LES CONSEQUENCES DE LA DELINQUENCE JUVENILE

Mardi 07.02.2017 : 09H48

LES CONSEQUENCES DE LA DELINQUENCE JUVENILE EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Bon nombre de Centrafricains emploient le terme délinquance, mais ne cherchent nullement à comprendre ce que signifie exactement cette notion. Sur le plan juridique, quand on évoque l’expression délinquance, on fait allusion à « tous les actes, agissements, comportements prévus et punis par la loi pénale ». Dans le domaine générale, autrement dit littéraire, la notion de délinquance désigne « l’ensemble des infractions commises, considérées sur le plan social ». En définitif, on déduit de ces définitions que la délinquance est : « l’ensemble des infractions prévues et réprimées par la loi pénale ».

Cependant qu’est-ce qu’un délinquant ? Le délinquant est l’auteur, le co-auteur ou le complice d’une infraction qui porte atteinte à l’ordre social. Nul n’ignore que le phénomène de la délinquance est répandu sur l’ensemble du territoire de la République Centrafricaine. Il est difficile, même impossible qu’une journée passe sans que la société ne soit victime des actes barbares, inhumains et antisociaux des délinquants. Malgré les efforts consentis par le gouvernement centrafricain, certains organismes internationaux, certaines (ONG) et Associations pour atténuer la flambée de la délinquance en République Centrafricaine, le nombre ne cesse de croître. Ce qui est inquiétant pour un pays comme la RCA qui vient de sortir d’une grave crise de son histoire et qui cherche à pas de caméléon à relancer ses activités dans tous les domaines socio-économique, politique et culturel. Comment reconnaît-on les actes de délinquance ?

Les voleurs, les bandits de grand chemin, les escrocs de grande et moyenne envergure, les enfants de la rue par leurs comportements dangereux, les coupeurs de route et les braqueurs... sont les différents actes de délinquance. Ces malfrats sont nombreux dans les marchés de Bangui. On les rencontre dans les rues, dans certains coins, dans les quartiers. Ils sont toujours en quête et utilisent des manœuvres frauduleuses pour soustraire des biens soit à l’insu du propriétaire, soit au su du propriétaire pour s’en approprier par la force ou la ruse.

Nous constatons aujourd’hui que le phénomène de la délinquance est rependu surtout chez les jeunes en République Centrafricaine. Mais les mobiles qui les ont poussés à être rebelle contre les exigences sociales varient d’une catégorie de délinquants à l’autre. La sorcellerie, la situation familiale précaire de certains jeunes centrafricains peuvent être les vecteurs principaux de ce phénomène de la délinquance.

Les conséquences provenant de la délinquance juvénile en République Centrafricaine sont souvent déplorable. Ces conséquences se résument en trois (3) chapitres : la prison, l’infirmité partielle ou totale et la mort.

La prison

Si l’on parcourt actuellement les différents Commissariats, les prisons, les Brigades de la Gendarmerie du territoire national à l’exception des zones gouvernées par les seigneurs de guerres. On se rendra compte que, ces Commissariats, prisons, Brigades de la Gendarmerie sont pleins, remplis  de jeunes délinquants ; alors que la RCA a besoin des jeunes dignes afin de conjuguer leurs efforts pour sortir le pays dans du gouffre où il se trouve.

L’infirmité

L’infirmité fait partie des conséquences que peut subir un jeune délinquant. Si un voleur est rattrapé par la population, c’est la torture populaire qu’il va encaisser. Si la population qui l’a rattrapé est gentille, ce voleur va se retrouver avec les jambes cassées, les bras coupés. La personne devient handicapé durant toute sa vie.

La mort

La conséquence de la délinquance juvénile est parfois la mort, souvent les auteurs des actes de délinquance meurent précocement.

Malheureusement, sous le régime de l’ancien président centrafricain François Bozizé, ces délinquants étaient reçus au niveau de la présidence. On les payait, ils sont considérés comme des B2 pour leur apporter des informations. Mais, où sont-ils les agents des renseignements dignes de ce nom.

Le régime de Faustin Archange Touadéra doit avoir horreur de ces jeunes délinquants. L’accent doit être mis sur les agents de renseignements formés et qualifiés. Afin que les Centrafricains vivent paisiblement sans inquiétude.

 

Delsya Sipaïna NZAPAGAZA

 

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