LES TRAVAILLEURS DE LA SOCIETE CHINOISE EN CHARGE...

Mercredi 12.04.2017 : 08H29

LES TRAVAILLEURS DE LA SOCIETE CHINOISE EN CHARGE DE LA CONSTRUCTION DU SIEGE DE LA BEAC DISENT NON A L’EXPLOITATION ET A LA TRAITE DES ETRES HUMAINS

Un vehicule chinois empeche d entrerLes travailleurs de la société chinoise en charge de la construction du nouveau siège de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) ont manifesté ce mardi 11 Avril pour réclamer des responsables de la dite société l’augmentation de leurs salaires journaliers et la meilleure condition de travail.

Certains manifestants parlaient de maigres salaires qu’ils perçoivent journellement et qui ne correspondent pas aux heures de travail. Selon eux, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme qu’ils subissent de la part de leurs employeurs. « La société chinoise nous a recrutés comme des travailleurs journaliers. Nous travaillons de 07 heures à 17 heures. A la fin, on nous donne un maigre salaire de mille six cents (1.600) FCFA. Le temps que nous mettons au travail dépasse largement ce que nous gagnons à la fin de la journée. On ne peut plus prendre en charge nos familles avec l’argent qu’on nous donne. Nous avons suggéré au départ aux responsables de cette société de nous donner un contrat puisque la durée des travaux est prévue pour trois (3) ans. Mais depuis lors, c’est le silence de cimetière. Et la société nous exploite à sa propre fin. Nous sommes entrain de subir une exploitation de l’homme par l’homme. L’inspection de travail doit ouvrir les yeux sur cette situation. La société chinoise est entrain de vider le code du travail », ont-ils déploré.

D’autres ouvriers par contre disaient que c’est la véritable traite des humains qu’ils subissent car les conditions de travail ne sont pas réunies. Ils ont témoigné, « nous courons un grand danger lorsque nous travaillons. On travaille sous le chaud soleil sans porter un casque de protection contre la chaleur. Qu’à cela ne tienne, on ne porte ni les gants, ni les bottes pour nous protéger. Nous sommes permanents en contact avec les machines. Cela constitue un grand danger pour notre santé dans l’avenir lorsque nous ne nous protégeons pas avec ces outils de travail. Et à la fin, on nous donne une maigre somme de 1.600 FCFA. Cela est-il faisable sous d’autres cieux ? C’est la traite humaine que cette société nous fait subir. Nous interpellons le gouvernement à prendre ses responsabilités vis-à-vis de cette situation. Si nous restons dans les quartiers sans rien faire, on va nous  accuser de brigands ou de délinquants. Nous réclamons l’augmentation de nos salaires journaliers et l’amélioration de nos conditions de travail ».

Le délégué des travailleurs de ladite société n’est passé par quatre (04) chemins pour dire, « c’est depuis le samedi passé que nous interpellons les responsables de cette société sur nos conditions de travail. Mais ils ne nous ont pas donné une suite favorable. C’est pourquoi, nous sommes rentrés en grève aujourd’hui. Et si rien n’est fait, nous allons maintenir notre position ».

Rappelons que les travaux de la construction du nouveau siège de la BEAC ont démarré il y a de cela quelques mois. La société chinoise qui s’occupe de ces travaux a recruté de jeunes centrafricains qui travaillent comme des journaliers. Aujourd’hui ces jeunes sont en grève et réclament l’augmentation de leurs salaires journaliers et la meilleure condition de travail.

Bénistant MBALLA

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