LES PARTISANS DE BOZIZE VEULENT ENCORE METTRE LA RCA ....

Mercredi 19 Oct. 2016 : 08h08

LES PARTISANS DE BOZIZE VEULENT ENCORE METTRE LA RCA A FEU ET A SANG : QUE VEULENT ET CHERCHENT-ILS ?

Bozize perdu 2

La recrudescence des violences dans certaines villes de nos provinces principalement Kaga-Bandoro, Kouango, Koui, Ngakobo et au KM5, dernier bastion des musulmans dans la capitale, n’est pas un fruit du hasard. Cela  s’explique. Et nous n’avons pas besoin d’aller de midi à quatorze (14) heures pour connaître les manipulateurs de ces violences. Il s’agit bel et bien des partisans du général déchu par la coalition Séléka, François Bozizé-Yangouvonda.

Depuis son exil doré en Ouganda chez Yoweri Mussévéni, François Bozizé a digéré et digère mal son échec  cuisant, face à l’avancée des combattants Séléka jusqu’à leur prise de pouvoir le 24 mars 2013, avant que Djotodia ne démissionne de son poste  à Ndjaména. Depuis lors et jusqu’au jour d’aujourd’hui, les pro-Bozizé ne cessent de remettre à plat tous les efforts consentis par les Centrafricains, pour la recherche de la paix et de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national. La paix ne peut revenir en Centrafrique à cause de ce groupuscule d’individus qui ne cherchent qu’à mettre les bâtons dans les roues du gouvernement afin de rendre le pays ingouvernable.

François Bozizé est arrivé au pouvoir  le 15 mars 2003, par un coup d’Etat contre le régime démocratiquement élu du feu président Ange-Félix Patassé, paix à son âme. Il a été renversé par la coalition Séléka le 24 mars 2013. Donc, il a passé dix (10) ans au pouvoir. Qu’est-ce qu’il a réellement fait pour son peuple ? Si ce n’est que des détournements de denier public mis en œuvre par son clan, sa famille, et  nous en passons. Pour la corruption, la haute mafia, n’en parlons pas.

En outre, François Bozizé disposait des poudrières à Bossembélé et à Benzambé. Au lieu de mettre ces engins de guerre à la disposition de l’armée centrafricaine, il a préféré les thésauriser ou équiper les militaires de son clan. Les conséquences de ces actes irréfléchis de Bozizé, c’est ce que nous vivons aujourd’hui. Trop malins, les combattants Séléka qui ont aidé Bozizé à renverser feu Patassé et qui étaient marginalisés, sont revenus  de force et ont récupéré toutes les armes qui se trouvent dans les poudrières. Les militaires de Bozizé qui étaient choyés et se croyaient au-dessus des autres, ont pris leurs jambes au coup à l’avancée de la Séléka. Bozizé abandonné aussi seul, a dû prendre l’hélicoptère pour échapper à la foudre de la Séléka.

Dès cet instant, les populations centrafricaines étaient à la merci des Séléka. Il a fallu l’entrée des Anti-Balaka dans la danse pour libérer partiellement le peuple centrafricain sous le joug de la Séléka. Sous la pluie des balles, les Centrafricains sont allés massivement aux urnes pour élire leurs futurs dirigeants. Ils sont en place aujourd’hui et ne peuvent gouverner à cause de la  main invisible de Bozizé. Les Centrafricains doivent comprendre aujourd’hui que c’est Bozizé et sa clique qui cherchent à tout prix à mettre le pays à feu et à sang. De kampala en Ouganda, Bozizé entretient la haine, la vengeance, la rancœur, la jalousie. Mais il doit comprendre que la RCA n’est pas sa propriété privée et il ne détient pas le titre foncier de ce pays du feu président fondateur Barthélemy Boganda.

Après son éviction du pouvoir par la coalition Séléka, Djotodia a pris le pouvoir, puis Catherine Samba-Panza et maintenant Faustin Archange Touadéra. L’actuel président a été élu démocratiquement par le peuple centrafricain. Ce n’est ni ce dernier qui l’a chassé du pouvoir. Mais que cherchent Bozizé et sa horde ? Que veulent-ils ? Est-ce les souffrances des centrafricains, les tueries, les massacres qui les intéressent ? Pensent-ils qu’avec cette manipulation, ils vont revenir au pouvoir ? Nous ne le pensons pas. Aujourd’hui, le peuple centrafricain n’est plus dupe mais plutôt mûr.

Nous osons croire que ce sont les partisans de Bozizé qui ont monté de toutes pièces le mensonge selon lequel Moussa Dhaffane a été assassiné, tout juste pour pousser les musulmans drogués du Km 5 à commettre des exactions  sur ceux qui s’y rendent pour embraser le pays. Heureusement, les banguissois et nos compatriotes musulmans ont compris les manœuvres dilatoires de Bozizé et de ses partisans.

A partir d’aujourd’hui, nous demandons au peuple centrafricain d’être vigilant et de dénoncer tous ces manipulateurs. En agissant ainsi, nous sortirons tête haute de cette crise. Mais si nous suivons bêtement  ces assoiffés de pouvoir, nous récolterons le fruit de nos ignorances. Vigilance ! Vigilance ! Vigilance !

 

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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