres des institutions, ce qui serait contraire aux dispositions constitutionnelles ... »

N’est-ce pas un cinglant désaveu du ministre de la Communication et de l’Information ? D’où sort-il celui-là ? Qu’en est-il de la rupture prônée par Touadéra ? C’est ce qui fait qu’il n’y aura jamais en RCA, « l’homme qu’il faut, à la place qu’il faut ». Ce genre de comportement a plongé le pays dans ce que nous sommes en train de vivre. Le quotidien Centrafric Matin jette des fleurs au Ministre Secrétaire Général du Gouvernement, Jean-Christophe Nguinza, sur qui Touadéra peut compter. Pour la première fois dans l’histoire de la République, un ministre remonte les bretelles à un autre ministre qui s’accroche encore aux réflexes anachroniques du passé, qui anime les vieux démons de la médiocrité. La rupture, faut-il encore bien comprendre le français pour maitriser le contenu de ce concept. Faut-il que Touadéra organise un séminaire gouvernemental sur le concept de rupture ? Il le faut à notre entendement.

En sus du concept de rupture, le ministre Secrétaire Général du Gouvernement, va plus loin et évoque les  dispositions constitutionnelles, c’est très grave. Depuis le 02 février 2017 à ce jour, personne ne sait ce qu’il fait.  La date des élections est devenue le sexe des anges. Au comportement du ministre de la Communication et  de l’information, s’ajoutent les dérapages de la commission loi de l’Assemblée Nationale qui a torpillé la loi organique sur le HCC. Nous y reviendrons très prochainement. Faut-il s’étonner que les médias se portent très mal en RCA et se retrouvent dans la corporation des « chercher à manger » ? Les pouvoirs publics et les députés ont une grande part de responsabilité dans le nanisme des médias centrafricains, la médiocrité qui s’en suit. Tout porte à croire que les journalistes centrafricains ne sont pas suffisamment mûrs pour se réguler et s’autoréguler. Dès lors que la loi organique est tordue, le HCC sera plus tordu encore. Comment voulez-vous que les médias centrafricains évoluent vers plus de professionnalisme, s’ils ne sont pas maîtres des circonstances et de leur propre destin ?

Les institutions de la République sont souvent médiocres à cause de ces partis pris, ces calculs sataniques, vouloir coûte que coûte propulser son homme. On accuse les médias de tous les maux de l’enfer. A quoi servent ces tractations nébuleuses, sinon à propulser les médiocres là où il ne faut pas et à maintenir les médias dans la galère, la mendicité, la clochardisation. Depuis la loi organique, les jeux sont encore pipés et l’avenir des médias totalement compromis. Pourquoi tant d’interférences dans les affaires des médias ? Pourquoi les députés ont modifié le projet de loi organique proposé par le HCC de la transition sortant ? La rupture est mise en jachère pour 2021, elle n’est donc plus d’actualité.

Le ministre de la Communication absent de Bangui, n’a-t-il pas d’intérimaire ? A quand les élections des membres du HCC ? Quand le ministre n’est pas là, la RCA s’arrête de fonctionner, le soleil aussi et le monde entier. Dommage !

Julien BELA

 

 

       MINISTERE DU SECRETARIAT GENERAL                                                                                                                      REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

  DU GOUVERNEMENT, CHARGE DES RELATIONS

AVEC LIS INSTITUTIONS DE LA REPUBLIQUE ET

DU SUIVI-EVALUATION DES POLITIQUES PUBLIQUES

                                                                             ************                                                                                                                                                              Unité-Dignité-Travail

                                                                 DIRECTION DE CABINET                                                                                                                                                                                                           ********

                                                                                  *******

DIRECTION GENERALE DES RELATIONS

AVEC LES INSTITUTIONS DE LA REPUBLIQUE ET

DU SUIVI-EVALUATION DES POLITIQUES PUBLIQUES                                                                                   BANGUI, LE   02   FEV   2017

                                                                               **********

N°107/MCSGGRIRSEPP:DIR.CAB/DGRIRSEPP

Le Ministre, Secrétaire Général du Gouvernement, chargé des Relations avec les Institutions de la République et du Suivi-Evaluation des Politiques, Publiques

A

Monsieur le Ministre de la Communication et de l’Information

-BANGUI-

 

 

Objet : Désignation d’un cadre de mon Département.

Ref : MP n° 026/17/ MC/DIRCAB DU 30/01/17

En réponse à votre correspondance susvisée, j’ai l’honneur de vous informer que le département de tutelle n’a pas le droit de participer activement dans l’organisation de l’Assemblée Générale élective des entités.

Agir comme vous le souhaitez risque d’être interprété comme une immixtion du Gouvernement dans le choix des Membres des Institutions, ce qui serait contraire aux dispositions constitutionnelles.

Veuillez laisser la latitude aux entités concernées d’organiser l’Assemblée Générale et de vous envoyer les procès-verbaux que vous allez transmettre à mon département.

Cependant, si vous êtes informé de la date de la tenue de cette Assemblée Générale, vous pouvez designer quelques cadres comme observateurs.

       Considération distinguée

 

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Date de dernière mise à jour : Ven 03 mars 2017

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