MASSACRE DES CIVILS, INCENDIES DES MAISONS...

Lundi 27 mars 2017 : 10H07

MASSACRE DES CIVILS, INCENDIES DES MAISONS ET VILLAGES ET AUTRES EXACTIONS : QU’ATTENDENT LES ELUS DE LA NATION POUR INTERPELLER LE PATRON DE LA MINUSCA ?  

Ces derniers temps, il y a regain de violences de tout genre perpétrées par des groupes armés non conventionnels dans certaines régions du pays. Ce sont les cas des massacres des civils, d’incendies des villages entiers et autres exactions de tout genre. Les régions du Centre-est, du Sud-est et du Nord-ouest du pays sont les plus exposées à ces actes criminels, barbares et ignobles de la part des seigneurs de guerre et va-t-en-guerre, identifiés et connus de tous, y compris la Minusca.  Malheureusement, les bourreaux du peuple centrafricain ne sont nullement inquiétés, car étant libres de tout mouvement et continuent de sillonner l’arrière-pays, en massacrant les civils et en prenant en otage de facto tout le peuple centrafricain. Et tout  ceci, au vu et au su des Casques Bleus de la Minusca. Incroyable, mais pourtant vrai. Or, nul n’ignore que l’une des missions prioritaires contenues dans le mandat de la Minusca, est celle de protéger les populations civiles en s’interférant farouchement sur le terrain face à ces groupes armés non conventionnels. Et au besoin, faire recours à la force pour les neutraliser et pourquoi  pas les désarmer. Car, n’oublions pas que « la vie humaine est sacrée » et « n’a pas de prix ». Fort malheureusement, tel ne semble pas être le cas avec les Casques Bleus de la Minusca sur les théâtres des affrontements armés. Ceux-ci jouent au médecin après la mort ou au sapeur-pompier après l’incendie, pour ne comptabiliser que les cadavres et les blessés. Quant à leur hiérarchie, le plus souvent, elle ne se contente que des dénonciations, des condamnations verbales à travers des communiqués de presse ou des déclarations. De telles dénonciations et condamnations n’ont pourtant aucun effet dissuasif sur ces groupes armés en question. D’où ils continuent, l’impunité aidant, de massacrer les civils, d’incendier des villages entiers, et de commettre d’autres exactions de tout genre. Face à tous ces actes criminels et odieux des groupes armés d’une part, et la passivité des Casques Bleus de la Minusca, qui sont censés protéger les civils, car les FACA étant non opérationnelles (embargo), que disent nos élus de la nation ? Telle est la question que nous nous posons. A vrai dire, la RCA ne dispose pas d’une Assemblée Nationale digne de ce nom, pour défendre comme il se doit le peuple centrafricain. Sinon, elle aurait déjà interpellé le patron de la Minusca, Parfait Onanga-Anyanga pour éclairer la lanterne de nos députés sur le mandat de son institution et surtout sur ces multiples cas des actes criminels et barbares que commettent ces groupes armés en RCA. Et pourquoi pas contraindre la Minusca à accomplir dans son esprit et dans sa lettre, les missions contenues dans son mandat ? Les députés centrafricains représentent-ils réellement leurs compatriotes à l’Assemblée Nationale ? Les réponses à ces questions reviennent à qui de droit.  

Le Petit YEKOA

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