LES CENTRALES SYNDICALES CONDITIONNENT L’EFFECTIVITE DE LA R.

Mardi 05.09.2017 : 10H36

LES CENTRALES SYNDICALES CONDITIONNENT L’EFFECTIVITE DE LA RENTREE DES CLASSES 2017-2018 A L’APUREMENT DE LEURS ARRIERES DE NOVEMBRE ET DECEMBRE 2013. MAIS…

C’était la principale conclusion que nous avons tirée de l’Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) des centrales syndicales, tenue à la Bourse de Travail (BT), le samedi 02 septembre 2017 à Bangui. Et ceci à la veille de la rentrée des classes 2017-2018, qui avance à grand pas.

Cette AGE avait plus débattu les conditions difficiles de vie et de travail des fonctionnaires et agents de l’Etat, tout en mettant un accent particulier sur la question d’apurement de leurs arriérés de salaire de novembre et décembre 2013.

A cet effet, tous les travailleurs du secteur public conditionnent l’effectivité de cette rentrée des classes 2017-2018 à l’apurement des arriérés de salaire de deux (02) mois précités, par le gouvernement dans un délai raisonnable.

Pour justifier leur prise de position, le secrétaire général du Groupement Syndical des Travailleurs de Centrafrique (GSTC), Firmin Zoh-Panguélé, avait signifié lors de cette AGE que, « le régime de transition de Catherine Samba-Panza nous avait déjà versé un (01) mois d’arriérés de salaire. C’est celui du mois d’octobre 2013. Et ledit régime nous rencontrait régulièrement pour échanger sur les conditions de travail de nos adhérents (fonctionnaires et agents de l’Etat).

Or, avec ce régime démocratique, issu des urnes, qui se vante des performances des recettes de l’Etat, rien n’a été fait jusqu’à présent pour régulariser nos arriérés de salaire de novembre et décembre 2013. Pire encore, bien qu’étant des partenaires sociaux du gouvernement, celui-ci ne nous a jamais appelé autour d’une table, afin de débattre de ce problème et trouver un terrain d’entente. D’où aujourd’hui, nous haussons le temps et nous durcissons notre position, pour avoir gain de cause ».

Même si cette position prise par les centrales syndicales est légitime et justifiée, elle soulève toutefois certaines interrogations suivantes : les centrales syndicales de la RCA défendent-elles réellement les causes de leurs adhérents ? Sont-elles véritablement des partenaires sociaux du gouvernement ? Ne sont-elles pas inféodées aux différents régimes qui se sont succédés au pouvoir en RCA ? Quit à vous de deviner le reste, car nous sommes tous filles et fils de ce pays.

Toutefois, nous exhortons le gouvernement d’entrer urgemment en pourparlers avec les responsables de ces centrales syndicales afin de trouver un consensus à ce problème délicat de deux (02) mois d’arriérés de salaire. Nécessité oblige au nom du « droit à l’éducation et à l’instruction de nos enfants » de trouver un terrain d’entente. Car, «  gouverner, c’es prévoir », dit-on.

La balle est désormais dans le camp du gouvernement Sarandji. Et nous l’observons de pieds fermes.  (Affaire à suivre).

Le Petit YEKOA

 

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