LE PUP, DEUX PLATEFORMES POLITIQUES, ...

Lundi 22.05.2017 : 10H38

LE PUP, DEUX PLATEFORMES POLITIQUES, DEUX PLATEFORMES DE LA SOCIETE CIVILE, ONT ANIME UNE CONFERENCE DE PRESSE SUR LA RECRUDESCENCE DE LA VIOLENCE

L’enfer de la population centrafricaine qui n’en finit pas, nous interpelle, nous politiques, a déclaré en substance, Rigobert Vondo, président du Parti de l’Unité du Peuple (PUP), malgré la volonté avérée du chef de l’Etat de conduire son peuple vers la paix. La marche des victimes (veuves et orphelins) il y a quelques jours, revêt une importance capitale. Les auteurs intellectuels de ces atrocités doivent répondre de leurs actes. La République est véritablement en danger. Il n’y a aucune place pour l’amnistie, car elle n’est pas la solution. C’est une résolution forte du Forum National de Bangui. C’est l’âme de la tradition qui s’est exprimée. Ce sont nos grands parents qui ont parlé, suite à une consultation nationale populaire à la base. Selon monsieur Imandja de l’UPPRN, l’Amnistie et la grâce présidentielle sont inscrites dans la Constitution. Il faut être jugé avant d’être amnistié ou gracié. Celui qui a commis un délit doit l’avouer, le reconnaître. C’est une question de civilisation. La RCA a touché le fond, elle doit maintenant remonter en surface. Amnistier qui ? Par rapport à quoi ? La Justice (CPS) doit faire son travail.

Intervenant à son tour sur l’amnistie, Maître Mandé Ndjapou, de la coalition pour la Cour Pénale Spéciale (CPS) a martelé, « des villages brûlés, des maisons incendiées, des carnages, des mutilations d’êtres humains, la situation est catastrophique, voire apocalyptique. TOUT LE MONDE DOIT DIRE NON A L’AMNISTIE ». C’est le Tchad qui soutient les rebelles dans cette voie de l’Amnistie. La crise centrafricaine est très profonde, mais pour des intérêts égoïstes et personnels, des aventuriers politiques veulent embraser le pays. La RCA a tout à donner, mais elle n’a aucune protection. Les rebelles tuent les éleveurs pour récupérer leurs bœufs. C’est un business très porteur. Nous mangerons à Bangui des bœufs volés. Et les peulhs étant extrêmement solidaires, ils coalisent pour se défendre. Certains se sont rapprochés de Ali Daras pour être protégés. D’autres ont acheté des armes pour résister et protéger leurs troupeaux. Nous allons organiser une « MARCHE DE PAIX ET DE SECURTE POUR SAUVER NOTRE PAYS ». La RCA est très malade. De quelle majorité parle-t-on ? Nous devons sauver notre pays en lambeaux, dialoguer avec les rebelles et surtout entre nous-mêmes. Pour Rigobert Vondo, les mêmes causes produisent les mêmes effets et l’histoire se répète en RCA.

 

Julien BELA

 

 

Le Parti saisit cette douloureuse occasion pour présenter ses condoléances les plus émues à toutes les familles éplorées (veuves, veufs et orphelins) sur tout le territoire centrafricain, et les rassure que la perte de ces êtres chers ne restera jamais impunie.

Le Parti s'incline devant les corps des braves soldats de paix de la MINUSCA tombés sur le champ d'honneur.

L'événement auquel a assisté l'opinion nationale et Internationale ce mardi 16 mai 2017, à savoir la marche d'une multitude des victimes des dernières crises en République Centrafricaine, revêt une importance vitale, et interpelle tous les pays qui payent et qui continuent d'engager des actions multiformes pour notre cher pays, au prix de leur vie.

Cette procession sous une chaleur caniculaire des veuves, veufs et orphelins effectuée en réponse à l'hécatombe du passé et surtout celle qui s'exécute en ce moment par les mercenaires de NGUENDET, MBOLI-NGOUMBA, TIANGAYE et autres, doit aussi interpeller tous les partis et associations politiques républicains, la société civile citoyenne et toutes les personnes éprises dé paix, du fait de la connivence acteurs de cette tragédie, et de l'atrocité -du mode opératoire des exécuteurs. L'histoire semble se répéter, n'est-ce pas ?

En effet, comment comprendre que l'on puisse se mettre à massacrer tout un peuple au seul motif qu'on n'a pas pu obtenir le poste convoité ? Comment comprendre que « la politique de Rupture et la Transparence », épine dorsale de la gouvernance de son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l'Etat, qui commence à impacter qualitativement et quantitativement la vie du peuple centrafricain, puisse justifier un complot en cours pour son assassinat ? Comment comprendre Que la vigilance et l'esprit de sacrifice du Premier Ministre et de son Gouvernement puissent sous-tendre les motifs d'une prétendue mention de censure en préparation ?

Comment comprendre que les auteurs intellectuels de toutes les affres de notre pays qui ont donné de la ciguë au peuple centrafricain pendant la transition, avec des stigmates encore vivaces, peuvent-ils oser parler de la transition à ce même peuple ?

Comment expliquer la concomitance du massacre qui s'opère dans nos provinces et les « congres » qui se tiennent à Bangui ?

Comment comprendre, enfin ses levées des boucliers tous azimuts, au moment même ou les contours de la cour pénale spéciale se dessinent très clairement ?

Oui, le peuple souverain doit connaître la vérité, toute la vérité et rien que la vérité !

La vérité, est que l'assassinat du Président de la République est programmé par ces assoiffés de pouvoirs et leurs acolytes qui se cachent derrière leurs petits doigts !

La vérité est que le nombre des veuves, veufs et orphelins va continuer à s'accroitre exponentiellement par le fait de ces comploteurs !

La vérité est que par la volonté luciférique   de ceux-là, nous nous acheminons inexorablement vers un génocide, si nous ne prenons garde !

C'est pourquoi, le Parti de l'Unité du Peuple (PUP), en appelle à :

· La mobilisation du peuple centrafricain pour barrer la route par tous les moyens, je dis bien par tous les moyens, à ces criminels à col blanc qui déambulent sans être inquiétés ; mais pour combien de temps encore

· La MINUSCA d'utiliser tous les moyens à sa disposition pour sauver la République qui est éminemment menacée dans     son intégrité institutionnelle et son intégralité territoriale;

· La mobilisation des partis et associations politiques, la société civile et toutes les autres associations à s'organiser pour sauver la République qui est en danger, car la menace est réelle et imminente ;

En tout état de cause, le Parti de l'Unité du Peuple rassure les victimes que la Cour Pénale

Spéciale qui est en marche sévira contre leurs bourreaux qui s'agitent. N'est ce pas que la peur est entrain de changer de camp et que l'heure de la justice à sonné ? Wait and see !

Que Dieu protège la République Centrafricaine, pour   que le Président de la République préside et que le Gouvernement gouverne pour la sécurité et la paix en Centrafrique !

 

Fait à Bangui, le 17 mai 2017

 

LE PRESIDENT DU P.U.P

Rigobert VONDO

 

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