LES DOUANES : LES IMPOTS A LA PORTE ET NON A L’INTERIEUR DES B...

Jeudi 08 Décembre 2016 : 13H43

LES DOUANES : LES IMPOTS A LA PORTE ET NON A L’INTERIEUR DES BOUTIQUES

 

A l’import et à l’export, le dédouanement se fait à la porte (frontières terrestres, ariennes et portuaires). Dès que les marchandises quittent les douanes, elles sont à l’air libre à la disposition de son propriétaire. Soit, si la marchandise est sous évaluée, on confronte les documents. S’il y a une différence à payer, on convoque le concerné qui vient la verser à la caisse. Or, il y a une pratique rétrograde des douaniers centrafricains qui consiste à traquer les importateurs dans leurs boutiques, dans les marchés, comme font exactement les services des impôts, des domaines et des droits indirects.

Dans une boutique, toutes les marchandises ne viennent pas d’arriver. Il y a des marchandises qui trainent cinq, dix et quinze ans. Comment faire la différence avec celles qui viennent d’arriver sans les documents qui retracent des nouvelles marchandises ? Quand les marchandises étaient arrivées, où était la Douane ? Dormait-elle ou faisait-elle semblant de travailler sans travailler ? C’est une pratique qui n’honore pas les services de la douane du pays. Elles doivent faire consciencieusement leur travail, selon l’éthique et la déontologie. De telles pratiques n’existent plus sous d’autres cieux. Les Douanes centrafricaines doivent se civiliser, se moderniser, afin de respecter leurs partenaires.

Cette pratique est obsolète, dépassée,  déphasée et démontre à suffisance que la douane ne joue pas pleinement son rôle. Des douaniers qui traquent les commerçants comme des agents des impôts, cela peut être source de crise, de révolte, de confrontation. Les douaniers doivent être implacables à la porte d’entrée, c'est-à-dire aux différentes frontières où transitent les marchandises et faire correctement et scrupuleusement leur boulot. Les commerçants n’ont pas des ailes pour survoler les postes douaniers, encore qu’il existe une douane mobile pour traquer les fraudeurs, les indélicats, les commerçants véreux qui veulent échapper aux contrôles des douanes. C’est cette catégorie de commerçants qu’il faut rechercher et mettre aux pas. La RCA ne doit pas demeurer archaïque, elle doit devenir moderne, civilisée avec un service public de qualité. La douane aussi doit être le fils de son temps pour le bonheur de tous.

Julien BELA

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