LES PREMIERES LECONS A TIRER DE L’AN UN DU REGIME ...

Jeudi 30 mars 2017 : 12H07

LES PREMIERES LECONS A TIRER DE L’AN UN DU REGIME TOUADERA

Après sa cérémonie officielle d’investiture comme président de la République, chef de l’Etat, par la Cour constitutionnelle de Transition (CCT), le 30 mars 2016 au stade 20.000 Places de Bangui, professeur Faustin Archange Touadéra vient de passer un (1) an au pouvoir, ce jeudi 30 mars 2017. Donc, il ne lui reste que quatre (4) ans pour finir son mandat de quinquennat, et surtout relever les défis monumentaux auxquels la RCA fait face, suite à la grave crise militaro-politique sans précèdent qui a tout ravagé et détruit le pays sous les régimes transitionnels de Michel Djotodia et de Catherine Samba-Panza. Mais quelles sont les premières leçons à tirer de l’an 01 du régime Touadéra ?

Dès sa prise officielle de fonction en qualité de président de la République, chef de l’Etat démocratiquement et légitimement élu par le peuple centrafricain, professeur Faustin Archange Touadéra a fait de la sécurité, de la paix et de la relance de l’économie nationale ses principales priorités d’actions politiques. A cet effet, il a toujours prôné le dialogue avec toutes les entités des Forces Vives de la Nation (FVN) et les groupes armés non conventionnels pour ensemble trouver des pistes de solutions favorables à la sortie de cette crise qui a trop perduré et qui perdure encore. D’où le sens de « l’Union Sacrée » autour des actions politiques de l’Exécutif, et ce, pour relever les défis monumentaux de la RCA. Et ce, dans l’intérêt général de la nation. Il ne faut pas aussi perdre de vue l’implication de tous les groupes armés sans exclusion dans le Comité de Pilotage (CP) du programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Et tout ceci pour chercher par tous les voies et moyens à sécuriser et à pacifier le pays d’abord, et ensuite relancer l’économie nationale. N’oublions pas que sans la paix et sans la sécurité, il ne peut y avoir la relance de l’économie nationale, ni l’instauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national.

Aussi, la diplomatie offensive et persuasive menée par le président Touadéra a permis à la RCA de retrouver ses lettres de noblesse au sein du concert des nations (Union Africaine, Organisation Internationale de la Francophonie). Que dire également du retour à Bangui, la capitale du siège de la CEMAC et de la réouverture de certaines Ambassades qui avaient fermé leurs portes au temps fort de la crise ? Et surtout de l’approbation du plan de relèvement de la RCA par les bailleurs de fonds à Bruxelles en Belgique, en novembre 2016 dont les retombées positives commencent déjà à se concrétiser au niveau national.

La mise en place des Comités Locaux de Paix et de Réconciliation (CLPR) à travers le pays, le retour des déplacés dans leurs quartiers  respectifs (Noël à la Maison) à Bangui, Bimbo et Bégoua, la réhabilitation des édifices publics à l’intérieur du pays et des avenues à Bangui, l’apurement des dettes des cotonculteurs, l’intégration de certains diplômés dans la Fonction Publique, le recrutement de 500 policiers et gendarmes… sont autant des atouts à mettre à l’actif de l’an 01 du régime du président Touadéra. Sans oublier la mise en place des institutions de la République, le paiement à terme échu des salaires (le 25 de chaque mois), bourses et pensions à leurs ayant-droits.

En un (1) an, le président Touadéra a pu faire ce qu’il pouvait pour rétablir la sécurité, la paix et relancer l’économie nationale. Mais les ennemis de la démocratie, de la République et du peuple lui rendent la tâche difficile par en commettant des actes criminels et barbares dans l’arrière-pays. Et ce sont les civils qui paient le lourd tribut, au vu et au su des Casques Bleus de la Minusca. La prorogation de l’embargo sur l’importation des armes et munitions à destination de la RCA prise par le Conseil de Sécurité des Nations Unies et les pressions exercées par la Communauté Internationale sur le président Touadéra pour amnistier les bourreaux des Centrafricains, sont autant des facteurs qui ont miné sa ferme volonté politique dans la recherche de sécurisation et de pacification du pays. D’où le regain actuel des actes criminels et barbares dans certaines régions du pays, car l’impunité et l’absence de l’autorité de l’Etat aidant. A seulement un (1) an de pouvoir, que peut-on reprocher au président Touadéra ? Nous disons que c’est très tôt pour critiquer ou apprécier le régime Touadéra. Il faut donc laisser le temps au temps, car,  la ville de Bangui n’est pas construite en un (1) jour. Unissons-nous tous derrière les actions de l’Exécutif relatives à la sécurité, à la paix, à la relance de l’économie nationale et à la lutte contre l’impunité sous toutes ses formes.

Le Petit YEKOA

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