« LES AUTEURS DE CRIMES REPONDRONT DE LEURS ACTES,

mardi 14 mars 2017 : 10H29

« LES AUTEURS DE CRIMES REPONDRONT DE LEURS ACTES, C’EST UNE QUESTION DE TEMPS » : TOUADERA A DONNE LE TON

 

Beaucoup de choses se sont passées durant la crise que notre pays traverse. Des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, des tortures, des viols, des meurtres, des disparitions, bref des exactions de tout genre ont été perpétrées, par les combattants des groupes armés et des individus malintentionnés. Ces actes barbares se poursuivent allègrement aujourd’hui malgré un calme précaire qu’on observe sur toute l’étendue du territoire national.

De Ndélé à Bambari en passant par Mbrès, Kaga-Bandoro, Batangafo, Paoua, Bocaranga, Koui, pour ne citer que ces quelques villes, les rebelles tant de la Séléka que des Anti-Balaka se croient tout permis. Les lois de la République sont foulées aux pieds. L’être humain, pourtant créé à l’image de Dieu, est devenu un objet sans valeur. Du jour en jour, les hommes, les femmes et les enfants traînés à l’abattoir comme des bœufs. Les maisons, les édifices publics et privés sont saccagés, incendiés à satiété par les rebelles. Profitant de l’absence de l’autorité de l’Etat dans certaines régions du pays, les combattants non conventionnels ont régné et continuent de régner sur leurs victimes comme les lions, les loups, qui dévorent leur proie.

Malgré l’appel à la cessation des hostilités lancé par les responsables de la Minusca, les dirigeants du pays, les serviteurs de Dieu, les personnalités étrangères et tant d’autres, la violence n’a cessé de croître. Les affrontements meurtriers entre la coalition FPRC-MPC-RPRC menée par Nourredine Adam et l’UPC de Ali Daras se sont accentués ces derniers mois. Des morts, des blessés, des déplacés internes se comptent par milliers. Et ce, à cause d’un groupuscule d’individus qui prend tout un peuple en otage, empêchant les Centrafricains de vaquer à leurs occupations quotidiennes tout en entravant la circulation des personnes et des biens. Ils n’ont que la gâchette facile. Tuer, incendier, détruire tout sur  leur passage, sont leur préférence. Les pauvres citoyens civils errent d’un lieu à un autre à la recherche d’un abri sûr, cette situation n’émeut personne. Pire encore, les conditions de vie de leurs compatriotes qui se dégradent considérablement,  ne leur font ni chaud, ni froid. Les combattants des groupes armés prennent toujours leurs armes pour le bout de leur nombril.

C’est dans cette situation humanitaire très catastrophique et les crimes de tout genre perpétrés par les combattants non conventionnels sur les civils, que le président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra est monté au créneau. Lors de la visite qu’il a effectué à Bambari, ville meurtrie, située au centre de la RCA, en compagnie du vice-président de la Banque Mondiale pour l’Afrique, Makhtar Diop, il a clairement fait savoir, nous citons, « les auteurs de crimes répondront de leurs actes, c’est une question de temps ».  C’est pour autant dire que Touadéra a donné le ton. Les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en RCA ne resteront pas impunis. Le slogan, « impunité zéro », se concrétisera.

Donc, le rouleau compresseur de la justice centrafricaine est en marche, pour le moment. Plus rien ne peut l’empêcher. Et le président de la République a bien choisi l’endroit pour faire cette déclaration. Il s’agit bel et bien de la ville de Bambari où des actes barbares, indignes, inhumains, bestiaux ont été perpétrés par Ali Daras et ses hommes, sans oublier les combattants des autres branches dissidentes de la Séléka, telles le FPRC, le RPRC, le MPC …

Nourredine Adam, Ali Daras, Mahamat Alkhatim, Abdoulaye Hissein, et tant d’autres, n’ont que des yeux pour pleurer. Ils verseront les larmes de crocodile car leur jugement est proche, c’est une question de jours.

On dit le plus souvent que « la justice est lente mais elle finit par rattraper ». C’est justement ce qui va se passer dans les jours à venir. Ceux qui se croyaient au-dessus de la loi et agissaient comme bon leur semble, se retrouveront devant la barre et répondront de leurs actes criminels. D’ailleurs, le pays de Donald Trump a beaucoup investi pour la chaîne pénale en RCA. Et cet investissement ne peut demeurer lettre morte. Nous pensons aujourd’hui que le cœur des uns et des autres bats à un rythme effréné. Car leur fin s’approche doucement mais sûrement. Même s’ils vont se cacher dans l’Allégorie de la caverne, dans les grottes, les trous, à Ndélé, à Kaga-Bandoro, Bria, Koui et ailleurs, ils seront toujours traqués, arrêtés et traduits en justice.

L’heure de la justice a enfin sonné, avec la mise en place progressive de la Cour Pénale Spéciale (CPS) de la RCA. A celle-ci, vient s’ajouter la déclaration du président de la République. Les victimes seront face à face avec leurs bourreaux. Et c’est ce jour-là que le plus faible sera le plus fort, le plus petit deviendra le plus grand.

Donc, les victimes des crises militaro-politiques depuis 2003 à ce jour doivent toujours prendre leur mal en patience en attendant le jour "J ".

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

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