LES FACA - ANTI-BALAKA PROCHES DE BOZ.

Mercredi 04/10/2017: 07H45

LES FACA - ANTI-BALAKA PROCHES DE BOZIZE ONT MIS LE FEU

A BOCARANGA : FAIRE ECHOUER TOUADERA PAR TOUS LES MOYENS

De Batangafo à Gambo, de Mobaye à Bocaranga, les hommes de Bozizé sèment la mort sur leur passage. Le commando part de Bangui, provoque l’étincelle et se retire aussitôt. La foudre des représailles frappe les pauvres populations civiles qui ne comprennent pas pourquoi Sidiki et les peulhs tirent sur tout ce qui bouge. Les partisans de Bozizé ne pouvant plus réussir à Bangui, notamment au Km 5 le bouton rouge, se sont tournés résolument vers les provinces. Malheureusement, les commanditaires sont bien connus, les centres de décision bien identifiés. Il faut donner du fil à retordre à Touadéra durant tout son mandat. Ce qu’ils oublient, c’est la population civile centrafricaine que les hommes de Bozizé exposent au carnage.

Les musulmans et les peulhs sont des cibles privilégiées des Anti-Balaka proches de Bozizé. Est-ce dans le sang des innocents, sur les ruines du pays que Bozizé va reconquérir le pouvoir ou trouver une issue à son exil ? Quoi qu’on fasse, quoi qu’on dise, les bouchers humains de Bozizé ne reculeront jamais. La Cour Pénale Spéciale (CPS) est et demeure la seule alternative.

La Communauté internationale doit sortir du cafouillage pour appeler le chat par son nom. Ce sont les partisans de Bozizé qui se servent des différentes factions Séléka pour exterminer le peuple centrafricain. Il n’y a aucune crise communautaire en RCA. A Bocaranga, ce sont les hommes de Bozizé qui ont mis le feu aux poudres, de même qu’à Batangafo, Gambo, Koui, Ngaoundaye. Ceux qui provoquent l’apocalypse sont ici à Bangui, y partent pour aller provoquer les peuhls ou les Séléka, se retirent immédiatement sur la pointe des pieds et regagnent Bangui, comme de rien n’était.

Le stratégie de Bozizé et son clan consiste à réaliser la somalisation du pays telle que prophétisée par Bozizé lui-même au crépuscule de son règne. Le dosage ethnique outrancier des FACA avait pour but la somalisation du pays après déchéance. Pourquoi la classe politique joue à la langue de bois ? Pourquoi ne veut-elle pas percer l’abcès ? N’est-ce pas un silence qui donne carte blanche à Bozizé et son clan ? Touadéra seul peut-il construire la paix ? Les agissements des hommes de Bozizé profitent-ils à la classe politique ? Quant à la Communauté internationale, qu’elle arrête de mettre un accent sur  les musulmans et les peuhls. Il faut demander à Bozizé et son clan ce que les musulmans et les peulhs lui ont fait pour devenir sa cible privilégiée ? Les Séléka ne sont pas tous musulmans. Comble de paradoxe, les partisans de Bozizé ne s’attaquent pas de front à ceux qui les ont chassés du pouvoir en 2013. En plus de sa déchéance du pouvoir, Bozizé a encore courbé l’échine et fait les yeux doux à la coalition Séléka. La somalisation selon Bozizé, c’est exposer la vie de la population civile centrafricaine, la transformer en chair à canon, faire de la RCA une boucherie humaine à ciel ouvert où la population civile devient un gibier.

La boucherie de Paoua n’a pas suffi, il faut une extension à Bocaranga, Batangafo, Gambo, Mobaye, Koui, une géométrie sanguinaire variable en fonction de la proximité de l’UPC, du MPC, des 3R, du FPRC, avec pour épicentre les partisans de Bozizé. La  Cour Pénale Spéciale doit très vite dérouler son rouleau compresseur, car les clients potentiels ici à Bangui la forcent à agir plus vite qu’il ne le faut. C’est pourquoi, il faut renforcer les capacités de la Minusca en troupe et en matériel suffisant pour extraire les vampires de la société centrafricaine et restaurer la paix, la sécurité et enfin la réconciliation nationale. Personne, aucun centrafricain n’en veut aux musulmans, si ce n’est Bozizé et son clan. Le Km 5 est un bel exemple où chrétiens et musulmans se côtoient, vendent et achètent. Le Km 5 est parvenu à comprendre cette guerre artificielle que seuls Bozizé et ses partisans imposent. Le jour où les différentes factions Séléka comprendront qu’elles jouent le jeu de Bozizé qui les manipule comme des marionnettes, il n’y aura plus de tueries, ni d’animosités, encore moins la haine. Bozizé traite les factions Séléka exactement comme des chiens enragés qui mordent tout ce qui bouge.

C’est devenu un jeu favori des pro-Bozizé et d’un moment à l’autre, d’une localité à une autre, ils jettent la pierre et les factions Séléka détruisent tout autour d’eux. Le Km 5 s’étant avisé, a compris le jeu et a refusé de se prêter à cette manipulation. Les 3R, le MPC, le FPRC, l’UPC sont traînés dans le sang des innocents comme de vrais chiens enragés. Et c’est la population civile totalement innocente qui paie les pots cassés des manipulations des hommes de Bozizé. Tous ces bains de sang sont sur la conscience de Bozizé et son clan qui portent une lourde responsabilité devant l’histoire. La présence des mercenaires ougandais est également signalée dans les différents commandos qui vont piéger les factions Séléka.

La Communauté internationale doit appeler le chat par son nom, désigner l’auteur de la somalisation par son nom. Rien ne peut faire reculer Bozizé et ses partisans, encore moins la main tendue de Touadéra. Seule la Justice peut arrêter leur folie meurtrière. La Communauté internationale doit arrêter sa litanie pour fournir à la Cour Pénale Spéciale, tous les moyens dont elle a besoin pour faire triompher le droit, restaurer la paix, la sécurité et la réconciliation nationale.

 

Julien BELA

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