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Mercredi 01 Mars 2017 : 10H18

 

POUR LE MINISTRE TCHADIEN DES AFFAIRES  ETRANGERES, « IL FAUT PRIVILEGIER LA VOIE DU DIALOGUE POUR REGLER LES CONFLITS ENTRE LES GROUPES ARMES EN RCA »

 

Invité de la rédaction de la Radio France Internationale (RFI), de ce mardi 28 février 2017, à 04 heures 40 minutes, le ministre tchadien des Affaires Etrangères, s’est exprimé sur la situation sécuritaire qui prévaut actuellement en RCA, en général, et dans le centre-est du pays, en particulier.

Selon ce ministre diplomate, « la situation sécuritaire qui prévaut actuellement en RCA préoccupe tant les autorités tchadiennes. Car le Tchad est l’un des pays voisins et qui a des frontières immédiates avec la RCA. Donc, la détérioration de la situation sécuritaire en RCA pourra avoir un impact négatif au Tchad en particulier, et à la longue, entraîner l’embrasement des autres pays de la CEMAC en général. D’où il faut privilégier la voie du dialogue pour régler les conflits entre les groupes armés, notamment ceux opposant la coalition FPRC-MPC-RPRC pilotée par Nourredine Adam à l’UPC de Ali Daras dans le Centre-est de la RCA. Car nous estimons pour notre part que l’usage de la force par ces groupes armés et les Casques Bleus de la Minusca ne va pas du tout améliorer la situation sécuritaire dans ce pays frère et voisin traditionnel du Tchad. Pour preuve, lors des opérations du recensement électoral pour la présidentielle et les législatives de 2015 – 2016 en RCA, Nourredine Adam du FPRC s’y était farouchement opposé, en brandissant la menace de la partition du pays. Mais suite aux négociations entamées avec lui par les autorités tchadiennes, il a fini par se résigner et revenir à de bons sentiments. Si bien que les élections s’étaient bien déroulées sur l’ensemble du territoire national, malgré quelques incidents mineurs dans certaines régions du pays. Pour tout dire, le dialogue reste et demeure l’unique voie autorisée pour le règlement pacifique des différends à travers le monde en général, et en RCA en particulier ».

Mais eu égard à tout ce qui précède, nous faisons remarquer que les autorités tchadiennes sont mal placées pour donner des leçons de morale aux Centrafricains. Car le Tchad de Idriss Déby Itno, a été toujours accusé à tort ou à raison de prendre part activement dans les crises militaro-politiques (15 mars 2003 et 24 mars 2013) que subissent de plein fouet la RCA. D’ailleurs, Idriss Déby ne négocie jamais avec les rebelles tchadiens, voire même avec l’opposition démocratique tchadienne. Comment à plus forte raison, avec des mercenaires étrangers ?

Donc, aidez les autorités démocratiques et légitimes de la RCA traiter les problèmes inter-centrafricains que de vous y fourrer le nez. Dès le retour du pays à l’ordre constitutionnel, le 30 mars 2016, le président de la République, Chef de l’Etat professeur Faustin Archange Touadéra, avait multiplié des rencontres avec tous les leaders des groupes armés non conventionnels. Et ceci pour les convaincre d’adhérer au programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Malheureusement, un groupuscule de groupes armés n’adhère pas à ce programme DDRR, et continue de tuer, d’incendier des maisons et villages et de commettre d’autres exactions de tout genre sur les populations civiles dans l’arrière-pays. Faille-t-il toujours continuer à Dialoguer avec ces criminels, ces ennemis de la République et du peuple centrafricain ? Et pourquoi Déby ne négocie-t-il pas avec les sanguinaires de Boko Haram qui ont fait allégeance à l’Etat Islamique, et qui massacrent les citoyens tchadiens ? D’ailleurs, Nourredine est un sujet tchadien, et de surcroît neveu du président Déby.

 

Le Petit YEKOA

 

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