LES TROIS (3) GRANDS DEFIS DE L’HEURE A RELEVER POUR L’ANNEE 2017:

Mercredi 28 Déc. 2016 : 10H16

LES TROIS (3) GRANDS DEFIS DE L’HEURE A RELEVER POUR L’ANNEE 2017 : LA SECURITE, LA PAIX ET LE RETABLISSEMENT DE L’AUTORITE DE L’ETAT SUR L’ENSEMBLE DU TERRITOIRE

 

Avec le retour à l’ordre constitutionnel par la prestation de serment du chef de l’Etat, le professeur Faustin Archange Touadéra le 30 mars 2016, le pays a connu une avancée significative par la mise en place de toutes les institutions Républicaines. Des efforts ont été engagés par les nouvelles autorités du pays dès leur prise de fonction pour tourner définitivement la page sombre de l’histoire du peuple centrafricain.

Premièrement, les autorités du pays ont prôné et continuent de prôner le dialogue comme solution à la résolution de la crise. C’est dans cette optique que le Chef de l’Etat a d’abord rencontré les leaders des groupes armés pour qu’ensemble, ils puissent trouver d’un commun accord un point d’entente, concernant le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), dont les chantiers sont en cours. Ce dialogue entre le gouvernement et les groupes armés a porté du fruit car, parmi les quatorze (14) groupes armés, onze (11) ont décidé de faire la paix en intégrant sans condition les vastes chantiers du pré-DDRR. Qu’a cela ne tienne, les autorités du pays ont aussi multiplié des voyages dans l’arrière-pays, et surtout dans les zones rouges où les groupes armés continuent de commettre les exactions sur la population civile afin qu’ils renoncent aux violences et suivent l’exemple de leurs compagnons d’armes qui ont opté pour la paix. Cela témoigne de la bonne volonté du gouvernement de réunir tout le peuple centrafricain du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest pour la paix.

Deuxièmement, la réussite de la table ronde de Bruxelles est un acte salutaire qui permet à la RCA de reconquérir sa souveraineté sur le plan national et international. Sur le plan national, ces fonds octroyés par les partenaires internationaux, une fois décaissés, vont permettre de relancer l’économie nationale sur plusieurs domaines : le renforcement des activités agropastorales, la reconstruction des routes, le renforcement de la chaîne pénale à l’exemple de la Cour Pénale Spéciale (CPS) qui va enquêter sur les plus graves violations des droits de l’homme commises en RCA…

Sur le plan international, ces fonds permettront également de redynamiser la coopération gagnant-gagnant. La table ronde de Bruxelles est une véritable renaissance de la RCA sur le plan international. Cependant, pour consolider les efforts du gouvernement allant dans le sens de la paix, quelques grands défis restent à relever pour l’année 2017 qui se pointe à l’horizon d’ici quelques jours.

Le premier défi est la sécurité encore très précaire dans l’arrière-pays. C’est le cas des régions de la Nana-Gribizi, de la Ouaka, de la Haute-Kotto, du Mbomou, du Haut-Mbomou et nous en passons où les groupes armés du FPRC, de l’UPC, du RPRC, du MPC, des 3R ainsi que l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony, continuent de tuer, piller, saccager, incendier sans foi, ni loi les biens de l’Etat, des ONG nationales et internationales ainsi que des particuliers. De tels actes perpétrés par ces groupes armés risquent de mettre à rude épreuve tous les efforts de la reconstruction du pays.

Le second défi touche à la paix. Tout le monde sait et reconnaît au moins la valeur de la paix dans un pays. C’est autant dire que tout fondement de développement repose sur la paix. La paix est synonyme de la libre circulation des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire. La paix est un facteur incontournable de développement, en ce sens qu’elle permet à chaque citoyen de vaquer librement à ses occupations quotidiennes et en toute quiétude pour apporter sa modeste contribution au développement du pays. C’est pourquoi, un adage très populaire et connu de tous dit, « la paix n’a pas de prix ».

Le dernier défi est le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire pour donner le véritable sens à un Etat démocratique et souverain. Car d’après notre analyse, un Etat souverain est celui dans lequel seules les autorités légitimes du pays ont le pouvoir de prendre les grandes décisions engageant la vie politique de la nation. Mais à l’allure où vont actuellement les choses, le pouvoir est partagé entre l’Etat et les groupes armés non conventionnels qui érigent des barrières de contrôles en percevant les impôts, les taxes et autres droits. Ce qui constitue un manque à gagner pour l’Etat afin de palier à certaines difficultés de l’heure. Bon nombre de fonctionnaires et agents de l’Etat affectés dans l’arrière-pays n’ont pas encore repris service faute de l’autorité de l’Etat.

La nouvelle année 2017 doit commencer avec la sécurité, la paix et le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire pour consolider les efforts déjà entrepris dans le sens du développement. C’est la dernière étape à franchir pour un véritable développement durable. Mais pour en arriver là, c’est tout le peuple centrafricain qui doit s’impliquer dans cette lutte.

 

Bénistant MBALLA

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

 
×