Lycée de Fatima : les fenêtres, portes, et tôles..

mardi 26.09.2017 : 10H39

Lycée de Fatima : les fenêtres, portes, et tôles sont emportées par les consommateurs de chanvre indien qui y habitent

Sandoumbe marcDepuis la prise du pouvoir par la nébuleuse coalition Séléka, faute de sécurité, le lycée de Fatima, situé dans le 6ème Arrondissement de la ville de  Bangui, n’est pas opérationnel. Suite à une réunion regroupant les parents d’élèves et le corps enseignant, l’établissement a été délocalisé à l’Ecole Saint Jean (1er cycle) et Ecole Pétévo (2nd cycle).  La sentinelle qui veillait sur le bâtiment a cessé son activité à cause du non paiement de son salaire. Et l’établissement est resté à la merci des consommateurs de chanvre indien qui y installent leur marché noir.

Le dimanche 24 septembre 2017, à 20 heures 30 minutes, nous Lycee de fatimaavons rencontré monsieur Marc Sandoumbé, chef du quartier Fatima-Sandoumbé qui s’est lamenté des actes barbares qui se sont produits dans ledit lycée : « J’étais informé que les tôles du lycée de Fatima sont entrain d’être démontés par les jeunes délinquants qui y ont élu domicile. Dès mon arrivée, ils sont sur la toiture. Sur le champ, j’ai appelé le commissaire de la police du 3eme arrondissement, c’était vers 18heures 30 minutes . Voyant le véhicule de la police qui arrive, ils se sont évaporés dans la nature. Je me suis rendu compte que bon nombre de tôles ont été déjà  emportées depuis fort longtemps. ».

Ce matin du lundi 25 septembre 2017 à 08 heures 15 minutes, nous sommes descendus au lycée de Fatima. Ce que nous avons constaté, dépasse même l’étonnement humain. Toutes les portes d’établissement sont emportées. Il n’y a que le bâtiment administratif qui est en bon état car c’est occupé par l’entreprise GER. C’est vraiment triste vu l’état du bâtiment dudit lycée. Il serait difficile pour les élèves de reprendre les cours cette année. Le gouvernement doit jeter un regard sur ce lycée et tout faire pour qu’il fonctionne à nouveau. Il faut mettre un dispositif sécuritaire pour que ces malfrats ne continuent plus à enlever portes, fenêtres, tôles.

Nous jetons des fleurs au chef Sandoumbé qui ne cesse de veiller sur le patrimoine d’intérêt général au sein de sa zone de juridiction.

Benjamin-Hervé LANGOSSENGUE

 

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