PARTIS POLITIQUES, SOCIETE CIVILE

Lundi 06.11.2017 : 10h39

PARTIS POLITIQUES, SOCIETE CIVILE, FILLES ET FILS DE CENTRAFRIQUE, MOBILISONS-NOUS POUR LA PAIX ET NON LA GUERRE

 

La crise militaro-politique qui secoue la RCA est-elle loin de voir le bout du tunnel ? Dieu seul le sait et nous croyons qu’il fera quelque chose pour les Centrafricains et leur pays. Il ne peut demeurer insensé aux souffrances, aux lamentations, aux gémissements aux cris de détresse du peuple centrafricain.

Pour que cela devienne réalité, les leaders des partis politiques, de la société civile qui entretiennent les groupes armés, qui tirent les ficelles vers eux, doivent cesser ces pratiques néfastes qui ne les honorent et ne les grandissent. Les filles et fils du pays qui soutiennent les groupes armés, doigtent leurs compatriotes, ont aussi l’obligation de ne plus apporter leurs aides à ces hommes en armes. Ce sont ces soutiens multiformes, occultes qui permettent à ces derniers d’exceller dans les tueries, les incendies des maisons, les prises d’otage, bref les actes barbares.

 Depuis que la crise a été enclenchée par l’ex-coalition Séléka, combien de Centrafricains ont-ils reçu les médailles de manipulation, de manœuvres machiavéliques ? Aucun à ce que nous sachons. Alors, pourquoi continuent-ils d’agir dans l’ombre ? Ceux qui meurent ne sont-ils pas leurs frères et sœurs ? En tuant des innocents pour des intérêts personnels et égoïstes, que gagneront-ils par la suite ? Ne dit-on pas qu’un bien mal acquis ne profite jamais ? Avec les biens qu’ils ont amassés, ils ne feront rien. Les biens ne profiteront jamais à leurs descendants, puisque ce sont des biens de sang. Le sang des Centrafricains qu’ils ont versé ne restera pas impuni. Dieu les vengera un de ces quatre matins.

C’est pourquoi, nous exhortons tous ceux qui sont trop enclins dans ces pratiques d’y renoncer. Il est temps que nous nous mobilisons autour de notre président Faustin Archange Touadéra qui prône toujours le dialogue et la non violence pour mettre fin à cette crise. Ce n’est pas une faiblesse. Car, on ne résout pas un différend au bout des canons, des kalachnikovs, des flèches, des fusils artisanaux. Touadéra ne veut pas ajouter des souffrances aux souffrances. C’est un homme de paix et non de guerre. Mais certains Centrafricains de mauvaise foi veulent toujours mettre du feu aux poudres. Quand ils entendent que les Anti-Balaka et les Séléka ont tué des compatriotes civils, ils sont fiers et poussent des cris de joie. Nos compatriotes qui meurent sous les balles des groupes armées, sont-ils des animaux ? Même si les bœufs d’un peuhl sont massacrés en grand nombre, il n’est pas gai. Il est attristé, à plus forte raison, des hommes créés à l’image de Dieu.

Nous avons toujours dit et répété que la guerre n’est pas bonne. Elle détruit les fondements d’une société et d’un pays. Et c’est ce que nous voyons aujourd’hui en Centrafrique. Les Centrafricains qui vivaient en harmonie, en parfaite collaboration sont plus que divisés aujourd’hui. Dans une ville, les musulmans sont d’un côté et les non musulmans de l’autre. Les deux (2) communautés se regardent en chiens de faïence. Pourquoi de telles attitudes ? Ne sommes-nous pas les filles et fils de feu président fondateur Barthelemy Boganda ? Quelle mouche nous a piqués pour que nous agissions de la sorte ? Autant de questions qui dépassent notre entendement humain.

Et nous devons savoir que sans la paix sur l’étendue du territoire national, rien ne peut marcher, aller dans le bon sens. Vous conviendrez avec nous que notre cher et beau pays, la RCA, convoité par des mercenaires étrangers, marche en reculons. Dix (10) pas en avant, mille (1000) pas en arrière. Est-ce vraiment normal ? Certains leaders des partis politiques, de la société civile et des Centrafricains malintentionnés prennent-ils conscience de la dégradation, de la régression de notre pays ?

« Rien n’est tard », dit-on. Pour sauver notre pays qui noie, nous devons désormais regarder vers la paix et non la guerre. Les combattants des groupes armés doivent s’orienter vers le Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), tout en respectant à la lettre les différents accords qu’ils ont apposé leur signature au bas des textes. C’est un impératif. Nous ne voulons plus entendre parler des tueries, des massacres, des incendies des maisons, des destructions systématiques. Levons-nous tous comme un seul homme pour dire « plus jamais ça en Centrafrique ».

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire