LE VIOL ET L’INCESTE : DEUX (2) PRATIQUES DANGEREUSES QUI...

Mercredi 30 Août 2017 : 10H54

LE VIOL ET L’INCESTE : DEUX (2) PRATIQUES DANGEREUSES QUI MINENT LA SOCIETE CENTRAFRICAINE

 

Le viol par définition est, « toute relation sexuelle exercée sur l’autre sexe opposé (garçon ou fille) en utilisant la violence ». Dans la législation centrafricaine, le viol se trouve sur la liste des actes criminels. Quant à l’inceste, c’est « une relation sexuelle entre deux (02) sexes opposés  affiliés par un lien de sang ». Cette relation est aussi prohibée dans plusieurs sociétés. Car elle a parfois des conséquences néfastes, à savoir, les maladies génétiques et héréditaires telles que la drépanocytose, le diabète, la myopie, etc.

Le viol ou l’inceste conduit le plus souvent les victimes dans un état de traumatisme moral. Sur le plan psychologique, le viol et l’inceste constituent un traumatisme entraînant une attaque identitaire et une intrusion intrapsychique. Du coup, la personne vidée présente un état de conscience modifiée et faussement protecteur au moment de l’impact traumatique. La répétition du viol, comme on l’observe dans l’inceste par exemple, entraîne davantage de troubles identitaires et risque de transformer la personnalité des victimes. Les viols successifs, généralement subis dans l’enfance, entrainent de graves perturbations de l’estime de soi et de l’identité. Sur cet aspect, il y a risque de subir la maltraitance physique qui augmente les troubles de la personnalité indépendamment de la mobilité.

Le viol est puni par la loi n° 06.032 du 15 décembre 2006. Cette loi protège la victime et autorise la poursuite judiciaire de l’auteur du viol. Le code pénal de la RCA ne fait pas de cadeau aux violeurs. Ses articles 85, 86 et 87 pénalisent l’auteur de cet acte odieux : il court une « peine d’emprisonnement allant d’un (1) à cinq (5) ans », selon la « gravité de l’infraction »,  en tenant également compte des « circonstances atténuantes et aggravantes ». En outre, il peut être « condamné aux travaux forcés, avec possibilité d’une peine de mort, si le viol a entrainé ou a précipité la mort de la victime (article 88 du même code) ». Ces sanctions sont accompagnées des « amendes » fixées par la loi précitée. La victime doit également saisir la justice dans un délai raisonnable, pour éviter la disparition des preuves de l’infraction. Enfin, la victime peut se constituer en partie civile pour déclencher l’action publique et prétendre à la réparation du préjudice subi et des dommages-intérêts.

 

Le Petit YEKOA

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