LES HOMMES INFIDELES ONT PLUS DE CRISES CARDIAQUES EN A...

Jeudi 24 Novembre 2016 : 10H36

LES HOMMES INFIDELES ONT PLUS DE CRISES CARDIAQUES EN FAISANT L’AMOUR

Chère lectrice, cher lecteur,

« Les hommes qui souffrent de problèmes cardiaques coronaires doivent respecter les règles. Lorsqu’un arrêt cardiaque se produit en faisant l’amour, ou juste après l’amour, il s’agit presque toujours d’une affaire impliquant un vieil homme en train de tromper sa femme avec une jeunette. Pour ces hommes, il est recommandé pour leur santé de rester à la maison et de s’activer dans leur jardin ou leur atelier… »

Lorsque j’ai lu ces mots dans un manuel sur la santé du cœur de deux professeurs américains (Marc Gillinov et Steven Nissen, deux cardiologues de haut rang), j’ai été à la fois amusé… et sceptique. 
Mais après une courte recherche, j’ai trouvé en effet une étude très sérieuse qui confirmait cela. Il s’agit d’un rapport scientifique de l’Association américaine de cardiologie (American Heart Association) : 

« Dans les rapports d’autopsie de mort subite impliquant 5 559 décès, 0,6 % se sont produits alors que la personne faisait l’amour. Deux autres études ont constaté des taux similaires (de 0,6 à 1,7 %). Mais parmi les personnes décédées pendant le coït, 82 % à 93 % étaient des hommes, et 75 % d’entre eux étaient en train de tromper leur femme, dans la plupart des cas dans un cadre inhabituel et/ou après surconsommation de nourriture et d’alcool [1]. »

Cette étude m’a paru extrêmement savoureuse. Quel dommage de ne pas lire plus souvent ce genre d’information ! 
Par exemple, je suis certain qu’en cherchant bien, on se rendrait compte que les vieillards coureurs de jupons ont beaucoup plus de risques de : 

provoquer des accidents de voiture lorsque leur jeune conquête est à leur côté, et qu’ils essayent de l’épater par leurs prouesses au volant, malgré la vue qui baisse et l’arthrose du genou ; 

se casser le col du fémur en cherchant à l’impressionner par leur souplesse dans les escaliers ou au tango argentin ; 

être hospitalisés d’urgence pour surdosage de médicaments pour la « virilité », après avoir imprudemment multiplié les prises suite à des effets décevants ; 

se brûler le cuir chevelu avec des produits miracles visant à teindre ou faire repousser les cheveux ; etc. 

Comment éviter cette vexante façon de mourir ?

Alors comment éviter de mourir d’un infarctus en pleine action… et de provoquer ainsi la moquerie de tout le voisinage ?
D’abord, on l’aura compris, mieux vaut éviter les partenaires nouveaux, surtout dans des environnements inhabituels, qui créent une surexcitation incontrôlable. 

De façon générale, il est préférable de mieux connaître et maîtriser sa propre sexualité ainsi que celle de sa partenaire, afin d’éviter le stress et la crainte de ne pas être « à la hauteur ».

Il faut maintenir une activité physique régulière et modérée. L’amour ne demande pas forcément une forme olympique, mais il y a quand même, pour les hommes comme pour les femmes, une hausse du rythme cardiaque et de la pression artérielle comparable à celle occasionnée par la montée de deux étages ou une marche rapide. 
Ensuite, il faut éviter les excès préalables de nourriture et d’alcool, qui favorisent ce type d’accidents.

Il faut, bien entendu, éviter les positions qui gênent la respiration.

Il vaut mieux se reposer avant. 

En cas de doute

Si vous avez un doute, vous pouvez subir chez votre médecin un test d’effort, qui évaluera les capacités de votre cœur au cours d’une activité physique de légère à modérée.

Si vous ne présentez pas de signes ou de symptômes montrant une souffrance cardiaque comme une angine de poitrine, un essoufflement excessif, un rythme cardiaque anormal (arythmie) ou une diminution du rythme cardiaque (hypotension), vous aurez réussi le test. Dans ce cas, et avec l’avis de votre médecin, il peut être raisonnable de reprendre une activité sexuelle.

Si, au contraire, vous montrez des signes de souffrance, vous pouvez commencer un programme de réadaptation cardiaque. C’est ce qu’on fait suivre aux personnes ayant eu un accident cardiaque, et qu’elles commencent généralement une semaine après.

Mais dans tous les cas, il faut avoir conscience que l’infidélité a ses risques, et pas seulement celui de détruire la confiance souvent longuement et durement bâtie avec son conjoint !

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire