LE VIVRE ENSEMBLE ET  LA RECONCILIATION NATIONALE

12 octobre 2016 11h29

LE VIVRE ENSEMBLE ET  LA RECONCILIATION NATIONALE DOIVENT PRIMER SUR LES AUTRES INTERETS

Une chretienne embrassant une musulmane

Depuis plus de trois (3) ans, le vivre ensemble entre musulmans et non musulmans, fait cruellement défaut dans certaines régions de nos provinces. Cette  situation a entraîné dans son sillage la non application de la réconciliation nationale, tant souhaitée par les Centrafricains, épris de paix.

 

Le vivre ensemble

Depuis le déclenchement de la crise centrafricaine par la nébuleuse coalition de la Séléka, le vivre ensemble entre musulmans et non musulmans connait des entorses dans certaines parties du pays, comme nous l’avons signalé ci-haut. Et pourtant, musulmans et non musulmans ont tous payé le lourd tribut de cette crise larvée, à différents niveaux. S’il y a une amélioration de la situation sécuritaire dans certaines zones du pays, par contre dans d’autres, des exactions tant sur les musulmans que les non musulmans se poursuivent allègrement. Ce ne sont pas les populations de Kaga-Bandoro, de Bambari, de Koui, Bocaranga, Ndomété, Kouagno, du Km 5, pour ne citer que celles-ci, qui nous démentiront. Face à cette situation préoccupante, il s’avère indispensable que ces deux (2) communautés, au lieu de se regarder en chien de faïence dans les régions précitées, décident un jour d’enterrer cette hache de guerre et de vivre comme dans les temps anciens. C’est cette vie d’antan qui nous intéresse aujourd’hui. A Ndélé, Birao, Bangassou, musulmans et non musulmans vivent en parfaite harmonie. Le vivre ensemble est là. Au Km 5, nos compatriotes musulmans font des efforts surhumains pour rétablir ce vivre ensemble, en dépit des actes barbares des drogués, aussi bien sur les musulmans que les non musulmans. Malgré cette bévue des drogués, les compatriotes musulmans du Km 5 ne baissent pas les bras. Ils continuent toujours de persévérer dans la recherche de la paix, du vivre ensemble.

Les marches pacifiques qu’ils organisent, ce n’est pas pour leurs intérêts personnels, mais c’est aussi pour l’intérêt de tous. Car,  quand le Km 5 retrouvera la paix, la quiétude, c’est le peuple centrafricain en général, et les Banguissois en particulier qui en bénéficieront. Le travail abattu par les musulmans de bonne foi au Km 5, n’est  autre chose que la recherche du vivre ensemble. Nous devons les comprendre et les accueillir à bras ouverts. Ce ne sont pas tous les musulmans du Km 5 qui tuent, braquent, violent. Ce que certains centrafricains ne comprennent pas toujours. Nous devons tous nous mobiliser autour de ces Hommes de bonne foi, d’où ils se trouvent, pour la recherche du vivre ensemble entre musulmans et non musulmans.

 

La réconciliation nationale

La réconciliation nationale ne peut être effective que lorsque les deux (2) communautés vivent ensemble, se côtoient, se parlent. Alors dans ce cas précis, plus rien ne peut s’opposer à cette réconciliation nationale. Parce que, quand on vit ensemble, on peut résoudre un différend le plus rapidement possible et y apporter des remèdes durables. Mais, lorsqu’on est séparé l’un de l’autre, on s’accuse mutuellement. Donc la meilleure chose à faire aujourd’hui, est de nous réunir, de cohabiter ensemble, en un mot de vivre ensemble (musulmans et non musulmans) sur la terre de nos aïeux. C’est de là que la réconciliation nationale peut se concrétiser. Mais si X est sur la planète Mars et Y sur la lune, comment peuvent-ils se réconcilier ?

C’est pourquoi, nous lançons un vibrant appel à tous les Centrafricains qui veulent vivre ensemble ou réconcilier les autres qui ont encore un cœur de pierre, de se mobiliser davantage pour la cohésion sociale et la réconciliation nationale. Car c’est seulement de cette manière que nous allons sortir de cette crise. Le vivre ensemble et la réconciliation nationale doivent primer sur toutes nos considérations partisanes, égoïstes si nous voulons faire un pas de géant vers l’avant.

Notre survie et la survie de notre pays dépendent de ces deux (2) concepts.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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