MAIRIE DE BANGUI : DROIT DE REPONSE OU TRACT...?

Vend 22.02.2019 : 11H43

MAIRIE DE BANGUI : DROIT DE REPONSE OU TRACT ADRESSE AU JOURNAL CENTRAFRIC MATIN ?

 Mairie de banguiLe droit de réponse adressé par la Mairie de Bangui au journal Centrafric Matin, suite à son article intitulé « La police municipale très en colère pour radiation d’une stagiaire », paru dans son numéro 2900 du 18 février 2019, s’apparente plus à un tract. Et pour cause ?

Mairie droit de reponseCe droit de réponse ne comporte pas d’en-tête. Il n’est pas daté, ni signé et ni cacheté. Finalement, nous nous demandons qui a envoyé ce droit de réponse au journal Centrafric Matin ? Ou bien, de quel service de la Mairie de Bangui émane ce droit de réponse ? Incroyable, mais pourtant vrai.

Aussi, il y a trop de fautes de style que nous ne pouvons les énumérer toutes, qui dénaturent un tel droit de réponse. Un exemple patent parmi tant d’autres : Droit de réponse de la Mairie de Bangui au journal « Centrafrique Matin » au lieu de Centrafric Matin ». Et pourtant, la Mairie de Bangui s’est abonnée au quotidien Centrafric Matin et dispose d’un service de communication municipale. Quel paradoxe ! Cela prouve à suffisance le dysfonctionnement des directions et services qui bat son plein à la mairie de Bangui, l’une des institutions phares de la République.

Revenons maintenant à nos moutons. L’article qui a fait l’objet  de droit de réponse, a plutôt été confirmé par la Mairie de Bangui dans son droit de réponse, en ces termes : « En effet, le jeudi 14 février 2019, la stagiaire de la Jeunesse Pionnière Nationale (JPN) est rentrée du terrain plus tôt que prévu. Interrogée par son chef hiérarchique sur les raisons de sa descente sans autorisation, elle a tenu des propos malveillants à l’encontre de celui-ci en disant : Pourquoi doit-elle travailler au-delà de 18 heures ? Qu’elle est indisposée, et en sus est une femme de foyer … ». Dites-nous concrètement, le fait pour cette stagiaire de dire à son chef hiérarchique, qu’elle ne peut travailler au-delà de 18 heures pour cette journée du 14 février 2019, car étant indisposée, et de plus une femme de foyer, constitue-t-il des propos malveillants ? Est-ce une faute grave qu’elle a commise dans l’exercice de son métier, pour qu’elle soit mise à la porte sans aucun respect, ni considération ? Cela dépasse tout entendement humain. Et pourtant, il y a des échelles de sanctions à prendre contre les employés et suivant la gravité des fautes commises : avertissement, blâme, mise à pied et licenciement ou radiation. Dans le cas d’espèce, faut-il radier cette stagiaire de la Police Municipale ? Nous disons qu’il y a ici un abus de pouvoir et un excès d’autorité qui ne disent pas leurs noms.

La femme au travail dans tous les pays du monde, même les plus développés, fait l’objet de certaines exceptions. La femme au foyer, la femme indisposée (cycle de menstruation), la femme enceinte, la femme qui allaite, ont un emploi de temps qui tient compte de ces faits qui sont naturels. Un chef hiérarchique qui ignore la condition de la femme, est inhumain, sadique, méchant et haineux. C’est un cas de jurisprudence qui mérite que l’Association des Femmes Juristes (AFJ) puisse s’y pencher et l’examiner. Même les fonctionnaires et agents de l’Etat ne travaillent pas de 07 heures 30 minutes à 19 heures ou 20 heures du soir. A plus forte raison, une femme au foyer qui doit s’occuper de ses enfants, de son mari, de sa maison et pire encore, elle est indisposée, c’est-à-dire en période de cycle de menstruation (règle). Même le maire de Bangui, ne saurait tolérer une telle bavure, s’il est informé. Cette stagiaire ne pouvait plus supporter les conditions dans lesquelles elle se trouvait, à savoir, aucune possibilité d’aller faire la toilette du fait de son indisposition.

Finalement, qui de cette stagiaire et son chef hiérarchique devait être sanctionné ?

 

Le Petit Yékoa

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