LES ENFANTS DE LA RUE, UNE EPINE DANS LES PIEDS DE LA...

Jeudi 29 Décembre 2016 : 08H52

LES ENFANTS DE LA RUE, UNE EPINE DANS LES PIEDS DE LA MUNICIPALITE DE BANGUI ET DU MINISTERE DE LA SECURITE PUBLIQUE : INCOMPETENCE OU DEMISSION ?

Enfant de la rue

 Ces derniers temps, les enfants de la rue sont devenus extrêmement nuisibles et dangereux pour tout le monde : les véhicules des Nations Unies sont les plus ciblés. Il suffit d’une petite inattention du conducteur, que les enfants de la rue emportent les téléphones et autres objets précieux. Il en est de même de tous les véhicules particuliers, des véhicules à usage commercial, que des piétons qui sont dépouillés de leurs biens, téléphones,  argent, tout ce que vous avez dans votre poche, dans votre sac à main. Ils viennent en groupe faire obstruction sur votre passage et en profitent pour plonger leur main dans votre poche, soit ouvrir votre sac, sans que vous vous en rendiez compte. Le phénomène s’est amplifié avec les fêtes de fin d’année, à telle enseigne que les acheteurs, les commerçants, les conducteurs de véhicules ne savent à quel saint se vouer.

En RCA, les bonnes pratiques ne durent jamais et le pays retombe dans les travers des mauvaises mœurs. L’ancien président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui, Barkès Ngombé-Ketté, avait réussi à purger la ville de Bangui de ces pic-pokets. Même sur des véhicules qui roulent, ils s’y accrochent et arrachent les biens d’autrui. La consommation du chanvre indien est à ciel ouvert, au vu et au su de la Police et de la Gendarmerie. La Police Municipale est championne toute catégorie de traque exclusive de taxis-motos, pour soustraire à ces jeunes qui se battent, le minimum vital. Racketter, racketter, racketter à longueur de journée jusqu’à la fin de l’heure, au marché central : et pourtant, ils sont payés à la fin du mois. Le phénomène taxis-motos à réduit considérablement les braquages dans la ville de Bangui. Il faut user de tact dans la réglementation de la circulation des taxis-motos, à la fois une solution au chômage. Nous attirons l’attention du Maire de Bangui sur les tracasseries quotidiennes que font vivre les policiers municipaux à ces jeunes. Certains sont au carrefour BSIC et Ecobank, sur la route qui descend à la Radio Centrafrique, exclusivement pour ne traquer que les taxis-motos, juste pour soustraire le conducteur des regards du public et lui demander quelque chose. Chaque jour, ils se font de l’argent sur le dos de ces pauvres jeunes.

Soit, la Mairie leur coupe leur salaire et qu’ils vivent des rackettes, soit ils font leur travail correctement et ils sont payés. Souvent, les taximen et les conducteurs des taxis-motos se sont mis en grève à cause de ces tracasseries intestines. Certains éléments des Forces de Défense et de Sécurité ne vivent exclusivement que de rackettes, des contrôles, comme s’ils ne perçoivent jamais leur salaire. Les taximen et les taxis-motos ne travaillent que pour eux, pour les nourrir, les engraisser, afin qu’ils boivent, mangent. Tous les prétextes sont bons pour extorquer de l’argent et les véhicules de transports urbains sont prisés parce que l’argent est permanent, un robinet financier toujours disponible. C’est trop !

La Police, la Gendarmerie et la Police Municipale ont un rôle éducatif, avant de réprimer. A l’allure où vont les choses, la répression est systématique, et faut-il encore s’interroger, où va tout cet argent collecté ? Le Centrafricain est lui-même l’ennemi de tout progrès, de tout effort. Le Centrafricain veut l’argent facile, sans effort et en permanence, mais sur le dos de ses propres compatriotes, et la pression des contrôles est très forte, étouffante, asphyxiante, sur les épaules des taximen, des conducteurs de taxis-motos et de bus. Le véritable travail de la Police, de la Gendarmerie et de la Police municipale, ne se fait pas. Cependant, c’est au niveau de la Gendarmerie que nous constatons quelques exceptions dans les contrôles nocturnes. Ils font les contrôles de sécurité, vérifient l’intérieur et l’arrière du véhicule, quelque fois, ils demandent les papiers des passagers et ils s’arrêtent là. Le véhicule est libéré. Entre 15 heures et 20 heures, les travailleurs sont fatigués et rentrent à la maison. C’est en ce moment-là qu’on déclenche un contrôle monstre. Cela met très mal à l’aise ceux qui ont hâte de se reposer à la maison pour reprendre le lendemain. Ainsi se porte la RCA avec sa Police, sa Gendarmerie et sa Police municipale. Bonne Année 2017 à tous, pourvu que les comportements changent, s’humanisent et se perfectionnent.

Julien BELA

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire