OU SONT PASSES LES BUS DE LA SOCIETE DE TRANSPORT URBAIN « BENAFRIQUE » ?

Mardi 07 .Nov. 2017 : 11H37

OU SONT PASSES LES BUS DE LA SOCIETE DE TRANSPORT URBAIN « BENAFRIQUE » ?

A moins d’un (01) an de leur mise en circulation à Bangui et dans les communes de Bimbo et Bégoua, ces derniers temps, nous constatons la non visibilité des bus de la société « Benafrique » dans la circulation routière urbaine. Et pourtant, c’est dans le cadre du Programme d’Amélioration de la Mobilité Urbaine dans la Ville de Bangui (PAMUVB) et dans la composante Services de Transports Urbains Collectifs (STUC) que la société « Benafrique » de nationalité béninoise a été accueillie par la mise en circulation de ses bus à Bangui Bimbo et Bégoua. Mais que s’est-il passé pour que les bus de cette société ne soient pas visibles aujourd’hui dans la circulation urbaine ?  Où sont-ils passés ? Autant de questions que se posent bon nombre d’usagers de ces bus. Et surtout ceux habitant le 8ème arrondissement de la ville de Bangui et la commune de Bégoua qui se sont confrontés à un réel problème de transport urbain collectif, pour se rendre à leurs différents lieux de travail et autres activités génératrices de revenus ou à l’école, attendant parfois deux (02), voire trois (03) heures de temps pour attraper un bus, un taxi ou un taxi-moto dans des conditions pénibles (bousculades). Incroyable, mais pourtant vrai. Finalement, on est où la ? Chut ! Ne le dites à personne, en RCA, un pays de tous les paradoxes.

Pour connaitre la réalité des faits, il vous suffirait de faire un tour au ministère des Travaux Publics où est logé le siège de la société « Benafrique ». Toutes les épaves des bus sont mises sur calle. Ce qui nous fait dire que ces bus étaient des vieilles guimbardes  pétaradantes d’un autre siècle, utilisés fort longtemps au Bénin, donc tous amortis, avant d’être emportés à Bangui en RCA. Aussi, l’état avancé de dégradation des avenues de Bangui, la capitale, est l’une des causes non négligeables qui a impacté négativement sur ces bus de mettre long feu. Dans ce cas d’espèce, il y a partage de responsabilité entre les autorités de la RCA en charge des transports routiers et l’équipe exploitante des bus de la société « Benafrique ». Et si certains opérateurs Centrafricains investissaient aussi dans le secteur de transport urbain collectif…

 

Le Petit YEKOA

 

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