LEVEE DE L’EMBARGO, REDEPLOIEMENT DES FDS, REVENDICATIONS ...

Jeudi 27 Oct. 2016 :10h47

LEVEE DE L’EMBARGO, REDEPLOIEMENT DES FDS, REVENDICATIONS LEGITIMES DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

Marche en centrafrique contre minuscaLe représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en Centrafrique et patron de la Minusca, Parfait Onanga-Anyanga se glisse doucement mais sûrement sur la bonne voie. Dans une interview accordée à nos confrères de la Radio Ndéké Luka, le mardi 25 octobre, ce dernier dit ne pas s’opposer à la levée de l’embargo et le redéploiement des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) sur toute l’étendue du territoire national et que ces revendications sont légitimes. Mais il affirme par ailleurs que tout doit se passer par le dialogue et non par la force.

Nous osons croire qu’il a raison et cet itinéraire choisi semble être le meilleur. Car vous savez tous comme nous, le président de la République, Chef de l’Etat, professeur Faustin-Archange Touadéra a prôné et prône toujours le dialogue pour résoudre cette crise larvée. C’est une issue favorable à la sortie de la crise. Parfait Onanga-Anyanga, est lui aussi, sur cette droite ligne. Donc tout doit passer par le dialogue, rien que le dialogue. Au lieu de mettre encore de l’huile sur le feu, la plateforme de la société civile qui a institué cette ville morte et qui a été largement suivie par la population banguissoise, doit saisir cette opportunité pour entamer un dialogue franc et sincère avec le Comité de Sanction de l’ONU afin d’obtenir la levée de l’embargo sur les armes à destination de la RCA et l’interdiction faite à nos FDS depuis le 24 mars 2013, date de la prise de pouvoir par la coalition Séléka, de se déployer sur le territoire national. C’est une occasion en or qu’il ne faut jamais la laisser passer. La société civile, à travers cette ville morte, ne doit pas penser qu’elle a gagné la bataille et qu’il lui reste à remporter la guerre.

Elle doit affûter ses armes, c’est-à-dire préparer des arguments solides pour convaincre le Comité de Sanction des Nations Unies afin de lever l’embargo et que les FDS soient vraiment opérationnelles. Car un pays comme la RCA, indépendant depuis le 13 août 1960, ne peut demeurer pendant plus de trois (3) ans, sans son armée nationale. c’est inadmissible et intolérable. De  plus, le peuple centrafricain ne cesse de réclamer le redéploiement de ses forces pour pouvoir le protéger efficacement. Cela ne veut pas dire que les Casques Bleus de la Minusca ne font par leur travail. Au contraire, ils travaillent mais les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes des Centrafricains. C’est pourquoi, la demande de la levée de l’embargo et du redéploiement des FDS est devenue incessante et urgente. D’où nécessité de mettre fin à ces sanctions qui ne font qu’enfoncer la RCA dans l’abîme.

Un adage romain dit : « Vox populi, vox dei », en français, « La voix du peuple, c’est la voix de Dieu ». Nous pensons pour notre part que cette fois-ci, la voix des Centrafricains sera entendue au-delà des océans et des monts. Donc ce Comité de Sanction n’a plus droit à l’erreur. Le dialogue prôné par Onanga-Anyanga doit impérativement se tenir dans un délai raisonnable. Traîner encore le peuple centrafricain à longueur des journées, ce serait encore jeter du feu aux poudres. Si avant, pendant et après le Forum National de Bangui, les Centrafricains ont réclamé unanimement la levée de l’embargo et le redéploiement des FDS, ils ont certainement vu le danger qui les guette. Pour ce faire, et vu les violences, les tueries, les massacres des populations civiles et les incendies de maisons et villages, il s’avère indispensable que les vœux des Centrafricains soient honorés dans ce sens.

La levée de l’embargo et le redéploiement des FDS ne signifient pas que les Casques Bleus de la Minusca doivent quitter la RCA aussitôt. Si les responsables de la Minusca ont daigné penser ainsi, nous leur rassurons qu’il ne sera pas comme ça. Car le défi sécuritaire est grand et immense. Les FACA, la gendarmerie et la police, à elles seules, ne peuvent, par un bâton magique, ramener la paix et la sécurité en un laps de temps en RCA. Ce sera un travail de longue haleine. Main dans la main, Minusca et FDS ensembles, le pari sera gagné. Car les Casques Bleus de la Minusca auront besoin du concours des FDS et vice versa. « L’Union fait la force », dit-on. Mettons en pratique cette vision du président-fondateur de la RCA, Barthelémy Bonganda pour sauver notre patrie en danger.

Et cette union doit passer absolument par le dialogue. Société civile, partis et associations politiques, plate forme religieuse …, mobilisez-vous pour un dialogue franc avec le Comité de Sanction de l’ONU pour trouver des voies et moyens afin que l’embargo soit levé et que les FDS soient opérationnelles sur l’ensemble du territoire national. Le ton est donné et la cloche a sonné pour une négociation sincère. Abandonnons nos querelles intestines et nos intérêts partisans,  égoïstes pour sauver la Centrafrique  « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende », disait Jésus-Christ dans les évangiles.                                Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

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