LES FEMMES CENTRAFRICAINES N’ONT PAS ENCORE..

Lundi 10.04.2017 : 11H12

« LES FEMMES CENTRAFRICAINES N’ONT PAS ENCORE COMPRIS LE SENS DE LA JOURNEE DU 08 MARS », DISAIT UNE FEMME CONGOLAISE. LA PARITE EST LOIN DE DEVENIR UNE REALITE EN RCA

Selon cette femme congolaise, « j’étais surprise de voir les femmes centrafricaines s’assoir autour de la table pour boire  de la bière lors de la célébration de la Journée Internationale de la Femme. Pourtant, ce sont les femmes qui sont les principales victimes de la crise que le pays a connue. Leur attitude démontre que les femmes centrafricaines n’ont pas encore compris le sens de la journée du 08 mars ». Autant dire que la parité, est encore loin de devenir une réalité en République Centrafricaine.

C’est exactement ce que tout le monde avait constaté lors de la célébration de la Journée Internationale de la Femme le 08 mars dernier. Les bars dancings, les caves, les gargotes étaient pleins à craquer. Les femmes buvaient, mangeaient et dansaient comme bon leur semble. A la fin, c’était la bagarre entre elles. Certaines ont fini par divorcer avec leur mari parce qu’elle n’avait pas trouvé le pagne du 08 mars. Aucune initiative, aucune vision concernant leurs droits. La rédaction de Centrafric Matin a eu l’opportunité de découvrir dans un journal du Maroc la célébration de la Journée Internationale de la Femme. Et nous nous sommes rendus immédiatement compte que la femme centrafricaine n’est pas encore mûre pour prendre son destin en main. Ce journal Marocain présentait une équipe musicale composée uniquement des femmes marocaines qui chantaient sur la base des valeurs traditionnelles de la femme. Elles ont prouvé devant le public marocain qu’elles étaient capables d’exécuter tous les travaux que les hommes ont l’habitude de faire.

D’après le témoignage de cette femme congolaise, « j’ai créé une entreprise dans mon pays. Elle embauche plusieurs jeunes congolais et congolaises. L’objectif est d’aider les jeunes à trouver un petit boulot et sortir du chômage. Tout cela, pour aider mon pays à se développer ». Qu’en est-il de la femme centrafricaine ? Néant.

A l’exception de madame Domitien, « omba » Ruth Rolland pour ne citer que celles-ci, la génération de vraies femmes centrafricaines s’est éteinte. La femme centrafricaine d’aujourd’hui est médiocre sur tous les plans. Certaines ont de grands diplômes, licences, maîtrises, voire doctorats. Mais en fin de compte, ces diplômes sont vides de sens puisque les détentrices ne savent plus ce qu’elles peuvent faire avec. Or, la parité signifie qu’il faut mettre ses talons et ses compétences en valeur et donc au service de la nation. S’il faut parler de la parité en RCA, il faut se référer à la femme rurale. C’est à cause d’elles que nous trouvons de quoi à manger ici à Bangui. Les femmes urbaines ne représentent rien pour le développement du pays. Tout ce qu’elles savent faire, c’est de s’habiller à l’européenne depuis les cheveux jusqu’aux orteils. Aucune initiative allant dans le sens du commerce ou des activités génératrices de revenus. Elles sont constamment dans les « NGANDAS » pour escroquer les hommes qui viennent se désaltérer. Beaucoup de jeunes filles sont victimes des IST/VIH-SIDA ainsi que des grossesses non désirées à cause de ce  genre de pratiques. Pauvre femme centrafricaine qui a encore du chemin à parcourir pour atteindre le véritable sens de la parité.

Bénistant MBALLA

 

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