NECESSITE DE SECURISER URGEMMENT LES FRONTIERES ...

Jeudi 02 Mars 2017 : 10H12

NECESSITE DE SECURISER URGEMMENT LES FRONTIERES TCHADO-CENTRAFRICAINES ET CENTRAFRICANO-SOUDANAISES : DANGER

 

Tôt ou tard, le peuple centrafricain va connaître l’origine de cette crise ordurière qui a ravagé tout le pays et continue de faire des victimes. Le porte-parole de la coalition FPRC-MPC-RPRC, le général, feu Joseph Zoundéko, a déjà donné le ton en déclarant haut et fort que Ali Daras, le leader du mouvement de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) bénéficie du soutien du président de l’Assemblée Nationale, Abdou Karim Mekassoua. D’autres personnes vont compléter la liste de ces sous-marins qui tirent les ficelles dans l’ombre et continuent d’alimenter la crise en RCA. Ali Daras et ses éléments vivaient depuis fort longtemps à Bambari où ils tuaient, massacraient, pillaient, incendiaient et exploitaient frauduleusement  toutes les richesses du sous-sol des régions de la Ouaka, de la Haute-Kotto, voire de la Basse-Kotto. Mais cela n’a fait ni chaud, ni froid à Nourredine Adam, Mahamat Alkhatim, feu Zoundéko d’une part, et à la Minusca d’autre part. Bambari est devenue aujourd’hui la ville convoitée par des groupes armés non conventionnels. Il y a bien une raison à cela.

Selon des informations en notre possession, Ali Daras faisait la livraison des trompes d’éléphants à un mercenaire soudanais depuis son pays d’origine. En contrepartie, le mercenaire soudanais lui fournissait des armes et munitions. C’était aussi vers le Soudan qu’il envoyait les ressources naturelles du pays qu’ils ont pillés pour être vendues. L’argent lui permettait de payer ses généraux et ses hommes de rang. La ville de Bambari, tellement riche grâce à ses ressources naturelles, a fait que Ali Daras est devenu un multimilliardaire. Nourredine Adam s’est finalement rendu compte que les régions qu’il occupe ne sont pas juteuses comme celles que Daras occupait. C’est pourquoi, il faut absolument le déloger pour que ces régions lui reviennent de droit afin qu’il puisse aussi s’enrichir. Or, Daras et ses éléments ont des armes sophistiquées, ce que Nourredine n’en dispose pas. D’où, il faut former une coalition pour combattre Daras et occuper ces zones. C’est de cette manière que la coalition FPRC-MPC-RPRC, menée par Nourredine a vu le jour et avait pour objectif principal de marcher sur la ville de Bambari.

Mais selon les témoignages de certains habitants de la Nana-Gribizi, les régions que Nourredine et Alkhatim occupent ne leur permettent pas de s’enrichir pour se ravitailler en armes et munitions depuis le Tchad afin de mettre en exécution leur projet machiavélique de la partition du pays. Selon certaines sources dignes et concordantes, Nourredine Adam  bénéficie du soutien de certains mercenaires tchadiens qui lui fournissent des armes, munitions et autres équipements de combat.

Au regard de tous ces témoignages, si la coalition FPRC-MPC-RPRC menée par Nourredine arriverait à conquérir la ville de Bambari, la crise centrafricaine va prendre une autre tournure. L’exemple de la partition du Soudan est encore là pour nous édifier. Le conflit qui avait opposé les deux (02) parties au Soudan a tellement duré, obligeant la communauté internationale avec le consentement des autorités Soudanaises à opter pour la partition du pays. Est-ce que c’est ce qui arrivera en  RCA ? Il ne fait aucun doute. Car, c’est depuis que la RCA est convoitée par les pays voisins. Pour preuve, ce sont les mercenaires des pays limitrophes de la RCA à l’exemple des mercenaires Soudanais, Tchadiens et Camerounais qui prennent le quart du pays en otage et continuent de souffrir la population.

Le Soudan est plongé dans une instabilité inqualifiable. Les armes circulent sur l’ensemble du territoire Soudanais, permettant à n’importe qui de faire ce qu’il veut. C’est de cette manière que les groupes armés récalcitrants en  RCA se ravitaillent en armes, munitions et autres effets de guerre depuis le Soudan et le Tchad. Cela constitue un grave danger pour le peuple centrafricain exposé du jour en jour aux exactions des criminels sans foi, ni loi. Il faut chercher des voies et moyens urgents pour sécuriser les frontières Tchado-Centrafricaines et Centrafricano-Soudanaises. Sinon, les régions que ces groupes armés occupent vont devenir comme le nord du Mali où les groupes islamistes ne cessent de tuer, massacrer et violer. Cela relève de la compétence de la Minusca puisque le gouvernement n’a pas encore ses moyens de politiques et notamment son armée nationale.

 

Bénistant MBALLA

 

 

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