LE ROULEAU COMPRESSEUR DE LA JUSTICE EST...

Mardi 30.05.2017 : 10H22

Editorial de Julien BELA :

LE ROULEAU COMPRESSEUR DE LA JUSTICE EST EN MARCHE

 

Le champ d’action de la Cour Pénale Spéciale (CPS), doublée de la Cour Pénale Internationale (CPS), s’étend de 2003 à nos jours. Le Procureur de la Cour Pénale Spéciale (CPS) est à Bangui. Le rouleau compresseur de la Justice est en marche. Nul n’est au-dessus de la loi. Les groupes ont tellement tiré sur la ficelle des atrocités, des crimes, des tortures, des incendies des maisons et des villages, des destructions des structures administratives, qu’ils ont fini par exaspérer le peuple. Ils croient tout permis parce qu’ils tiennent des armes. Accords sur accords, cessez-le-feu sur cessez-le-feu, dialogues sur dialogues, fora sur fora, mais hélas, peine perdue. De Libreville à Ndjamena, de Brazzaville à Luanda, de la visite du Pape à Bangui s’adressant directement aux hommes en armes, en passant par Rome, Addis-Abeba, des Nations-Unies à New-York, en passant par la Minusca à Bangui, la plate-forme religieuse dans une croisade en diagonale à travers le monde entier, les groupes armés ne veulent guère entendre raison.

Aucune revendication politique n’est possible, après le retour du pays à l’ordre constitutionnel. Après le passage du président Tchadien, Idriss Déby-Itno à la tête de l’Union Africaine, c’est encore un de ses « doungourou » qu’il propulse à la tête de l’Union Africaine, histoire de protéger les ex-combattants Séléka dont il est le géniteur. Il n’est pas surprenant que le Tchadien à la tête de la Commission de l’Union Africaine, s’accroche griffes et ongles à l’amnistie. Combien de fois les députés ont voté des lois d’amnistie en Centrafrique ? Avec les ex-Séléka, combien d’accords, combien de cessez-le-feu, combien de fora ? Le non respect des accords est à la base de la chute du régime Bozizé. Comment les ex-Séléka, aujourd’hui FPRC, peuvent-ils fouler aux pieds tous les accords, tous les cessez-le-feu, bref, toutes ententes avec le gouvernement allant dans le sens de la paix ? Le Tchad a intérêt à privilégier le bon voisinage, que de  s’immiscer dans les crimes, jouer les commanditaires, la main noire dans l’ombre.  

Le Tchad peut armer le FPRC, tous les malfrats qu’il veut, ils vont tuer tout le monde, mais si un seul centrafricain échappe, il réclamera justice. L’implication du Tchad dans la crise centrafricaine est bien connue de tous, y compris la Communauté internationale. La CPS doit sévir, adosser à la Cour Pénale Internationale. La marche de la Société civile, le mercredi 23 mai 2017, a donné le ton. Le Tchad n’a qu’à leur accorder l’asile sur son territoire, loin de toutes les incursions en RCA. La CPS sera implacable. Les pires crimes ont eu lieu à partir de 2003 à  nos jours. La CPS fera appel à toutes les forces des pays amis épris de paix et de justice, comme les Etats-Unis, pour arrêter et traduire en justice les bouchers et les charcutiers humains.

 

Julien BELA

 

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