LES TUERIES DES CIVILS ET INCENDIES

Jeudi 12 Oct. 2017 : 07H58

LES TUERIES DES CIVILS ET INCENDIES DES MAISONS ET VILLAGES PAR LES ELEMENTS DE L’UPC DANS LA BASSE-KOTTO, OUBLIÉS PAR L’EXECUTIF, L’ASSEMBLEE NATIONALE ET LA MINUSCA

Tout porte à croire que nos compatriotes de la préfecture de la Basse-Kotto (Mobaye, Alindao, Kémbé, Mingala, Zangba et Satéma) ne sont pas des Centrafricains au même titre que ceux des quinze (15) autres préfectures que compte la RCA. Pour preuve, il ne se passe pas un jour sans que les criminels peulhs de l’UPC du tristement célèbre nigérien Ali Darassa, tuent à grande échelle les civils et incendient sans pitié des maisons et villages entiers dans cette partie du pays. Ce qui a fait qu’à Mobaye et Alindao, il n’y a pas de vie et toutes les activités confondues sont totalement paralysées.

Du coup, bon nombre d’habitants de ces deux (02) villes précitées ont fui ces massacres et autres exactions des éléments de l’UPC pour soit trouver refuge en brousse, soit de l’autre rive, en République Démocratique du Congo (RDC). Et la situation socio humanitaire des enfants, des femmes enceintes et celles qui allaitent, ainsi que des personnes du troisième âge est plus catastrophique et alarmante. Quant au sort des enfants scolarisés, n’en parlons pas. Etant donné que la rentrée des classes 2017 – 2018 n’est pas encore effective dans la Basse-Kotto. Pire encore, les examens et concours au titre de l’année scolaire et secondaire 2016 – 2017 n’ont pas eu lieu jusqu’à ce jour. Incroyable, mais pourtant vrai. D’où nous nous posons la question suivante : pourquoi l’Exécutif, l’Assemblée Nationale et la Minusca se sont-ils désintéressés des tueries des civils et des incendies des maisons et villages entiers par les éléments de l’UPC dans la Basse-Kotto ?

Une telle question se justifie, dans la mesure où contrairement à certaines villes du pays (Bambari, Bangassou, Bria, Bouar, Bocaranga…), il n’y a aucune mission gouvernementale, aucune mission parlementaire qui se soit rendue dans l’une des sous-préfectures de la Basse-Kotto pour palper du doigt la réalité sécuritaire et humanitaire qui y prévaut. Et ceci pour prendre des mesures politiques courageuses qui s’imposent. Quant à la Minusca, elle n’est que l’ombre d’elle-même, car la présence de ses Casques Bleus dans cette partie du pays n’a pu empêcher ces criminels et barbares de l’UPC de tuer des civils et d’incendier des maisons et des villages entiers, et de régner en maîtres absolus des lieux. C’est bien triste comme constat et bien dommage pour la solidarité nationale dans les moments de crise.

 

Le Petit YEKOA

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire